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mercredi 7 décembre 2011

Etourneau sansonnet(Sturnus vulgaris) , de part et d'autre de l'Atlantique.


    Nous voyons régulièrement à la fin  de l’automne des oiseaux qui viennent passer la mauvaise saison dans notre belle Provence. Les étourneaux sont les premiers à prendre leurs quartiers d’hiver chez nous. Ils n’ont pas bonne réputation. Ils sont nombreux, bruyants et laissent de mauvais souvenirs sur les voitures et autres lieux qu’ils souillent de leurs déjections.
Cette année je les ai vus ailleurs que dans le jardin.
En été,  pas d’étourneau dans mon jardin .Mais au jardin botanique de Montréal.
C'est un oiseau que l'on rencontre presque sur tous les continents.
Un étourneau juvénile réclame à manger!
   J’ai eu le plaisir de voir une jolie scène de nourrissage dans la famille étourneau. Un jeune déjà bien emplumé au début du mois de juin, poursuivait inlassablement un adulte sans le lâcher d’un pas, ouvrant grand son bec.Le message était clair.
L'insistance est payante: un petit insecte pour satisfaire junior

 Finalement il aura droit à un petit repas ! Sans doute déjà assez grand pour chercher de quoi se nourrir, l’adulte s’éloignera ensuite et le jeune ira son chemin ! Cela se passe souvent ainsi lorsque les oisillons quittent le nid, les parents restent à proximité et les nourrissent encore pour les aider à faire la transition.
"Bon à toi de te débrouiller, je m'en vais me chercher à manger! "

On voit bien la différence du plumage entre l’adulte avec ses couleurs chatoyantes et le jeune bien plus terne.
Dans le plaqueminier, l'étourneau sansonnet se dore au soleil, les yeux fermés.

Ce sont ces couleurs que j’aime fixer sur le capteur. Chaque automne,dans mon jardin,les kakis ( fruits du plaqueminier ) mûrissent . J’ai cueilli et mis à l’abri ceux des branches basses, mais je laisse les fruits les plus inaccessibles pour les oiseaux. Et les étourneaux, oiseaux au régime varié, ne manquent pas de s’inviter au festin.
Les kakis sont mûrs, mais çà colle!

Il faut d’abord s’assurer que la voie est libre, souvent se faire une place en chassant un congénère attablé. La chair du kaki est très sucrée et collante. Il faut alors se nettoyer le  bec.
Etourneau sansonnet  contemplant le kaki!

Bientôt il ne restera rien sur le plaqueminier du jardin mais dans la région il y a encore beaucoup d’arbres aux variétés anciennes moins consommées et souvent pas récoltées. De quoi rassasier ces petits voraces.
Etourneau sansonnet sur "son "kaki!!

lundi 13 décembre 2010

Etourneau sansonnet : des kakis méditerranéens aux insectes écossais.

L’autre jour je vous ai parlé de la Fauvette à tête noire qui garde jalousement le plaqueminier pour préserver sa réserve de gourmandise : les kakis.




Impuissante, la Fauvette subit la présence des étourneaux , mais ne quitte pas pour autant son trésor.

Eh, bien je peux vous dire que parfois elle me fait mal au cœur. Imaginez-vous qu’elle est bien impuissante devant des voleurs de fruits bien plus forts qu’elle.
La voilà contrainte de supporter ces gros gourmands que sont les étourneaux. Venus des régions nordiques vers la mi-octobre des nuées d’étourneaux survolent parfois les environs. Et ils sont bruyants, on ne s’entend plus causer quand ils sont installés dans le chêne.




Les étourneaux, des hivernants venus du Nord de l'Europe, se gavent des fruits restés sur les arbres.


Certains ont pris goût à ces fruits qui ne poussent pas dans leur région d’origine. Ils viennent ainsi à deux ou à trois et se régalent de ces fruits murs et collants. Tellement collants qu’ils doivent ensuite se nettoyer le bec sur les branches. Tout cela sous les yeux impuissants de Madame Fauvette la propriétaire du plaqueminier !




C'est bon, très bon, semble-t-il nous dire.
-Et où ces oiseaux bavards passent-ils donc l’été me demande ma cousine la grande Mésange charbonnière.
-Oh là tu m’en demandes trop, moi je ne voyage pas, je me sens bien dans ce petit coin, à proximité immédiate du Jardin de Lucie. Tu, tu sais quoi, je vais demander à Lucie.
-Bien miss Parus, je vais te l’expliquer. Les bruyants étourneaux qui se promènent par ici , nous viennent de loin , d’Europe de l’Est, d’Allemagne, de la lointaine Pologne ou plus encore des contrées du Nord là- bas près de la Russie.
-Et que faisaient-ils là- bas ?



Dans le Nord de l'Ecosse, au mois de juin , l'étourneau ravitaille ses petits .

-Eh bien comme toi ici, ils s’occupaient de leurs petits
Voilà ce que j’ai vu lorsque je suis allée au mois de juin dans une de ces contrés nordiques : les îles Shetland, au Nord de l’Ecosse.
Là-bas, les étourneaux qui ont passé leurs vacances d’hiver dans le Sud Ouest de la France font leurs nids et élèvent leurs petits. Les habitants sont si contents de les voir qu’ils leur mettent plein de mangeoires et de nourriture.



Brr, le vent souffle et il ne fait pas chaud, là dans le Nord!

Mais pour faire grandir les oisillons bien vite, il leur faut de la bonne viande. C’est ainsi que les étourneaux chassent les insectes, chenilles et autres larves pour nourrir leurs petits.
J’en ai même vu un qui a attrapé cette drôle de limace en bord de mer. Bien que je l’ai observé longuement, le malin n’a jamais voulu me montrer où il allait avec cette belle ration de viande.




Une belle grosse limace pour les petits bien cachés au nid.

-Ta curiosité est-elle satisfaite, Miss Parus ?
-Si je comprends bien les étourneaux ont beaucoup de travail pour nourrir leurs oisillons, tout comme moi !!Oh la la, heureusement que maintenant c’est plus facile, je reprends des forces. Et en plus , il faut qu’ils voyagent depuis si loin parce que chez eux il n’y a plus rien à manger et il fait très froid.
Oh la la , cela me donne beaucoup à réfléchir.

Bon, Miss Parus étant toujours perdue dans ses réflexions, je termine cet article à sa place en souhaitant que tous ces grands voyageurs trouvent chez nous de quoi passer un bon hiver.

jeudi 10 décembre 2009

Les oiseaux sont de retour au jardin : chardonneret élégant, étourneau sansonnet, fauvette à tête noire sont les vedettes du jour!

Avec la disparition progressive des insectes au jardin, les sujets de photographie changent
Bien sûr il nous reste quelques vulcains, quelques criquets pansus, des mouches, des abeilles et des bourdons, des araignées sous les feuilles, mais les belles sauterelles, les papillons colorés ont fini leur vie ! Il faudra attendre le printemps pour trouver leur descendance et faire avec eux une nouvelle saison afin d’en savoir un peu plus sur leur mode de vie !

Les oiseaux qui pendant l’été ont profité d’une nourriture variée en consommant certains de ces insectes se trouvent maintenant devenus par nécessité végétariens ! Il existe beaucoup de graines à disposition de nos amis ailés ! Mais petit à petit la ressource s’épuise et c’est alors que nos graines et boules de graisse constituent une aide précieuse !
J’ai commencé à mettre en place quelques points de nourrissage. Ce n’est pas l’affluence encore !


En équilibre sur la tige de laiteron aux fleurs succulentes, dégustant les petites graines, le chardonneret élégant n'en surveille pas moins ce qui se passe autour de lui!

Mais j’ai ainsi pu observer comment un jardin avec des mauvaises herbes est bien utile !
Les chardonnerets sont présents toute l’année et sont les plus colorés des oiseaux ! Leur chant leur vaut aussi de se retrouver en cage ! Moi je préfère de loin les voir voler et causer en famille !
Les mauvaises herbes, disais -je ! Eh bien les chardonnerets aiment beaucoup les toutes petites graines se trouvant à la base des fleurs de laiterons, pissenlits ou chardons ! Ils viennent ainsi « plumer » la fleur et se régalent !
Ce serait bien dommage de les priver de cette friandise en se fatigant à nettoyer la pelouse de ces indésirables ! Et de plus quel beau spectacle que de voir ces chardonnerets !


"Bon, je prends la pose spécialement pour la photo! Eh oui j'ai été bagué, mais où je ne m'en souviens pas!"

C’est ainsi que j’ai observé cet oiseau bagué ! Cela signifie qu’il n’est pas né dans les parages ! J’avais observé la famille qui vivait à proximité du jardin et elle avait élevé au moins 4 petits qui se promenaient d’arbustes en arbustes !
Parmi les locataires hivernaux, il y a toujours les étourneaux ! Ils sont arrivés en nombre fin octobre ! Leur vol très bruyant ne passe pas inaperçu.
D’après les couloirs de migrations, mes locataires diurnes, viennent probablement d’Europe de l’Est ! J’avais d’ailleurs observé la concommitence d’une arrivée massive avec la première vague de froid signalée en Pologne !
Locataires diurnes seulement, ils volent d’arbre en arbre et parfois s’abattent sur la pelouse qu’ils sondent patiemment ! Vous savez, on dit que pour aérer la pelouse, il faut y marcher avec des semelles à clous, eh bien ici, les étourneaux font ce travail très consciencieusement Merci à eux !


"Ce kaki succulent n'attend que moi, je ne le perds pas de vue"

La nuit ils s’en vont vers la chaleur des villes et de la Côte ! Les Niçois ne sont pas toujours contents de leur passage !
Ici, ils ont trouvé le dernier kaki en haut du plaqueminier, la part des oiseaux Et c’est apprécié !
En plumage d'automne,les plumes sont ourlées de blanc et de chamois, donnant à l'oiseau un plumage tacheté, mâles et femelles se ressemblent.

"Ouf, j'y suis, qu'on ne vienne pas me déranger!!!"

La fauvette à tête noire, essentiellement frugivore, essaie aussi d’y prélever sa part !


"Oh que cela a l'air bon , je profite du départ de ces braillards d'étourneaux pour en prélever ma part!"

La gent aillée a fait passer le message « piou piou, c’est ouvert, les graines sont là, piou piou, Lucie mets des graines tous les matins !!! »
Et c’est ainsi que je vais avoir le plaisir d’observer avec davantage de proximité ces petits chanteurs qui m’accompagnent au jardin ! Je me réjouis de leur présence !

dimanche 11 janvier 2009

Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)

L'étourneau sansonnet est un migrateur et vit en grands groupes.
A l'automne, un beau matin , un groupe bruyant d'oiseaux noirs s'abat sur le grand chêne , au fond du jardin. De là, ils s'en vont sur les pins, le cèdre du voisinage. Et soudain, dans un bruissement d'ailes gigantesque , le groupe fait 50 mètres et se repose plus loin!

Que viennent ils faire dans nos jardins? Pardi ! Manger!C'est un omnivore. Tant que les arbres lui procurent de quoi se satisfaire, ils consomment fruits , baies, insectes.


L'hiver venu et la récolte sur les arbres étant insuffisante , ils descendent au sol. Je me suis souvent posée la question de savoir ce qu'il y faisait! Le bec très pointu sonde le sol! Hier j'en ai vu un déloger un escargot de sa coquille pourtant bien fermée!

Leur plumage superbement moucheté brille de reflets métalliques verts et bleus. Mâle et femelle se ressemblent.


En voici un qui avait cueilli une olive à 15 mètres de là et s'est installé sur un conifère pour tenter de l'avaler! Mais ayant les yeux plus gros que le bec...ce fut un échec!
 
Les visiteurs hivernaux ne dorment pas dans l'arrière pays , mais snobs comme il n'est pas permis, descendent dormir sur la Côte! Au grand dam des résidents !Voici une installation au crépuscule dans un endroit moins habité !



De temps en temps , tous les convives du jardin s'envolent !Pourtant rien ne bouge dans l'environnement immédiat du point d'observation!
Si, un visiteur silencieux et très intéressé est apparu au bout du sentier! Moi je ne vois rien , mais les oiseaux ont aperçu l'indésirable!



Bon dimanche!