dimanche 29 mars 2020

Bon dimanche de printemps!


Trouvée au milieu de ma prairie fleurie cette petite "danseuse" m'a intriguée! D' venait-elle ?



Un peu plus loin voici ces petits lutins, ce sont eux les "ancêtres" de notre danseuse! 



La clé du mystère: un petit lutin avec sa grande sœur!




C'est elle qui nous a fait rêver:l'Eschscholzia ou Pavot de Californie.
Ces quelques images pour mettre de la couleur dans ce dimanche de printemps si particulier.

jeudi 19 mars 2020

En regardant par la fenêtre.



Parfois la vie vous offre de petits moments surprenants.
En ce temps de confinement si l’on ne peut  pas aller dans la nature, la nature vient à vous !
Le regard scrutateur le Faucon crécerelle observe son environnement

Vers 11h ce matin, assise à mon bureau je jette un œil vers le grand cèdre du voisin qui est dans mon champ de vision. Je regarde les oiseaux qui se posent dans les branches les plus hautes, souvent des tourterelles turques, parfois des pigeons ramiers en ce moment souvent des corneilles qui chassent les pies.
La silhouette que je vois alors m’intrigue et je jette un coup d’œil avec les jumelles : un faucon. Je commence par sortir mon petit bridge, histoire d’avoir une photo rapide pour pouvoir identifier mieux l’oiseau.
Un petit Pinson s'envole , on ne sait jamais, , ce Faucon crécerelle prend de petites proies

 Puis ayant 3 ou 4 clichés et comme l’oiseau est toujours là , je monte le 100-400mm sur mon reflex, l’oiseau a fait un plongeon vers le sol . Je le perds de vue.
Bien plus loin , l'oiseau regarde sa proie

Et depuis la terrasse je le revois posé plus loin .  Je ne vois pas grand-chose.
Lorsqu’il s’envole je vois la raison de son plongeon, il a attrapé un lézard.
Maintenant il faut trouver un endroit pour manger...tranquillement.

 Il s’envolera encore bien plus loin pour le manger tranquillement sans doute.
Petite précision, ce Faucon crécerelle sans doute une femelle ou un juvénile, est présent toute l'année chez nous. 
 Désolée pour la piètre qualité des images, je voulais simplement partager ce moment avec ceux dont la vue est moins champêtre.Mais en ville aussi les oiseaux  sont en train de revenir, ils n'ont pas lu le décret de confinement! 

jeudi 12 mars 2020

Onthophagus vacca mâle, un coléo à la tête ornée!


Comme souvent, il s’agit d’un  «  sauvé des eaux », c’est-à-dire qu’il a été repêché à la surface de la piscine.
Onthophagus vacca mâle

Il s’agit d’un Onthophagus ressemblant à celui déjà étudié précédemment ici : Onthophagus coenobita. Il mesure environ 1cm.
Mais la couleur sombre de son pronotum m’a vite indiqué qu’il pouvait s’agir d’une autre espèce. Et c’est avec la même clé déjà utilisée que son identification sera facile :
Les  Onthophagini de France (Coleoptera, Scarabaeoidea) par Roger COSTESSÈQUE * et Serge PESLIER **
R.A.R.E., T. XIV (2), 2005 : 39 – 53.
Onthophagus vacca mâle, il a sorti une aile dans une drôle de position

  •   les élytres sont testacées avec des taches noires
  • les cotés antérieurs du pronotum ne sont pas sinués
Onthophagus vacca mâle, l'angle avant du pronotum n'est pas sinué*


  • les taches élytrales sont éparses et non symétriques
  • la ponctuation du pronotum est granuleuse
Onthophagus vacca mâle,un pronotum bien granuleux*


  • il n’y a pas de tache noire à la base de la 5eme strie élytrale
Onthophagus vacca mâle,base de la 5 ème strie sans tache noire*


  • vertex en haute lame étirée en pointe couchée en arrière quand il s’agit d’un mâle.
  • Comme la nature a le souci du détail , vous remarquerez que la belle orne- mentation du mâle peut se loger dans le creux prévu sur l'avant du pronotum lorsque l'insecte incline la tête vers l'arrière.
Onthophagus vacca mâle,la belle ornementation du vertex qui désigne le mâle*


Notre Onthophagus porte le petit nom de « vacca », c’est-à-dire Onthophage des vaches. Il creuse des galeries ramifiées  profonde de 5 à 15 cm, où il enfouit des boulettes d’excréments ovins mesurant  1 à 1,5 cm.Il est très commun en Europe occidentale sauf au Royaume Uni et dans les pays scandinaves.. C’est un excellent recycleur des déjections des troupeaux.
Mais  la surprise vient de sa présence dans mon jardin , en zone périurbaine où les vaches et les moutons sont absents !

Onthophagus vacca mâle,l'instinct du fouisseur

Pour faire patienter et occuper mes sujets je pose souvent soit une fleur soit comme ici une boulette de terre et notre terrassier a suivi son instinct : c'est par dessous qu'il faut aller voir( alors tout ce qui vole grimpe en hauteur!)
* Images grossies 2 à 3 fois

samedi 29 février 2020

Oedemera flavipes, un mâle presque unicolore



Tous les mois de juin , nous nous croisons dans le jardin.
En regardant mes images sur plusieurs années, je me rends compte que n’y figurent pas de femelles. Sans doute présentes, elles sont plus difficiles à déterminer que les mâles.
Oedemera flavipes mâle sur une corolle de liseron.

Les Oedemères appartiennent à la grande famille des coléoptères mais elles sont surtout reconnaissables à leurs couleurs brillantes, vertes, cuivrées ou plus sombres. Les mâles se différencient avec leurs cuisses postérieures impressionnantes.
Ensuite il s’agit d’observer quelques détails qui nous permettent de les séparer entre différentes espèces présentes sur nos territoires.Ici, la taille  de notre sujet est comprise entre 6 et 9 mm.
Je me suis servie de cette clé en allemand, une aide précieuse!

Oedemera flavipes mâle, la nervure latérale ne fusionne pas avec le bord de l'élytre

Je vais suivre les différentes étapes proposées pour arriver à l’espèce.
  •          La nervure latérale court tout le long de la partie externe de l’élytre sans fusionner avec elle.
  •           Les pattes postérieures entièrement sombres
  •          Tête, pronotum, élytres de la même couleur
    Oedemera flavipes mâle, coloration des pattes avant à observer.*

  •          Tibias antérieurs au moins partiellement jaunes ou bruns
  •          Antennes rétrécies à partir de leur  milieu.
  •         Tête en avant des yeux plus longue que large ; pattes  avant orange ou marron
    Oedemera flavipes: détail de la coloration des palpes et des antennes*

·                Et maintenant une description complète : 



    Elytres fortement rétrécis vers l’arrière, bords internes des yeux parallèles, insecte  monochrome vert cuivré ou bronze avec seulement le dessous des antennes à la base, les palpes mandibulaires, les tibias jaunes .La base des fémurs et l’extrémité des tarses sombres pour les pattes antérieures.
Oedemera flavipes: détail du pronotum*

    Pronotum avec une faible carène, légère dépression de parte et d’autre ainsi qu’à la base, faiblement ponctué. Elytres recouverts d’une fine pubescence couchée.

Répandu de Europe, moyenne, du sud et de l’ouest.

Oedemera flavipes , mâle , vue dorsale
* Images grossies 3 fois

Rappel  sur d'autres Oedemères:
-le plus répandu: Oedemera nobilis, puisque je le vois presque sur toutes les fleurs du jardin .


jeudi 20 février 2020

Onthophagus coenobita, une femelle à la robe cuivrée


Voici un petit coléoptère (6 mm)qui s'est promené à découvert dans le jardin au début du mois d'avril de l'an passé. Avec ses pattes antérieures bien développées je cherche parmi les scarabées, qui sont bien  nombreux !
Je vais me servir de documents tous disponibles sur le web .
Onthophagus coenobita, vue dorsale, elle permet de voir la forme générale de l'insecte et l'importance relative des différentes parties;on voit ici que le pygidium (partie terminale de l'abdomen) n'est pas recouvert par les élytres)

Première étape
 L'outil : la clé de détermination des Coléoptères Lucanides et Scarabéides de Vendée et de l’Ouest de la France de Stéphane CHARRIER.
  • 1. Antenne avec la massue en forme de lamelles = SCARABAEOIDEA ( super famille)
  • 2. Face ventrale à 6 segments visibles (difficile à toujours compter mais l’autre alternative est de 5 segments avec des dessus sculptés ou rugueux.)
  • 3. Clypeus recouvrant les mandibules, ne les laissant pas voir( voir sur la photo du détail de la tête 3)
  • 4. Tibias postérieurs avec un seul éperon terminal. Écusson absent. Pygidium toujours découvert = SCARABAEIDAE(famille) Ceci bien visible sur la première photo
Onthophagus coenobita,les détails à voir

  • 5. Tibias médians avec 2 épines terminales.
  • 6. Élytres à 8 stries. Taille plus petite (4-12 mm)( l’autre alternative taille plus de 12 mm)
  • 7. Ecusson invisible
Onthophagus coenobita,bord terminal du tibia antérieur. Remarquez la "petitesse " des tarses et la finesse des ongles 

  • 8. Bord terminal des tibias antérieurs oblique et dirigé plus ou moins vers l’avant.
  • 9. Élytres fauves avec des taches noires, ou inversement
  • 10. Côtés du pronotum sinués ou fortement épaissis un peu avant les angles antérieur
Onthophagus coenobita,profil qui permet de voir les bords latéraux du pronotum et des élytres ainsi que les épines des tibias.

  • 11. Epipleures (bords des élytres) entièrement fauves. Pronotum en général avec un fort reflet cuivreux. Taches brunâtres des élytres peu nombreuses = Onthophagus  coenobita.

Deuxième façon de procéder 
En partant de la clé de détermination illustrée de la tribu des Onthophagini de France(Coleoptera, Scarabaeoidea) par Roger COSTESSÈQUE  et Serge PESLIER 
R.A.R.E., T. XIV (2), 2005 : 39 – 53.
Les Othonphagini se reconnaissent à la présence de 2 carènes sur la tête :
  • -une sur le front 2 Cette carène est absente chez le mâle d'O. coenobita
  • -une sur le vertex (partie arrière de la tête)1

Onthonphagus coenobita, détails de la tête.

Ensuite cette clé est faite avec des photos et le classement est assez simple.
  • On part de la couleur des élytres : ici ce sont des élytres testacées avec des taches noires
  • Ensuite on observe la couleur des épipleures des élytres (Rebord externe des élytres), ici il est de couleur jaune sans tache noire.

Onthophagus coenobita, vue latérale avec des épipleures testacés

  • De plus la couleur très cuivrée du pronotum est un indicateur sûr.



Cela confirme donc la précédente identification.
Onthophagus coenobita,une femelle, on voit dans la partie avant du pronotum une petite excroissance qui caractérise la femelle..

Ensuite pour avoir une idée de l’endroit où vit ce coléoptère il faut consulter  par exemple Coléoptères scarabéides par R. Paulian.(Faune de France 38).
L'insecte vit dans toute la France et même l'Europe, mais il serait assez rare et chercherait particulièrement les excréments humains. Ceci expliquant cela . Il ne faut pas oublier que tous les insectes de cette famille sont des recycleurs de crottes ,  certains plus spécialisés que d'autres !