samedi 23 août 2014

Lasiocampa quercus, le Minime à bandes jaunes ou Bombyx du chêne.


Encore une  histoire en plusieurs épisodes .

18 août 2014
Episode1
Cela fait maintenant 4 mois que j’attends cela . Du mois d’avril à celui de juin je savais qu’il ne se produirait rien. Mais à partir de juillet je regardais chaque jour ce qui se passait dans le pot contenant le cocon. Juillet  a passé et rien !

Début août je commençais à m’inquiéter d’autant plus que je devais m’absenter et j’aurai été très déçue de voir l’émergence se passer en mon absence.

Voilà que le lendemain de mon retour, çà y es,t le papillon a enfin vu le jour, c’est sympa de m’avoir attendu.
Lasiocampa quercus femelle, après l'émergence sur son cocon.

De qui s’agit-il ? Du Minime à bandes jaunes dont j’avais élevé depuis le mois d’octobre 2013 deux chenilles. Histoire que je raconterai dans un autre billet !
Lasiocampa quercus femelle au troisième jour.

C’est une femelle ses ailes ne sont pas complètement déployées mais ce léger handicap ne va pas la gêner. Ses antennes filiformes, son abdomen très gonflé sa couleur claire en sont les marques distinctives. Elle reste immobile et agite de temps en temps ses ailes.

Je vais la mettre sous cloche sur la terrasse. J’ai une jolie cloche à fromage en maille dense qui sert maintenant de cloche à papillons. Le matin ma terrasse est à l’ombre. En début d’après-  midi il commence à faire chaud mais il ne se passe rien. Ce n’est que vers 17 heures que je le vois. Qui donc ?

Celui que j’attendais et que madame Minime a attiré ! Bien sûr le mâle Lasiocampa quercus. Il est plus foncé que la femelle ses grandes antennes  pectinées l’identifie. Il vole sans s’arrêter, inspecte le toit, les murs, les fenêtres, mes bottes de jardin, s’approche de jolie cloche avec sa pensionnaire  et reprend le large dans le jardin. Un quart d’heure plus tard le voilà de retour et j’inspecte en haut en bas , au niveau du sol et ouf , enfin se  pose …sur la cloche !
Lasiocampa quercus mâle au premier plan, la femelle sous les feuilles

 A partir de là tout s’enchaine, je le mets sous la cloche et la dame s’agite , le rapprochement est rapide. Ce sera pour moi l’occasion de photographier le Minime à bandes jaunes mâle.

Lasiocampa quercus mâle , dessous des ailes.

Fabre donne une jolie explication de l’origine du nom du papillon qu’il appelle le Minime à bande :

«cette dénomination (..)  est motivée par le costume du mâle : robe monacale d’un roux modeste. Mais ici  la bure est délicieux velours, avec bande transversale pâle et petit point blanc oculé sur les ailes antérieures. »


Au bout d’une demi- heure chacun s’en retourne dans son coin et madame Lasiocampa quercus se met à pondre. Je lui avais mis une branche avec des feuilles à disposition, elle l’a dédaignée, s’est mise sur le sol  et a littéralement expulsé ses œufs qui ont roulé pour s’accumuler sur le relief formé par une feuille de papier.

Précisons que, dépourvus de trompe, ces papillons ne se nourrissent pas au stade adulte, consacré seulement à la reproduction de l’espèce. 

19 août 2014

Au petit matin je trouve mes deux papillons toujours tranquillement installés.

Je les transporte à l’extérieur et je mets le mâle à l’extérieur de la cloche. Il ne bougera pas de la journée. Mais vers 16 heures un réveil soudain et hop en deux coups d’aile il s’envole, un petit tour sur la terrasse puis il prend le large.  Et Madame Minime n’aura pas d’autre visiteur.

Episode 2

J’avais deux chenilles  en automne. La première s’était nymphosée le 19 avril, la seconde le 1er mai.

Comme 10 jours séparaient les nymphoses, je m’attendais au même intervalle entre les émergences.. Ce ne fut pas le cas, 3 jours plus tard, je vois dans un autre endroit du jardin , devant la fenêtre de l’endroit où je garde mes élevages, un mâle de Minime à bandes jaunes voleter. Cela me met la puce à l’oreille. Le matin j’avais vu le cocon intact et voilà que maintenant à 15 heures mon papillon est né ! C’est une femelle. Je suis un peu déçue, j’espérais un mâle.

Lasiocampa quercus, la seconde  femelle quelques heures après l'émergence.


Mais la suite sera vraiment surprenante.

Lasiocampa quercus seconde  femelle: détails de sa tête, sans trompe et ses antennes simplement dentées.


Le lendemain, je mets ma femelle âgée de 24 heures sous cloche sur la terrasse. Et c’est là que je vais avoir droit à un spectacle fantastique. A 14h30, un premier mâle vole sur la terrasse.

Venu de loin le mâle Lasiocampa quercus cherche la femelle


Pour le photographier je le mets « en boîte ». A peine éloignée voici un second qui se présente. Même opération ! Un troisième arrive.

La scène va se répéter 15 fois. Je renonce à partir d’un certain moment à les éloigner, j’en aurais ainsi 5 à tournicoter sur ma terrasse certains se posant sur ma tête ou mon appareil photo. Tenter de les photographier en action est impossible. Leur vol est rapide, changeant sans cesse de direction, montant descendant, se retournant…


Deux mâles se chamaillent sur la cloche contenant la femelle.


J’ai essayé de les photographier sur la cloche. Comme nous sommes à l’ombre c’est techniquement difficile et jamais le papillon n’immobilise ses ailes.


Suite des chamailleries des mâles les ailes , les pattes, l'abdomen, tout est en mouvements!



Je me posais la question de savoir combien de temps le papillon volait sans se poser. Et bien très longtemps. Sur la terrasse j’ai ainsi vu deux ou trois papillons se poser à deux mètres environ de la cloche au bout d’une demie heure de vol non- stop.

La seconde femelle avec son mâle.


Il se posait alors n’importe où .J’en ai vu deux sur le sol, un autre contre un mur. Alors ils sont à la merci du premier prédateur venu, car ils restent immobiles pendant plus d’une heure ! Et ensuite hop, sans mouvement préalable, on se met en route et on s’éloigne rapidement.


Dans ma main on a une idée de la taille des papillons, par ici les femelles n'atteignent pas les tailles maximales.



J’ai passé ainsi de 15 à 18 heures à observer ce ballet. J’ai ensuite éloigné la femelle et lui ai proposé un compagnon. Le mariage fut bref !

Vue de dessus du couple Lasiocampa quercus: on voit bien la femelle plus grande que le mâle.


J’ai été étonnée de voit tant de mâles dans mon environnement alors que je n’avais jamais vu un seul Minime voler et pourtant je suis assez observatrice..Lasiocampa quercus est donc bien présent chez nous, mais discret !

 

lundi 18 août 2014

Pachyta quadrimaculata, le Pachyte à quatre taches


Voilà un coléoptère qui a une allure de déjà vu ! Mais ce qui m’a étonné ce fut sa taille. C’est vraiment parmi les longicornes que je vois sur les fleurs en lisières de forêt, un insecte bien plus grand et plus gros que les autres.
Pachyta quadrimaculata sur son inflorescence: difficile de garder l'équilibre.

C’est aussi un Lepturinae reconnaissable   aux antennes  longues avec le second article très court. La tête est rétrécie en arrière des yeux. Le pronotum est conique et ne présente pas de rebord latéral.
Pachyta quadrimaculata se nourrissant sur la fleur

Celui de Pachyta quadrimaculata  présente un joli décroché arrondi au milieu du bord postérieur et une pilosité blonde abondante. Il est noir à l'exception des élytres jaunâtres.
Pachyta quadrimaculata détails:  tête, pronotum, antennes.

Quatre taches sombres de formes quadrangulaires sur des élytres claires une taille autour de 20 mm voilà qui permet aisément de reconnaître Pachyta quadrimaculata.

On le trouve dans les régions montagneuses, ce fut le cas pour moi puisque nous étions aux environs de 1800 m d’altitude.
Pachyta quadrimaculata  et Pachytodes cerambycidae

Quand il s’agit d’insecte du jardin je peux mesurer leur taille, à l’extérieur c’est plus difficile. J’ai eu la chance lors de cette sortie où j’ai vu Pachyta quadrimaculata pour la première fois, de trouver sur le même site Pachytodes cerambycidae dont la taille est comprise entre 7et 12 mm. J’ai déplacé ce dernier et ainsi pendant quelques instants j’ai eu les deux insectes sur la même inflorescence. Pachyta n’a pas bougé mais Pachytodes s’est éloigné au plus vite de ce gros voisin !
Pachyta quadrimaculata  vue ventrale.
 

 
Cette vue ventrale permet de voir la difféence entre les hanches antérieures coniques et saillantes (1) et les autres moins saillantes mais bien écartées(2) autre caractère des Lepturinae.
 

Pachyta quadrimaculata peut être abondant dans certaines régions. Je n’en ai jamais vu qu’un ou deux exemplaires, on  le rencontre en juillet- août. Les adultes se nourrissent sur les fleurs, les larves  se développent dans les souches et racines de pin.
Pour retrouver Pachytodes cerambycidae( le petit coléoptère de la photo précédent) en compagnie de Leptura maculata , c'est ici

Source

Coléoptères phytophages d’Europe, Gaëtan du Chatenet, NAP Edition.

 

mardi 5 août 2014

Protaetia (Netocia) cuprea : une cétoine pas dorée!


Nous voyons régulièrement au printemps les grosses cétoines dorées au jardin. Vertes , brillantes et ponctuées de points blancs elles figurent parmi les plus connues de cette famille d’insectes.

Mais il en existe d’autres légèrement différentes.En présenter une sera l’objet du billet d’aujourd’hui.

En cueillant des mirabelles j’ai eu la surprise de voir celle-ci tomber dans mon récipient, elle se promenait sans doute au milieu des fruits. Tout de suite on voit qu’il lui manque les fameuses taches blanches de sa cousine aurata. J’avais quelque idée de son identité et avec l’aide de la clé trouvée sur le net ici, je me suis livrée au jeu de piste de la détermination.

Commençons !

Une vue de dessus permet de voir les élytres échancrées latéralement

Netocia cuprea : ses élytres échancrés
Puis hop la bestiole est mise à l’envers pour voir le mésosternum avec une saillie dilatée. Bon on voit bien cette saillie qui déborde d’une partie inférieure du sternum ! Nous sommes bien dans la famille des Cetoniinea

Netocia cuprea  : la saillie du mésosternum
On passe à la case H

Grandes espèces (12-30 mm), pronotum glabre C’est bien notre cas, l’insecte mesure 21mm et pas un poil sur le pronotum nous passons en

 L Saillie mésosternale sphérique, globuleuse suture méso-métathorax peu visible ce n’est pas notre cas, la saillie est lisse et on voit la suture entre le mésosternum avec la saillie et le métasternum la partie suivante du thorax.

Mais voici LL Saillie mésosternale aplatie, suture méso-métathorax souvent très visible ( toujours à observer sur la photo 2) ce qui nous donne le droit le sauter en N

C’est en NN que nous lisons rebord latéral du pronotum entier jusqu'à la tête c’est le cas, hop on passe en O

Netocia cuprea rebord latéral du pronotum qui se poursuit jusqu'à la tête
Encore une fois c’est la seconde description qui correspond à notre individu : Elytres avec une dépression longitudinale postérieure le long de la suture; la dépression avec une ponctuation plus forte et plus dense que le reste de la surface élytrale et nous voilà en OO

Détail des élytres:  la dépression le long de la suture davantage et plus fortement ponctuée que le reste des élytres.

Ensuite PP Saillie mésosternale lisse ou peu ponctuée, coloration variable( retour sur la photo 2) nous sommes envoyés en  S Bientôt on aura fait tout l’alphabet !! Que lit-on en S ?

Le pygidium n’a pas d’impression oblique c’est la seule différence à voir car notre exemplaire n’a pas de tache blanche comme celui qui a un pygidium avec des impressions en oblique. Nous allons en U
 Le pygidium est le  dernier segment abdominal indiqué par la flèche.
Netocia cuprea pygidium

Nous lisons en UU  Coloration verte, bronzée ou violette , c’est le cas. Nous voici en V

V Une tache d’écailles claires sur les genoux (visible quand la patte est à moitié pliée) mais souvent graisseuse et peu distincte .Ce fut très difficile mais je pense les avoir vues mais aucune photo n'est vraiment caractéristiques. Pour me montrer ses genoux l’insecte aura montré une grande vigueur à s’extirper de ma prise, j’ai pu me rendre compte qu’enfonçant ses griffes  dans ma main il montre une force très importante pour se dégager; au besoin il essaie même de mordre sans effet heureusement .

Nous sautons (enfin) en WW

Netocia cuprea , la vue ventrale montre les fémurs postérieurs qui ne sont pas échancrés
WW Fémurs postérieurs non échancrés au bord inférieur :

……………………Protaetia (Netocia) cuprea
Le jeu est terminé, vous avez gagné!
 

 

 

 

samedi 2 août 2014

Pispistelles communes: on a chaud!


Dans le jardin certains habitants sont discrets, ils attendent le crépuscule pour s’animer. C’est le cas de ces petites chauves- souris, les Pipistrelles. Dès la fin du printemps elles reviennent loger à proximité de nos lieux de vie, soit sous le toit, soit dans un abri que je ne découvre souvent que par hasard, au cours d’un nettoyage d’un coin reculé je trouve des petites crottes caractéristiques.

Je suis contente de les voir car comme vous le savez elles sont très utiles et consomment de nombreux insectes. En ce moment, quand je les vois le soir voler devant mes fenêtres, je les invite à chasser le moustique tigre qui est loin d’être un visiteur désiré !
Pipistrelle commune remontant le long d'un mur.

 Cet après- midi, par un temps très mitigé nous avons eu la surprise de trouver 2 de ces petites chauves- souris en des endroits inhabituels. L’une sur une contre marche de l’escalier a remonté le long du mur pour aller se coller sous les tuiles du toit. La seconde, s’est posé sur le sol de la terrasse en étalant ses ailes pour dissiper la chaleur toute relative de l’après- midi.
Les ailes étalées au sol à l'ombre, la Pipistrelle essaie de se rafraîchir.

En m’approchant très tranquillement nous avons fait quelques photos.  Ce fut l’occasion de voir certains  détails de ce petit mammifère (4, 5cm pour la longueur mesurée du corps.) Il s'agit de Pipistrelle commune, la plus petite de nos chauve-souris.
La chauve -souris n'a aucune intention agressive, elle a chaud!

La tête en premier, on voit les oreilles bien grandes pour un si petit animal. Vous savez que cet animal se dirige avec une très grande précision en évitant les obstacles par un éclairage très réduit.

J’en ai fait l’expérience plusieurs fois quand sur la terrasse, le soir venu elles rejoignaient leur nid sous les tuiles en m’évitant soigneusement mais en passant très près de moi. Comme je bougeais, elles adaptaient leur vol.

Ces grandes oreilles jouent le rôle d’un sonar captant l’écho d’un ultra son émis par la chauve souris et  réfléchi par l’obstacle, ou la proie.

Pipistrelle commune au sol.
 

Par prudence, je ne touche jamais une chauve- souris, si je dois la manipuler je mets des gants. C’est une mesure de précaution car elles ne sont pas agressives. Rappelons que toutes sont protégées.
Quelques  infos ici

De grandes oreilles et de petits yeux peu visibles.
 

Etalée sur le sol l’une d’elles nous montre  cette membrane qui relie les doigts de sa main et qui lui sert d’aile quand elle vole.

On peut voir les différents doigts bien séparés et munie d’un ongle solide  dont le mammifère se sert pour se déplacer en s’accrochant aux parois verticales(photos 1 et2).
Détail de la membrane qui sert d'aile aux chauves-souris.

Les pattes arrières quant à elles montrent des doigts bien groupés .On voit cette peau qui  fait le tour du corps de la chauve- souris en partant du pouce gauche en incluant tous les doigts de la main , ceux du pied gauche, de la queue  puis  pied droit et doigts côtés droit.
Comme d'habitude, le soir venu, elles se sont envolées pour leur chasse nocturne.

Une petite suite à cette publication. Grâce aux visiteurs du blog  j'en ai appris davantage sur ces petits visiteurs nocturnes.
Voici un lien vers une émission diffusée par Arte , Xenius , "Peut-on encore sauver les chauves souris?" qui dure 26 minutes et parle à la fois de la grave mortalité qui touche des espèces en Amérique du Nord et des problèmes que connaissent les chauves souris allemandes et européennes, liés à la modification et du climat et de leur milieu.
Merci à Laval Roy et à Hervé Martin de leur intérêt et de leurs informations!

dimanche 27 juillet 2014

Des abeilles qui dorment : Anthidium florentinum fait la grasse matinée accrochée dans la salicaire


Les Anthidium florentinum sont fidèles année  après année, sur la salicaire qui pousse dans un coin du jardin.
Anthidium florentinum, accroché à la salicaire,  en train de dormir

C’est l’endroit où elles viennent se nourrir, où les mâles attendent les femelles, bref un lieu très couru !
Voici l'abeille qui a la position la plus extraordinaire, tête en bas.

C’est aussi un dortoir ! En effet au petit matin, je trouve sur les coins encore tardivement à l’ombre plusieurs individus en plein sommeil. Leur manière de dormir est assez étonnante. L’insecte s’accroche à la plante avec la seule force de ses mandibules. Sur certaines photos on voit bien que les pattes ne servent à rien.
Mouillée de rosée , Anthidium florentinum continue son roupillon.

Même l’humidité nocturne ne fait pas lâcher prise à l’insecte.
Anthidium florentinum, les pattes ne servent pas pendant le sommeil

En l’observant on s’aperçoit aux légers mouvements de l’abdomen que l’abeille « respire ». Lorsque ces mouvements s’accélèrent, le réveil n’est pas loin. C’est l’élévation de la température ambiante qui agit comme déclencheur. Bien sûr quand le soleil les réchauffe directement plus question de faire la grasse matinée. Les demoiselles sont déjà en train de butiner sur les fleurs avoisinantes , mais au soleil!
Anthidium florentinum,  accrochée  tout au  bout de la plante.

Il est remarquable que les dormeurs de la zone la plus ombragée passent davantage de temps accrochés ainsi et au repos, que ceux d’une zone plus ensoleillée qui ont un réveil plus matinal.

 
Anthidium florentinum,  dormeur au milieu des fleurs.
Cela fait maintenant plusieurs matins que je trouve 3 à 4 individus chacun sur un bout de plante différents bien ensommeillés vers 8 heures du matin, la preuve que personne ne vient troubler leur sommeil!

 Des publications antérieures concernant ces belles abeilles:
Des femelles cueilleuses de coton ici
La vie des Anthidies sur la salicaire ici