vendredi 18 avril 2014

Baris analis, un petit charançon sur Pulicaire dysentérique


Les charançons sont les coléoptères parmi les plus nombreux, c’est dire s’il en existe de toutes les tailles et couleurs. Les plus gros sont bien sûr les plus ravageurs et ceux qui s’attaquent aux cultures sont les mieux connus et étudiés.

Mais il en existe de bien nombreux qui passent inaperçus pour beaucoup d’entre nous : ils sont petits, vivent sur des plantes qui nous intéressent beaucoup moins et mènent une vie très discrète.

Parmi ceux-là, de temps en temps, une rencontre fortuite dans le jardin permet de s’y intéresser un peu.

Baris analis, petit charançon de 3,5mm


Celui-ci Baris analis en fait partie. S’il n’était tombé inopinément sur une feuille du lilas que j’inspectais je ne l’aurais jamais croisé. Il vit en effet sur une plante que l’on ne mange pas, dont les fleurs sauvages sont certes très belles mais ne décorent pas les parterres des parcs : la Pulicaire dysentérique. Je l’aime beaucoup, elle s’est installée dans un coin du jardin. Pour une belle présentation rien de mieux que visiter cette page.

 
Voyons maintenant à quoi ressemble ce petit charançon qui mesure 3,5mm !
Heureusement je dispose d’un ouvrage* qui décrit cet insecte et je vais essayer d’illustrer le travail minutieux qu’en ont fait les différents descripteurs à partir du XVIII ème siècle.

 

« Oblong, peu convexe, noir, assez brillant; les élytres glabres, avec leur tiers ou leur moitié postérieur d'un rouge de sang; pattes et antennes brunes ou noires »
C'est ce que nous montre la photo du début de l'article.

 

« Rostre arqué, finement et densément ponctué , un peu renflé en dessous au niveau de l'insertion antennaire, la tête finement ponctuée »

Baris analis: différences de ponctuation entre rostre et tête **


 

« Funicule des antennes à 1 er article égal aux deux suivants réunis, le dernier transversal et distinct de la massue ».

Baris analis: l'antenne articulée des charançons se terminent par une massue**


 Transversal signifie plus large que long, sur cette photo et celle du dessous annotée on peut aussi voir le léger renflement du rostre au niveau de l’insertion des antennes. On voit aussi qu’elles sont insérées très en avant du rostre .On comprendra ensuite l’intérêt du scrobe lorsque l’on voit l’insecte se nourrir.

Détail de l'antenne: 1 le premier segment qui est aussi long que le second et le troisième réunis.
La flèche montre le dernier article**


« Prothorax aussi long que large, ses côtés droits et légèrement convergents,en avant jusqu'au tiers antérieur où ils sont brusquement bien que faiblement resserrés vers le sommet, la ponctuation discale assez forte, profonde, très serrée, un peu confluente sur les côtés, la ligne médiane, lisse un peu élevée


Baris analis vue du prothorax et des élytres.**


 Écusson pointillé. »

Le cercle indique l'écusson très petit de l'insecte.**


« Élytres oblongs, semi-elliptiques  calus antéapical assez distinct ; stries fines, ponctuées; interstries plans, leurs bords étroitement relevés, portant une ligne alignée, finement pointillée. »

Les flèches montrent le calus antéapical :cette petite bosse visible avant que les élytres ne s'abaissent.**


 
Passons maintenant à une petite observation que l’on pourrait intituler :de l’intérêt des strobes pendant le repas du charançon.

On voit ici le scape, qui porte l'antenne, se ranger dans le strobe lors des repas de l'insecte.**


Pour le faire tenir tranquille pendant ma prie de vue, j’ai offert à Baris analis, une feuille de sa plante hôte, la Pulicaire dysentérique. Et alors il a bien enfoncé son rostre dans la nervure de la feuille et en l’enfonçant profondément, le scape, cette première partie de l’antenne se loge dans le sillon prévu à cet effet dans le rostre. On se rend ainsi compte que cette implantation très en avant du rostre n’empêche pas l’insecte de l’enfoncer profondément dans le tissu végétal.  

Sur les 3 ,5mm que fait notre petit charançon son rostre minuscule est merveilleusement bien conçu ! Il est présent partout en France et visible d'avril à septembre.
 
*Faune de France, Coléoptères Curculionides,par Adolphe Hoffmann, second volume .
** Images grossies entre 3 et 4 fois
 

 

 

 

lundi 14 avril 2014

Gryllotalpa septemdecimchromosomica , la courtilière provençale.


 

En marchant une après-midi sur un chemin le long d’un canal latéral à l’Ebre dans cette zone dédiée à la riziculture dans le delta, nous sommes surpris de voir un gros insecte déambuler sur le gravier !
Courtilière provençale, sur un chemin, cherchant à se cacher dans le sol

La courtilière et tout de suite me vient à l’esprit ce que j’avais lu jadis dans les revues de jardinage : « l’ennemie du jardinier » !

Quelques photos et recherches plus tard,  je réviserai mon jugement et j’apprendrai surtout qu’il existe 3 espèces de courtilières dont le nom nous vient du courtil : le petit jardin.
Courtilière provençale, Gryllotalpa septemdecimchromosomica

Je n’en avais jamais rencontrée, mais le terrain meuble et bien travaillé des rizières, la proximité du fleuve en constitue un milieu favorable.

D’abord c’est un grand insecte dont la taille est supérieure à 4cm. Son mode de vie est essentiellement souterrain et si elle peut voler on la voit assez rarement sur le sol. Ce que je voulais voir, étant donné sa réputation d’insecte fouisseur, c’était ses pattes. Elles sont des outils formidables pour creuser le sol et justifie son nom de grillon taupe.


   Courtilière provençale, vue ventrale
Ce n’est pas le fait de creuser des galeries qui fait sa mauvaise réputation mais celle de manger les racines des plantes potagères car elle a la mauvaise habitude de marcher en avant et au lieu de contourner les obstacles faits par les racines, elle les mange, hélas !

Mais son régime est essentiellement insectivore ; elle mange les larves, les vers blancs et  autres indésirables des jardins ! Elle nous rend plus de services qu’elle n’occasionne de dégâts, mais elle semble peu présente à cause des traitements que l’on a pratiqués pour éliminer toutes ces petites bêtes.
Courtilière provençale, ses pattes avant lui ont valu son surnom de grillon taupe


Ses pattes avant sont formidablement organisées : des mains avec de fortes pointes, des pinces, un vrai couteau suisse.

 
 
La seconde paire de pattes est aussi bien outillée.
 
Et voici la troisième, les pattes arrières qui sans doute dégagent la terre pour faciliter l'avancement.
 

Pour la voir dans tous ses détails je l’ai prise en main : elle ne mord ni ne griffe ! Ce qui m’a étonné c’est son abdomen particulièrement mou et la tenant par son long pronotum, le toucher très doux de cette carapace solide. L’ensemble de l’insecte est d’ailleurs recouvert d’une fine pilosité claire.
Tête et pronotum de la courtilière


Elle a une tête qui lui donne une allure d’écrevisse avec de gros yeux placés latéralement, de grandes antennes et des palpes labiaux de belle taille.
Tête  de la courtilière, vue de face, ses pattes disposées comme celles de la taupe.



Comment différencier les 3 espèces de courtilières que nous pouvons rencontrer en France : d’abord et c’est le plus facile, il faut regarder la longueur des ailes. Les postérieures, celles qui se terminent en pointe, ici elles ne couvrent pas tout l’abdomen, et c’est un critère qui oriente vers la courtilière provençale.
Des ailes supérieures des courtes et des ailes postérieures qui n'atteignent pas le bout de l'abdomen, c'est la courtilière provençale.


 La courtilière commune (Grylloralpa Grylloralpa) et l’espèce plus méridionale Grylloralpa vinae ont les ailes postérieures qui couvrent au moins tout l’abdomen. La couleur permet aussi de faire une différence entre les deux dernières : la courtilière commune ayant le dessus du corps brun sombre, celle des vignes a la face supérieure du corps brun orangé.


D’autres différences plus subtiles ensuite sont à considérer, la taille des grandes cellules des ailes antérieures, le chant aussi car, comme les grillons les mâles sont des chanteurs. La courtilière commune celle que l’on rencontre partout en France aurait une stridulation  au timbre sourd, vinae, plus méridionale, une sonorité plus métallique.

Si vous la rencontrez, soyez indulgents !

vendredi 11 avril 2014

Aurore (Anthocharis cardamines), de la chenille au papillon.


 

 

Au printemps dernier, souvenez vous le temps était particulièrement mauvais. Les oiseaux étaient moins nombreux que d’habitude, et les chenilles plus nombreuses! C’est ainsi que j’ai vu des chenilles de Piérides bien plus nombreuses qu’habituellement. Elles sont installées sur les plants de Monnaie du pape ( Lunaria annua)

Sur un des fruits en formation je vois une chenille un peu différente. Après une petite vérification, c’est une chenille d’Aurore (Anthocharis cardamines).Nous sommes le 24 mai 2013.
 
Chenille d'Aurore, mai 2013, sur un fruit de monnaie du pape

Je la mets à l’abri, et je commence mes observations.
 
Chenille d'Aurore au dernier stade.

Très rapidement la chenille se transforme en chrysalide. La chrysalide est étonnante. D’abord elle est étroite, pointue aux deux extrémités, attachée par une fine ceinture à son support. On appelle d’ailleurs ces chrysalides, des chrysalides à ceinture, celle du machaon se présente aussi de cette manière.

 
chrysalide d'Aurore en juin 2013, fixée par une ceinture de soie sur la tige de la plante nourricière.

 
 

Et à partir de là une longue attente commence. Depuis le mois de juin 2013 jusqu’à la fin du mois de mars je vais regarder cette mince chrysalide en pensant au futur papillon qui est en train de se préparer ( bien lentement!)
Chrysalide au début du mars 2014

Le dernier mois j’ai observé parfois avec inquiétude les changements imperceptibles de cette fine enveloppe

Il y a une quinzaine de jours, une tache rouge apparaît dans la partie centrale, une tache arrondie. J’avais des craintes pensant que l’émergence avait échouée. Puis, rien ne change.
 

Le dernier dimanche de mars j’ai la chance de voir dans mon jardin voler un magnifique mâle d’Aurore. La saison est donc bien commencée.
 

Ma chrysalide bien à l’abri dans son bac sur la terrasse a échappé aux aléas de cet hiver très arrosé! Dans la nature, la forme très allongée de la chrysalide imitant dit-on, une épine de rosier, décourage les prédateurs.

 

Chrysalide un jour avant l'émergence.

Et en l’observant ce dimanche soir,de nouveaux changements sont présents.. La photo permet de voir que c’est un mâle qui attend d’émerger: la tache rouge est cette fameuse couleur orange qui décore ses ailes antérieures, on voit aussi le petit point noir qui s’y trouve.
Chrysalide un jour avant l'émergence, tous les détails sont visibles.


Le relief de l’enveloppe laisse deviner les antennes, les yeux. L’émergence est imminente.

 

 
Un papillon tout neuf, l'Aurore sorti de son enveloppe.



Elle a lieu le lendemain et le joli mâle d’Aurore reste sur la tige sur laquelle il aura passé l’essentiel de sa vie, il me permet ainsi ses premières images. Tout neuf, un papillon présente le meilleur de lui-même: ses écailles sont intactes, ses couleurs resplendissantes, ses ailes bien entières!

Voilà le joli papillon avec son corps couverts d’une pilosité grise, ses antennes grisées terminées par une belle massue blanche.
Premiers pas le long de la tige de l'Aurore.


Dans un premier temps il reste ainsi, les ailes repliées ne présentant que le dessous des ailes postérieures. Elles  sont marbrées de vert en harmonie avec les yeux verdâtres ponctués de noir.

 
Premier pas sur la fleur de l'Aurore.


Puis, exposé au soleil, il déploie ses ailes. Les taches oranges que j’avais devinées sous l’enveloppe de la chrysalide s’étalent, une petite marque sombre se loge dans l‘angle antérieur de son aile bordée d‘un délicat liseré blanc et noir. Comme il a envie de quitter enfin cette vieille tige de Monnaie du pape sur laquelle il a passé tant de mois, je lui présente vite une fleur de telle sorte que je puisse encore lui tirer le portrait dans toute sa splendeur avant qu’il ne s’envole!

Ses ailes postérieures sont blanches, mais on devine les marbrures du verso.

 
Dans toute sa splendeur, le mâle de l'Aurore.


Après de longs mois passés sur ma terrasse le voilà maintenant parti vivre sa courte de vie de papillon; il émerveillera nos premières semaines printanières.

jeudi 27 mars 2014

Cassida vittata ou Casside à bandes


Beta vulgaris ! quel nom pour un légume : la blette ou bette .

C’est bien Beta vulgaris  une des clés qui m’a permis avec une bonne certitude d’identifier la jolie Casside que voici.

En cueillant ces légumes j’ai régulièrement la surprise d’y trouver des locataires variés, chenilles, coléoptères…


Cassida vittata adulte

C’est ainsi que cette semaine j’y ai trouvé Cassida vittata. Il existe de nombreuse cassides, et elles présentent une difficulté supplémentaire : leur couleur évolue tout au long de leur vie. Il faut attendre 2 à 3 semaines pour que l’insecte atteigne sa couleur définitive.
Cassida vittata: à l'automne elle est peu colorée

Ce qui explique que celles que j’avais trouvées dans mes légumes à l’automne était très peu colorées car c’était des « jeunettes ». Celle que j’ai ramassée en début de semaine présente la coloration adulte. Ce qui signifie qu’elle est apte à se reproduire.

La  bande verte très marquée comprise entre les interstries 2 à 5 est un caractère important.E t justifie ainsi son nom: Casside à bandes

Les marges, c’est-à-dire tout le pourtour de la casside qui, lorsqu’elle est au repos cachent ses pattes, sa tête, ses antennes, sont translucides.La flèche sur la première photo indique les marges des élytres.

La taille est comprise entre 4,6 à 6,5mm.

La forme est en ovale régulier sans bosse marquée sur le pronotum ou le les élytres.
Cassida vittata : le pronotum cache la tête

Les marges sont obliques contrairement à d’autres espèces où elles tombent verticalement.On le voit surtout sur le devant du pronotum et la partie postérieure des élytres.

En m’aidant d’un site allemand qui nous présente un nombre important de cassides avec les plantes sur lesquelles elles vivent, un détail difficile à observer me conforte dans ma détermination.
Ponctuation des élytres de Cassida vittata

Les élytres sont ponctuées, ces points forment des lignes régulières et entre la ligne 3 et 4 vient s’insérer une autre ligne.
La tête : on y voit ses 2 gros yeux et les antennes sous un pronotum translucide

Je vous disais que la casside était adulte. J’en ai eu la preuve en regardant avec beaucoup de soin la feuille de blette que je lui avais laissée en nourriture. Ce matin j’y ai trouvé quelques œufs soigneusement collés sur le support ! La nouvelle génération est en route .
Oeuf de Cassida vittata

En petits nombre ces cassides font bien quelques trous dans les feuilles de blettes mais ne mettent pas en péril la plante.

C’est une casside qui se nourrit sur les chenopodiacées (dont la blette fait partie) et les caryophyllacées(par exemple les silènes) et les composés(exemple les anthemis). Elle a des goûts variés.  Elle est nuisible aux cultures de betteraves.

Cassida vittata sur la feuille de blette, à l'automne.

vendredi 21 mars 2014

Mniotype solieri, La Xyline provençale, de l'oeuf à l'adulte en passant par la chenille.


C’est comme souvent, une histoire qui s’étale sur plusieurs mois
Mniotype solieri au mois de novembre.

Nous sommes à l’automne, le 9 novembre pour être précise. Je trouve un petit papillon sur la barrière de piscine, c’est le soir, et le papillon ne s’envole pas à mon approche. Je décide de le mettre à l’abri pour la nuit. Le lendemain matin une séance photo pour essayer de lui donner un nom. Il n’est ni grand ,ni particulièrement beau. Des couleurs sombres, des dessins d’où il est difficile de faire ressortir des lignes dominantes. Grâce au forum  Le monde des insectes (insecte.org) on arrive à son nom Mniotype solieri, probablement. Mnioptype sûrement mais ensuite il existe un petit doute pour être sûr que ce soit solieri, mais peut être aussi spinosa. C’est en effet une espèce méridionale.
Mniotype solieri une Noctuelle aux couleurs sombres..

Le lendemain surprise, dans le fond de la boîte, des petits grains.

Vous aurez sans doute deviné, mon papillon était une femelle et elle a pondu toute une série d’œufs.
Oeuf frais pondu de Mniotype solieri

Ces œufs vont passer par différents stades avant d’éclore.
Oeuf de Mniotype solieri, après 2 jours.

Au départ, ils sont transparents puis de jolis dessins rougeâtres apparaissent 2 jours plus tard. A la fin de la maturation( le 25 novembre) ils semblent plus sombres.
Je les trouve magnifiques avec ces côtes perlées qui partent du sommet. Ces œufs sont collés au support et l'envers qui n'a pas besoin d'être vu, est lisse.
Oeuf de Mniotype solieri, après 2 jours, l'envers du décor.

 Environ 15 jours après la ponte,  de minuscules chenilles en sortent. J’aurais la chance d’en voir une qui mange la coquille de son œuf c’est son premier repas !
Chenille néonate de Mniotype solieri mangeant la coquille de son œuf.
 
Ce qui explique qu’ensuite il ne reste plus  de traces. Cela donne aussi à cette minuscule chenille le temps de chercher la nourriture végétale adéquate.
Chenille néonate de Mniotype solieri encombrée par  la coquille de son œuf.

Une autre restera encombrée de la coquille et je l’aiderai à s’en débarrasser, mais il faut une bonne loupe pour voir cela .

Les photos sont grossies au minimum 3 fois pour découvrir ce minuscule monde.
Chenille  Mniotype solieri après son premier repas. Comme elle est incolore on voit la nourriture végétale qui traverse son abdomen!

 J’avais lu que les chenilles de Mniotype solieri étaient polyphages, qu’elles se nourrissaient de diverses plantes basses. J’ai commencé à leur proposer des herbes en choisissant les feuilles les plus tendres. Et cela a bien fonctionné. Les jeunes chenilles ont grossi, grandi et mué. Il faut environ 14 jours pour passer d’un stade au suivant. Aux deux premiers stades on voit des soies sur la chenille, ensuite elle est glabre.

Chenille Mniotype solieri  stade 2

Aux 3 premiers stades elles sont vertes.
Chenille Mniotype solieri  stade 2, joliment verte avec des soies noires.
 
Et au mois de janvier à la quatrième mue elles sont devenues brunes. Ce fut étonnant de voir la chenille de verte le soir, se retrouver le lendemain brune.
Chenille Mniotype solieri  stade 3

 

 Voilà après être restées joliment vertes , les chenilles deviennent plus foncées puis  changent de couleur. Elles se nymphosent dans le sol pour attendre d’éclore au mois de mai.


Le changement de couleur se fait progressivement.
Au dernier stade, juste avant la nymphose j’ai remis les chenilles en liberté dans un coin abrité du jardin.
 
 
Voici la chenille Mniotype solieri, devenue brune, au dernier stade.
 
Elle se nymphose dans le sol. Le papillon est peu visible car il s'alimente de nuit et ses couleurs sombres aident à le dissimuler..