jeudi 16 juin 2022

Catalogue sur Helychrisum, 3ème et dernière partie.

 

Partie 3

Voici la fin de cet inventaire! 

Des diptères, de la famille des Bombyles

Le plus étonnant, un Bombyle qui ne ressemble pas à ce que l’on est habitué : il n’est pas velu, il mesure près de 15mm et porte un nom qui se retient : Lomatia Belzebul (ou même Belzebuth). Sauf que l’on ne peut pas , sur photo être certain que c’est bien car il ne saurait se différencier de Lomatia  Tyziphone dont je n’ai pas trouvé de photo !C'est un grand Diptère de près de 15mm.



Plus classique : Exoproposa jacchus, appelé Bombyle chamarré, beaucoup plus petit.



Plus amusant : la Tachinaire coccinelle  qui parasite les punaises pentatomides (Gymnosoma rotundatum).



Une autre  « mouche » Famille des Sarcophagide, elle fait partie de ces familles qui me restent à étudier, ...un jour! 



Des papillons

Le cuivré commun,Lycanea phlaeas

Toujours aussi beau à observer




Et voici un inconnu total, il est tout petit la longueur de ses ailes doit faire 1 cm , s'il vous inspire, n'hésitez pas, ..





Des punaises au stade larvaire

Voici  Himacerus mirmicoides, pour le connaitre un peu mieux, c'est ici



Petite pentatomide, sans doute Peribalus sp.



Des punaises  adultes

Une miride joliment verte.



Un couple inséparable de Rhopalidae  


 

Dereacoris schach, très présente dans différents endroits du jardin.



 C'est ainsi que se termine cet inventaire, en n'oubliant pas les "fourmis", toutes petites, moyennes ou grandes qui toujours pas identifiées forment encore un monde à part dans ce vaste domaine de l'entomologie amateur! 

vendredi 10 juin 2022

Catalogue sur Helychrisum stoechas partie 2

 Voici une autre partie consacrée aux nombreux visiteurs de cette plante!

Une série de coléoptères pour commencer

Le plus connu : Oedemera nobilis, un mâle avec ses fémurs bien renflés. Ils étaient plusieurs et présents quasiment toute la journée. J'ai vu aussi des femelles.



Stenopterus rufus, un Cerambycidae bien reconnaissable avec ses élytres rétrécis latéralement et ses belles pattes arrières rouges.



Un cercope sans doute Issus coleoptratus que l'on peut voir en détail ici



Deux dermestes :Anthrenus angustefasciatus le plus petit des deux .



On s’en rend bien compte lorsqu’il est avec Stenopterus rufus



Le second dermeste  Attagenus trifasciatus



Deux réduves:une rouge: Rhinocoris iracundus, la plus fréquente dans le jardin



La noire, une autre espèce étudiée ici qui se reconnait à ses bosses sur le pronotum Sphedanolestes sanguineus



 Et voici d'autres prédateurs bien plus discrets : un couple d’araignée bien dissemblable des Misumena vatia, d’abord madame bien dissimulée  avec cette couleur, c’est vraiment en bougeant les fleurs que je l’ai vue.



Monsieur quant à lui avec ses deux premières paires de pattes bien grandes est plus visible.



 Et pour clore cette partie, un joli bébé sauterelle , Phaneroptera Nana très présente dans le jardin.



Regardez la longueur de ses antennes! Je la trouve toujours belle!

mardi 7 juin 2022

Catalogue sur Helichrysum stoechas

 


Encore appelé herbe à curry ou  immortelle des dunes, quelques pieds, placés près de l’entrée de la cour, sont actuellement en fleurs. Ces fleurs agréablement parfumées, pour moi, une douce odeur de miel, attirent  un grand nombre de butineurs. Je suis vraiment étonnée de cette grande diversité.

J’y suis allée pour observer des abeilles à langue courte qui se régalent sur ces fleurs très peu profondes, les Colletes.

Partie 1 : les hyménoptères

Parmi les hyménoptères, honneur aux Colletes qui sont à l’origine de ces observations, beaucoup de femelles, poursuivies par autant de mâles.

Une jolie Colletes femelle.

Un mâle Colletes avec ses 13 articles aux antennes.


Ici un Sphecodes probablement albilabris. Les Sphecodes sont des abeilles cleptoparasites



Un Ichneumon que je vois aussi en été sur les fleurs du fenouil.



Une guêpe potière,une Eumenes





Une autre petite guêpe, non identifiée.



Une femelle Halicte bien plus grande que les autres abeilles, probablement Halictus quadricinctus.



Ici la très jolie Halictus subauratus ( pour en savoir plus, c'est ici)



Une minuscule abeille environ 5-6 mm qui récolte activement du pollen bien jaune sur sa brosse ventrale.



Apis mellifera, je n’en ai vu qu’un exemplaire


En fin d’après- midi voilà un Cerceris qui vient butiner. Cette petite abeille nourrit ses larves avec d’autres hyménoptères, des petites  Halictes par exemple.



jeudi 26 mai 2022

Araniella cucurbitina : un mâle aux poings impressionnants!

 

Z’avez vu mes poings ! Vous approchez pas !! 

Un joli mâle Araniella cucurbitina qui s'est invité dans ma cuisine*

Pas de crainte, ce fanfaron ne peut vous faire aucun mal : il ne mesure que 4mm. C’est un pitchou ! 


Détail des pédipalpes du mâle*

C’est une des plus petites araignées tisseuses de toile ! Je la trouve souvent dans le fond du jardin près des rosiers ou de l’arbre de Judée. Sa toile ne dépasse pas 10 cm.

Les pédipalpes du mâle sont hypertrophiés car ils contiennent les organes reproducteurs.

Araniella cucurbitina est aussi appelée Epeire concombre, à cause sans doute de la jolie couleur  verte de son abdomen.

De belles couleurs pour cette petite araignée*


En y regardant de près, on observe des points noirs de part et d’autre de son abdomen : 4 pour notre sujet, ce qui en fait une Epeire concombre(3 pour l’Epeire dépliée, 2 pour l’alpine et 0 pour l’anodine)**

** La Hulotte numéro 73 : le petit guide des araignées à toiles géométriques

Mais notre petit mâle se distingue aussi par ses jolies pattes rayées d’un rouge lumineux se terminant par du jaune verdâtre près du corps.

Le céphalothorax est cerclé d’une bande sombre lui faisant une couronne s’arrêtant pour mettre en valeur ses jolis yeux noirs

Un céphalothorax(ensemble de la tête et du thorax) bordé de noir*


En faisant des recherches pour confirmer l’identité de mon sujet le doute s’est instillé dans mes certitudes. A. cucurbitina est très proche de A. opisthographa, les deux espèces ne sont séparées que depuis 1982, voire 2000 pour un autre auteur

Première étape : dans l’ouvrage en allemand :Kosmos Atlas Spinnetiere Europas  Heiko Bellmann,     il est noté que l’abdomen   avec 5 points , c’est A . opisthographa . mais je n’en vois que 4 ! 

Détail des épines du fémur de la première paire de pattes*


 De là et  quelques recherches plus loin j’arrive sur ce document en espagnol. Le seul détail qu’il me semble bien voir concerne le fémur de la patte1.

La différence entre  A.cucurbitina et A.opisthographa: chez le premier on compte 4 épines sur la face ventrale du fémur 1, chez le second 6 épines.

Sur mes photos je vois 4 épines sur ce fameux fémur, j’en resterais donc à A. cucurbitina.

Araniella cucurbitina!*




Ces petites araignées sont présentes dans les jardins entre le mois de mai et août. Regardez les sur leurs petites toiles, elles sont bien jolies ! 


Ici vous trouverez une série de photos présentant Araniella opisthographa

*Photos grossies 3 fois.

mercredi 11 mai 2022

Deux heures avec une maçonne :Osmie bicornis scelle minutieusement son nid !

 

En allant sur la terrasse j’ai vu arriver une petite abeille au-dessus d’un des tubes de bambou qui restent  dans un pot avec d’autres tiges. Elles sont destinées à accueillir qui veut bien y installer sa progéniture. Et cela varie selon les années : voir ici 

 

Voici le cadre du travail de notre "maçonne"!

 

J’ai essayé de saisir en photo la petite industrieuse mais elle plongeait tellement vite à l’intérieur du tube que je ne voyais que l’apex de son abdomen : un peu maigre pour y mettre un nom.

Avec l'apex de son abdomen recouvert de poils noir et sa jolie pilosité claire sur le thorax c'est Osmie bicornis 


Le jour suivant j’ai vu à l’intérieur du tube, environ à 1cm du bord un début de cloison en terre. Notre petite abeille en était à la finition, il fallait bien fermer ce tube pour que sa progéniture soit bien à l’abri, empêchant les intrus d’y pénétrer.

Arrivée avec la boule de boue coincée entre les mandibules


 Et là j’ai passé 2 heures à la surveiller à essayer de saisir sa tête . Grâce à la vue de ses ailes, ( 2 cellules cubitales) et son aspect général  j’avais en face de moi une Osmie.

Au travail!


 Parmi celles qui fréquentent le jardin il y a l’Osmie cornue et l’O. bicornis. Les derniers tergites noirs nous donnent la clé : Osmie bicornis.

Une belle quantité de boue pour compléter l'ouvrage


L’abeille est allée chercher une boule de boue , je ne sais où, mais pas loin de terrasse.Et hop, sans attendre elle se met à l’ouvrage : de l’extérieur vers le centre. L’opercule est minutieusement soudé à la tige et bien lissé.

Madame bicornis avec ses petites cornes sur la face

Après chaque séance de construction elle repart les mandibules bien propres débarrassées de toute trace de boue!

Je repars bien proprette pour chercher le chargement suivant


 Ce n’est que lorsque l'opercule  a été bien  lisse et étanche qu’elle s’est mise à apporter du mortier plus grossier qu’elle a posé sur la cloison et là, les paquets sont entassées  les uns à côté des autres sans lissage de finition.

Voilà , nous y sommes, le dessus n'a pas besoin d'être lisse! 

Une dernière vérification en faisant le tour de la tige et hop je m’envole satisfaite du travail fait ! Bravo madame, vos descendants sont à l’abri !