mardi 9 septembre 2014

Geocoris erythrocephalus, une punaise à tête élargie!


 

Voici une petite punaise de la famille des Lygaeidae. Petite,Geocoris erythrocephalus  fait environ 5 mm.
Geocoris erythrocephalus, grossie3 fois

Facilement reconnaissable grâce à cette tête plus large que le pronotum à cause de ses gros yeux placés latéralement. Elle porte bien son nom : erythrocephalus signifiant tête rouge.

 
Geocoris erythrocephalus, détail de la tête avec ses yeux débordant largement.

Tête et pattes  rouges contrastent avec  le reste du corps  d’un noir brillant.Pronotum et élytres d’un noir brillant sont très régulièrement ponctués. C’est une punaise qui débarrasse les plantes de certains autres petits insectes indésirables :
Geocoris erythrocephalus, dans les chardons

« les larves et les adultes ont pour proies principalement les acariens, les psylles, les pucerons et les thrips sur les arbres fruitiers, la vigne et les cultures légumières. » ici 
Geocoris erythrocephalus, cherchant des proies sur les feuilles des chardons.

 Je la vois au printemps sur les blettes, les chardons où elle trouve de quoi se nourrir.
C’est la seule représentante des GEOCORIS avec ces couleurs bien visibles dans la végétation.

mardi 2 septembre 2014

Lasiocampa quercus: oeuf, chenille, cocon, chrysalide.


 
 

Voici maintenant le début de l’histoire  racontée dans le précédent article.

En Octobre 2013, j’ai inspecté avec beaucoup de soin les arbousiers de mon jardin dans le but d’y trouver des chenilles de Jason ( voir ici)
Lasiocampa quercus:  jeune chenille du 14 octobre

J’y ai trouvé une autre chenille. Celle de Lasiocampa quercus. Comme la chenille était sous l’arbousier placé sous le grand chêne, naïvement j’ai pensé que c’était par erreur qu’elle se trouvait là, tombée par l’effet du vent. Et je lui ai proposé des feuilles de chêne qu’elle a dédaignées. Bon , elle était sur l’arbousier donnons-lui des feuilles d’arbousier . C’était la solution.

Quelques jours plus tard, je trouve une autre chenille sur un arbousier bien éloigné du chêne. Pas de doute la chenille se développe aussi sur l’arbousier. En me documentant je lis que Lasiocampa quercus se nourrit non seulement des feuilles du chêne et de l’arbousier mais de bien d’autres feuilles telles les Ronces, l’Aubépine, les Saules et bien sûr les Chênes.
Lasiocampa quercus:   chenille du 28 octobre après la mue

En fait son nom de quercus(chêne) vient de l’apparence du cocon fabriqué par la chenille pour la nymphose : brun , ovale, il ressemble à un gland !

C’est donc maintenant le rythme classique, la chenille mange, grossit et mue ! Les différences d’apparences existent, petit à petit la pilosité augmente, de longs poils blancs sont plus nombreux.
Lasiocampa quercus:   chenille du 28 octobre après la mue avec son ancienne enveloppe à droite.

Trouvée le 14 octobre, elle mue le 28 octobre, puis le 25 décembre.
Lasiocampa quercus:   chenille du 25 décembre après la mue, les longs poils noirs ont disparus

Les longs poils noirs dressés sur le corps de la chenille aux premiers stades disparaissent.

L’hiver a passé tranquillement. La chenille a continué a mangé au ralenti.

Le 17 février : une nouvelle mue, l’avant dernière. Les soies recouvrent tout le dessus du corps il est difficile d’en apercevoir la couleur, rouille à très sombre. Seuls les stigmates blancs se voient bien. La tête peu visible, brun roux mouchetée.
Lasiocampa quercus:   chenille au dernier stade

Le 10 mars c’est la dernière mue. La chenille atteint une belle taille, entre 6 et 7cm. C’est la période où elle a bon appétit.
Lasiocampa quercus:    tête de la chenille au dernier stade

Le 19 avril c’est la nymphose.

Première étape, elle fabrique un cocon en se « déshabillant ». Elle arrache les poils qui la recouvrent avec ses mandibules et forme un abri ovale qui petit à petit devient plus opaque. J’avais vu pour une autre chenille, le tortillement de la chenille pour donner une belle forme régulière au cocon.
Lasiocampa quercus:    cocon

L’intérieur du cocon est lisse, visiblement il y a un" liant" qui fixe les poils entre eux..J'ai lu que la chenille fabriquait une sorte de soie qui associé aux poils  solidifie le cocon

Ce n’est qu’après formation de ce cocon et donc cachée à nos yeux que s’opère la nymphose la chenille se transforme en chrysalide et abandonne sa vieille enveloppe à l’intérieur du cocon.
Lasiocampa quercus:    intérieur du cocon

La chrysalide n’est pas visible. Certaines chenilles font des cocons plus fins qui permettent de la voir à l’intérieur ; pour le Bombyx du chêne rien n’est visible.

En découpant le cocon après l’émergence j’y ai trouvé la chrysalide où l’on voit bien les différentes parties du futur papillon et au fond le reste de la chenille, on reconnaît en particulier la capsule céphalique. C’est dans cet espace restreint que s’opère la métamorphose.
Lasiocampa quercus:   reste de la chrysalide trouvée à l'intérieur du cocon après l'émergence du papillon.

A partir de ce moment il me faudra attendre environ 4 mois pour voir émerger le papillon adulte.
Lasiocampa quercus, reste de la chenille trouvée à l'intérieur du cocon après l'émergence du papillon. On voit bien que les longs poils qui la recouvraient sont absents.

Par curiosité pour avoir une idée du cycle complet voici une photo d’un œuf de Lasiocampa quercus pondu par une femelle issue de cet élevage.
Lasiocampa quercus : œuf

Il est rond sans aspérité visible moucheté avec une petite dépression au centre.

Le cycle peut recommencer :  dans quelques semaines les jeunes chenilles se nourriront sur différents feuillus pour donner à l’été prochain ces jolis papillons bien discrets.

 

samedi 23 août 2014

Lasiocampa quercus, le Minime à bandes jaunes ou Bombyx du chêne.


Encore une  histoire en plusieurs épisodes .

18 août 2014
Episode1
Cela fait maintenant 4 mois que j’attends cela . Du mois d’avril à celui de juin je savais qu’il ne se produirait rien. Mais à partir de juillet je regardais chaque jour ce qui se passait dans le pot contenant le cocon. Juillet  a passé et rien !

Début août je commençais à m’inquiéter d’autant plus que je devais m’absenter et j’aurai été très déçue de voir l’émergence se passer en mon absence.

Voilà que le lendemain de mon retour, çà y es,t le papillon a enfin vu le jour, c’est sympa de m’avoir attendu.
Lasiocampa quercus femelle, après l'émergence sur son cocon.

De qui s’agit-il ? Du Minime à bandes jaunes dont j’avais élevé depuis le mois d’octobre 2013 deux chenilles. Histoire que je raconterai dans un autre billet !
Lasiocampa quercus femelle au troisième jour.

C’est une femelle ses ailes ne sont pas complètement déployées mais ce léger handicap ne va pas la gêner. Ses antennes filiformes, son abdomen très gonflé sa couleur claire en sont les marques distinctives. Elle reste immobile et agite de temps en temps ses ailes.

Je vais la mettre sous cloche sur la terrasse. J’ai une jolie cloche à fromage en maille dense qui sert maintenant de cloche à papillons. Le matin ma terrasse est à l’ombre. En début d’après-  midi il commence à faire chaud mais il ne se passe rien. Ce n’est que vers 17 heures que je le vois. Qui donc ?

Celui que j’attendais et que madame Minime a attiré ! Bien sûr le mâle Lasiocampa quercus. Il est plus foncé que la femelle ses grandes antennes  pectinées l’identifie. Il vole sans s’arrêter, inspecte le toit, les murs, les fenêtres, mes bottes de jardin, s’approche de jolie cloche avec sa pensionnaire  et reprend le large dans le jardin. Un quart d’heure plus tard le voilà de retour et j’inspecte en haut en bas , au niveau du sol et ouf , enfin se  pose …sur la cloche !
Lasiocampa quercus mâle au premier plan, la femelle sous les feuilles

 A partir de là tout s’enchaine, je le mets sous la cloche et la dame s’agite , le rapprochement est rapide. Ce sera pour moi l’occasion de photographier le Minime à bandes jaunes mâle.

Lasiocampa quercus mâle , dessous des ailes.

Fabre donne une jolie explication de l’origine du nom du papillon qu’il appelle le Minime à bande :

«cette dénomination (..)  est motivée par le costume du mâle : robe monacale d’un roux modeste. Mais ici  la bure est délicieux velours, avec bande transversale pâle et petit point blanc oculé sur les ailes antérieures. »


Au bout d’une demi- heure chacun s’en retourne dans son coin et madame Lasiocampa quercus se met à pondre. Je lui avais mis une branche avec des feuilles à disposition, elle l’a dédaignée, s’est mise sur le sol  et a littéralement expulsé ses œufs qui ont roulé pour s’accumuler sur le relief formé par une feuille de papier.

Précisons que, dépourvus de trompe, ces papillons ne se nourrissent pas au stade adulte, consacré seulement à la reproduction de l’espèce. 

19 août 2014

Au petit matin je trouve mes deux papillons toujours tranquillement installés.

Je les transporte à l’extérieur et je mets le mâle à l’extérieur de la cloche. Il ne bougera pas de la journée. Mais vers 16 heures un réveil soudain et hop en deux coups d’aile il s’envole, un petit tour sur la terrasse puis il prend le large.  Et Madame Minime n’aura pas d’autre visiteur.

Episode 2

J’avais deux chenilles  en automne. La première s’était nymphosée le 19 avril, la seconde le 1er mai.

Comme 10 jours séparaient les nymphoses, je m’attendais au même intervalle entre les émergences.. Ce ne fut pas le cas, 3 jours plus tard, je vois dans un autre endroit du jardin , devant la fenêtre de l’endroit où je garde mes élevages, un mâle de Minime à bandes jaunes voleter. Cela me met la puce à l’oreille. Le matin j’avais vu le cocon intact et voilà que maintenant à 15 heures mon papillon est né ! C’est une femelle. Je suis un peu déçue, j’espérais un mâle.

Lasiocampa quercus, la seconde  femelle quelques heures après l'émergence.


Mais la suite sera vraiment surprenante.

Lasiocampa quercus seconde  femelle: détails de sa tête, sans trompe et ses antennes simplement dentées.


Le lendemain, je mets ma femelle âgée de 24 heures sous cloche sur la terrasse. Et c’est là que je vais avoir droit à un spectacle fantastique. A 14h30, un premier mâle vole sur la terrasse.

Venu de loin le mâle Lasiocampa quercus cherche la femelle


Pour le photographier je le mets « en boîte ». A peine éloignée voici un second qui se présente. Même opération ! Un troisième arrive.

La scène va se répéter 15 fois. Je renonce à partir d’un certain moment à les éloigner, j’en aurais ainsi 5 à tournicoter sur ma terrasse certains se posant sur ma tête ou mon appareil photo. Tenter de les photographier en action est impossible. Leur vol est rapide, changeant sans cesse de direction, montant descendant, se retournant…


Deux mâles se chamaillent sur la cloche contenant la femelle.


J’ai essayé de les photographier sur la cloche. Comme nous sommes à l’ombre c’est techniquement difficile et jamais le papillon n’immobilise ses ailes.


Suite des chamailleries des mâles les ailes , les pattes, l'abdomen, tout est en mouvements!



Je me posais la question de savoir combien de temps le papillon volait sans se poser. Et bien très longtemps. Sur la terrasse j’ai ainsi vu deux ou trois papillons se poser à deux mètres environ de la cloche au bout d’une demie heure de vol non- stop.

La seconde femelle avec son mâle.


Il se posait alors n’importe où .J’en ai vu deux sur le sol, un autre contre un mur. Alors ils sont à la merci du premier prédateur venu, car ils restent immobiles pendant plus d’une heure ! Et ensuite hop, sans mouvement préalable, on se met en route et on s’éloigne rapidement.


Dans ma main on a une idée de la taille des papillons, par ici les femelles n'atteignent pas les tailles maximales.



J’ai passé ainsi de 15 à 18 heures à observer ce ballet. J’ai ensuite éloigné la femelle et lui ai proposé un compagnon. Le mariage fut bref !

Vue de dessus du couple Lasiocampa quercus: on voit bien la femelle plus grande que le mâle.


J’ai été étonnée de voit tant de mâles dans mon environnement alors que je n’avais jamais vu un seul Minime voler et pourtant je suis assez observatrice..Lasiocampa quercus est donc bien présent chez nous, mais discret !

 

lundi 18 août 2014

Pachyta quadrimaculata, le Pachyte à quatre taches


Voilà un coléoptère qui a une allure de déjà vu ! Mais ce qui m’a étonné ce fut sa taille. C’est vraiment parmi les longicornes que je vois sur les fleurs en lisières de forêt, un insecte bien plus grand et plus gros que les autres.
Pachyta quadrimaculata sur son inflorescence: difficile de garder l'équilibre.

C’est aussi un Lepturinae reconnaissable   aux antennes  longues avec le second article très court. La tête est rétrécie en arrière des yeux. Le pronotum est conique et ne présente pas de rebord latéral.
Pachyta quadrimaculata se nourrissant sur la fleur

Celui de Pachyta quadrimaculata  présente un joli décroché arrondi au milieu du bord postérieur et une pilosité blonde abondante. Il est noir à l'exception des élytres jaunâtres.
Pachyta quadrimaculata détails:  tête, pronotum, antennes.

Quatre taches sombres de formes quadrangulaires sur des élytres claires une taille autour de 20 mm voilà qui permet aisément de reconnaître Pachyta quadrimaculata.

On le trouve dans les régions montagneuses, ce fut le cas pour moi puisque nous étions aux environs de 1800 m d’altitude.
Pachyta quadrimaculata  et Pachytodes cerambycidae

Quand il s’agit d’insecte du jardin je peux mesurer leur taille, à l’extérieur c’est plus difficile. J’ai eu la chance lors de cette sortie où j’ai vu Pachyta quadrimaculata pour la première fois, de trouver sur le même site Pachytodes cerambycidae dont la taille est comprise entre 7et 12 mm. J’ai déplacé ce dernier et ainsi pendant quelques instants j’ai eu les deux insectes sur la même inflorescence. Pachyta n’a pas bougé mais Pachytodes s’est éloigné au plus vite de ce gros voisin !
Pachyta quadrimaculata  vue ventrale.
 

 
Cette vue ventrale permet de voir la difféence entre les hanches antérieures coniques et saillantes (1) et les autres moins saillantes mais bien écartées(2) autre caractère des Lepturinae.
 

Pachyta quadrimaculata peut être abondant dans certaines régions. Je n’en ai jamais vu qu’un ou deux exemplaires, on  le rencontre en juillet- août. Les adultes se nourrissent sur les fleurs, les larves  se développent dans les souches et racines de pin.
Pour retrouver Pachytodes cerambycidae( le petit coléoptère de la photo précédent) en compagnie de Leptura maculata , c'est ici

Source

Coléoptères phytophages d’Europe, Gaëtan du Chatenet, NAP Edition.

 

mardi 5 août 2014

Protaetia (Netocia) cuprea : une cétoine pas dorée!


Nous voyons régulièrement au printemps les grosses cétoines dorées au jardin. Vertes , brillantes et ponctuées de points blancs elles figurent parmi les plus connues de cette famille d’insectes.

Mais il en existe d’autres légèrement différentes.En présenter une sera l’objet du billet d’aujourd’hui.

En cueillant des mirabelles j’ai eu la surprise de voir celle-ci tomber dans mon récipient, elle se promenait sans doute au milieu des fruits. Tout de suite on voit qu’il lui manque les fameuses taches blanches de sa cousine aurata. J’avais quelque idée de son identité et avec l’aide de la clé trouvée sur le net ici, je me suis livrée au jeu de piste de la détermination.

Commençons !

Une vue de dessus permet de voir les élytres échancrées latéralement

Netocia cuprea : ses élytres échancrés
Puis hop la bestiole est mise à l’envers pour voir le mésosternum avec une saillie dilatée. Bon on voit bien cette saillie qui déborde d’une partie inférieure du sternum ! Nous sommes bien dans la famille des Cetoniinea

Netocia cuprea  : la saillie du mésosternum
On passe à la case H

Grandes espèces (12-30 mm), pronotum glabre C’est bien notre cas, l’insecte mesure 21mm et pas un poil sur le pronotum nous passons en

 L Saillie mésosternale sphérique, globuleuse suture méso-métathorax peu visible ce n’est pas notre cas, la saillie est lisse et on voit la suture entre le mésosternum avec la saillie et le métasternum la partie suivante du thorax.

Mais voici LL Saillie mésosternale aplatie, suture méso-métathorax souvent très visible ( toujours à observer sur la photo 2) ce qui nous donne le droit le sauter en N

C’est en NN que nous lisons rebord latéral du pronotum entier jusqu'à la tête c’est le cas, hop on passe en O

Netocia cuprea rebord latéral du pronotum qui se poursuit jusqu'à la tête
Encore une fois c’est la seconde description qui correspond à notre individu : Elytres avec une dépression longitudinale postérieure le long de la suture; la dépression avec une ponctuation plus forte et plus dense que le reste de la surface élytrale et nous voilà en OO

Détail des élytres:  la dépression le long de la suture davantage et plus fortement ponctuée que le reste des élytres.

Ensuite PP Saillie mésosternale lisse ou peu ponctuée, coloration variable( retour sur la photo 2) nous sommes envoyés en  S Bientôt on aura fait tout l’alphabet !! Que lit-on en S ?

Le pygidium n’a pas d’impression oblique c’est la seule différence à voir car notre exemplaire n’a pas de tache blanche comme celui qui a un pygidium avec des impressions en oblique. Nous allons en U
 Le pygidium est le  dernier segment abdominal indiqué par la flèche.
Netocia cuprea pygidium

Nous lisons en UU  Coloration verte, bronzée ou violette , c’est le cas. Nous voici en V

V Une tache d’écailles claires sur les genoux (visible quand la patte est à moitié pliée) mais souvent graisseuse et peu distincte .Ce fut très difficile mais je pense les avoir vues mais aucune photo n'est vraiment caractéristiques. Pour me montrer ses genoux l’insecte aura montré une grande vigueur à s’extirper de ma prise, j’ai pu me rendre compte qu’enfonçant ses griffes  dans ma main il montre une force très importante pour se dégager; au besoin il essaie même de mordre sans effet heureusement .

Nous sautons (enfin) en WW

Netocia cuprea , la vue ventrale montre les fémurs postérieurs qui ne sont pas échancrés
WW Fémurs postérieurs non échancrés au bord inférieur :

……………………Protaetia (Netocia) cuprea
Le jeu est terminé, vous avez gagné!