vendredi 23 novembre 2018

Rhynocoris annulatus, une réduve en noir et rouge!


Pour changer un peu je vous présente aujourd’hui une punaise, Rhynocorus annulatus, facile à reconnaître .
Rhynocoris annulatus, vue générale, du noir avec un peu de rouge!

Elle fait partie des réduves (assassin bugs pour les Anglais), de grandes punaises prédatrices.
Facile à reconnaître car elle apparaît bien noire avec un peu de rouge.
Rhynocoris annulatus, vue dorsale

Les hémélytres sont entièrement noirs, les taches du  connexivum  rouges et noires.
Les premières et dernières pattes sont aussi rayées en rouge et noir.
Rhynocoris annulatus,détail de la tête avec son rostre puissant.

Les Réduves sont armées d’un solide rostre que leur sert à « harponner » leur proie.
Leurs piqûres sont vraiment douloureuses en ayant fait l’expérience une fois, je les manipule avec la plus grande précaution.
Rhynocoris annulatus,vue de  profil

C’est une punaise qui est présente partout en France, plus rare dans le sud que dans le nord. C’est ce qui explique que c’est la première fois que je la vois dans le jardin dans un endroit moins ensoleillé !
Les photos en gros plan permettent de voir le détail du pronotum avec son étranglement à la base.
Rhynocoris annulatus, un pronotum de forme particulière!

La pilosité blanche bien dressée n’apparaît que lorsque qu’on y regarde de près !

Rhynocoris annulatus, pose en studio!

Ainsi photographié sur une petite fleur de pâquerette, la réduve n'est pas dans son milieu, mais c'est pour moi un moyen de lui donner un milieu à découvrir et à rester dans le champ de mon objectif.Cela nous donne aussi une idée de sa taille entre 12 et 15mm.
Celle-ci se promenait dans mes framboisiers à la recherche sans doute d'autres insectes intéressés par les fruits ou les feuilles! 

samedi 17 novembre 2018

Ctenochares bicolorus, un ichneumon qui régule la présence des chenilles de Chrysodeixis chalcites


Les Ichneumons sont des hyménoptères qui comptent un nombre très important d’espèces.
Ils ont souvent de longues antennes (plus de 13 articles), les femelles une longue tarière..
Ctenochares bicolorus, ichneumonidae parasitoïde de  Chrysodeixis chalcites 

Ce sont des parasitoïdes de chenilles de Lépidoptères pour beaucoup.
Celui-ci est encore issu d'un sauvetage sur la piscine à la mi-novembre.
Caractérisé par ses ailes très assombries à l’apex, ses deux couleurs orange et noir , il fut assez aisément identifié sur le net.
Il s’agit de Ctenochares bicolorus.
Pourquoi ?
Les ailes restent toujours un bon moyen d’avancer sur le chemin de l’identification.
Aile antérieure de Ctenochares bicolorus

Ici, on voit bien la cellule discoïdo –cubitale de forme irrégulière et   l’aréole pentagonale.
Encore mieux sur l'image ci-dessous!
 Détail de l'aile antérieure de Ctenochares bicolorus*


L’insecte mesure plus de 15mm, difficile souvent de lui demander de rester gentiment sur la règle pour le mesurer.
Après son repêchage , je l’ai mis dans un pot en verre pour pouvoir l’observer. Il lui faudra un certain temps pour se réchauffer et ensuite commencer une toilette minutieuse au cours de laquelle, le sujet restant souvent à la même place, je peux le photographier.
Vue dorsale de Ctenochares bicolorus

L’abdomen est bicolore : brun rouge puis noir.
Il en est de même pour le thorax sur le dessus roux, noir dessous.
Les fémurs arrières sont noirs, les premiers roux. Les antennes présentent une bande blanche en leur milieu.
Une info intéressante trouvée sur cette page,m’a conduit à chercher à mieux voir les ongles en utilisant un grossissement plus important : les ongles de l’insecte présente des petits peignes ce qui lui donne son nom: "cteno" signifiant peigne( en grec)
Ongle pectiné de Ctenochares bicolorus*

C’est sur un site néozélandais que j’en apprendrais davantage sur les moeurs de cette guêpe.
 Ctenochares bicolorus détail du thorax 

C’est un parasite de la chenille de Chrysodeixis chalcites bien présente dans le jardin !C’est aussi un moyen pour moi d’avoir un élément de plus pour nommer l’insecte étudié.
 Ctenochares bicolorus bien utile au jardin

Ctenochares bicolorus est originaire d’Afrique mais est répandu depuis en Europe et en Asie.
Cet hyménoptère limite dans les jardins la présence de la chenille qui est considérée comme nuisible.
Encore une preuve de l’équilibre qui se crée sans mon intervention. C’est un constat qui me fait toujours plaisir.
Pour leur faciliter la survie en hiver offrons leur des coins tranquilles où nous laisserons un tas de feuilles, du vieux bois ...

*image grossie 3 fois

dimanche 11 novembre 2018

Les Halictes de la scabieuse,des abeilles à la robe rayée, femelle et mâle.


Depuis deux ans j’observe en particulier les abeilles, les guêpes ou autres hyménoptères qui visitent le jardin.
J’arrive  très lentement à en identifier quelques –uns ! C’est dire si je suis  surprise par le nombre important d’espèces différentes qui se promènent sur les fleurs des plantes ou arbustes qui égaient notre espace. Il me reste encore bien du monde à identifier !
Après avoir présenté les petites Lasioglossum nigripes voici maintenant une cousine bien différente  et beaucoup plus grande de la vaste famille des Halictidae.

Halicte de la scabieuse femelle*

Il s’agit d’Halictus scabiosae.
Je rencontre les femelles tôt dans l’année , en mars, avril et hélas souvent dans la piscine.
Quand elles ne sont que bien mouillées, le sauvetage est efficace : nourries avec une fleur fraîchement cueillie( souvent du pissenlit qui pousse toute l’année) , un séchage sous une lampe et la butineuse peut reprendre du service.

Halicte de la scabieuse femelle devant la règle graduée!*

D’autant plus que cette femelle, est importante :c'est  elle  qui va  donner naissance à la génération estivale.
Elle a passé l’hiver à l’abri et reprend du service aux premiers beaux jours.

Halicte de la scabieuse femelle cette vue permet de bien voir les brosses de récolte du pollen de la patte arrière*

Passons à la présentation de la femelle d’Halictus scabiosae.
Je me sers d’une clé disponible sur le net , mais aussi d’infos extraites du Bellmann :guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe.
Une observation des ailes donne  une première info :
·         3 cellules cubitales et une nervure basale courbe(voir la flèche sur la photo du dessous.)
 
Aile d'Halicte, les 3 cellules cubitales et la flèche qui indique bien la courbe de la nervure basale.*
Ensuite dans le cas d’une femelle on voit le dernier tergite très particulier : un sillon longitudinal très étroit, bordé sur les côtés de longs poils serrés.
Abdomen de L'Halicte de la scabieuse avec son dernier tergite particulier

·         Puis la cuticule du corps n’a pas de reflets métalliques, on reste dans le sous-genre des Halictus.En particulier la cuticule noire du tibia et du basitarse des pattes arrières noire permet de distinguer H.sacbiosae de H. rubicundus, une autre des grandes Halictes qui visite le jardin.

Halictus scabiosae femelle chargée de pollen sur Picris

C’est une abeille de grande taille(voir la photo plus haut, elle atteint 15mm), les bandes pileuses que l’on voit sur les tergites sont bien ochracées et entières ce qui nous amène à Halictus Scabiosae.
Situées à la partie apicale des tergites elles paraissent larges à cause de la zone feutrée que l'on voit en haut des tergites(ce qui lui a aussi donné parfois le nom d'Halicte zébrée)

Halictus scabiosae chargée de pollen blanc sur fleur de laitue

Pour voir un mâle il faudra attendre l’été. Ils sont issues de la génération préparée par les femelles ayant hivernées. Ils sont  plus facilement reconnaissables.

Halictus scabiosae mâle sur fenouil, longiligne aux antennes courbées au bout

Leurs longues antennes au bout recourbé et leur abdomen longiligne avec les bandes ochracées les rendent facilement identifiables.Je les vois à partir de la mi-juillet, d'abord sur les lavandes où jour après jour ils viennent se nourrir en plongeant la tâte dans les petites fleurs.

Halictus scabiosae mâle plongeant sa langue dans la fleur de lavande

Ils se nourrissent sur des fleurs plus variées que les femelles qui collectent le pollen. Elles recherchent les astéracées(souvent des fleurs jaunes du style pissenlit, ). Les mâles recherchent le nectar .
Halictus scabiosae mâle  sur les petites fleurs de la menthe

Les voici sur des fleurs de lavande, de menthe et de fenouil ci- dessus.

Halictus scabiosae mâle  sur les  fleurs d'eupatoire chanvrine


Et  aussi d'eupatoire chanvrine, toutes ces petites fleurs leur apportant le nectar nécessaire à leur courte vie. 

 
Halictus scabiosae mâle  au cœur de la fleur de tournesol
Et pour finir une dernière image d'une belle femelle sur une fleur de catananche bleue dont le pollen jaune collée en abondance sur les pattes arrière servira de nourriture à la larve de l'abeille.Même alourdie par cette importante quantité de pollen elle s'envole rapidement.
Femelle Halictus scabiosae sur la fleur de catananche bleue
Cette abeille se rencontre dans toute l'Europe, elle est visible pour la femelle du printemps au début de l'automne ,pour  les mâles la seconde partie de l'été. Elles font leur nid dans le sol et sont de très utiles pollinisatrices en visitant principalement les astéracées mais aussi les rosacées dont les arbres fruitiers font pour beaucoup partie. Elles se contentent bien souvent des fleurs qui poussent spontanément .


* image grossie 2 fois

dimanche 4 novembre 2018

Ancistrocerus nigricornis, une guêpe un peu maçonne (femelle et mâle)


C’est une observation faite sur ma terrasse par une belle après-midi de mai qui est à l’origine de ce texte.Je vois une petite guêpe, jaune et noire qui entre dans une tige de cardère placée dans un pot sur ma terrasse dans un endroit où nous passons tout le temps.
Ancistrocerus nigricornis femelle sur une tige de cardère support de son nid

 Je garde dans un pot des tiges de bambous, de cardères, qui peuvent me servir de mini tuteurs pour mes boutures ou au besoin pour en faire des tubes que je place deci -delà  pour servir de logement à qui en voudra.
 J’ai observé le  manège  de cette guêpe pendant environ 45 minutes.


Ancistrocerus nigricornis femelle apportant une boule de mortier, dur dur la grimpette!

La guêpe, Ancistrocerus nigricornis, a choisi une tige de cardère dont elle a ôté une partie de la moelle. Je ne serais témoin que de la phase terminale de son travail de reproductrice. Je la verrai pénétrer dans la tige et en ressortir au bout de 5minutes. Puis je la vois apporter des boules de mortier  bien coincée entre ses mandibules. C’est ce mortier qui sert à boucher le tube.
C’est à partir de là que débute mon enquête.


Ancistrocerus nigricornis femelle apportant une boule de mortier pour boucher la cellule contenant sa ponte

D’abord qui est-elle ?
Ensuite que faisait-elle ?
Identification
Je n’ai pas de photos de très près ne voulant pas la gêner dans son travail.
L’ayant vu importer de la boue je m’oriente vers les guêpes maçonnes.
Dans la famille des Eumenes, je retiens le genre Odynerus par élimination des autres ( voir Berland Faune de France 19).
Dans le tableau des sous genres je retiens  ceci :

  • 1er tergite abdominal sans sillon longitudinal: corps plutôt ramassé (fig. 39); antenne du mâle formant un crochet à l'extrémité (fig. 40).
Cela me conduit  vers Ancistrocerus

Puis voici un critère pour les femelles:

  • Deuxième sternite abdominal d'abord horizontal, puis s'abaissant brusquement sur l'articulation avec le premier, formant ainsi un angle droit très net, le bord antérieur du sternite parfois même un peu saillant (fig. 43)


Et maintenant sur cette photo on voit bien cela !


Ancistrocerus nigricornis femelle avec le détail du sternite 2 caractéristique


Cela conduit à Ancistrocerus callosus , mais callosus est devenu nigricornis

J'ai ensuite cherché d'autres sources pour compléter mon identification.
Dans une clé en allemand j’ai trouvé ceci :

  • Facile à reconnaître grâce à l’angle formé par le sternite 2 et aux bandes jaunes sur les tergites(5 pour la femelle, 6 pour le mâle).

Ancistrocerus nigricornis femelle vue dorsale


  • Et le scape de l’antenne jaune par en-dessous que l'on voit bien sur certaines photos.
Après avoir identifié la femelle, j’ai recherché dans mes photos si le mâle n’était pas dans les parages.
Et je pense l’avoir trouvé butinant sur les fleurs du fenouil très très fréquentées!
 Voici monsieur.


Ancistrocerus nigricornis mâle sur fleurs de fenouil

Il se distingue d’abord par 7 segments abdominaux(6 pour la femelle) et des antennes différentes, ici,  terminées par un crochet !


Ancistrocerus nigricornis mâle  avec le crochet caractéristique de ses antennes

 Quelques infos sur ses moeurs.

Ces guêpes  sont très communes en France et en Europe.
Elles comptent deux générations par an , la première composée aux printemps de femelles qui auront passé l’hiver puis sortent tôt au printemps. Et ensuite d’une génération estivale, ce sont ces guêpes  que j'ai vues dans le jardin. 
Ancistrocerus nigricornis mâle  détail de la tête

Les mâles que j’ai trouvés étaient majoritairement sur les fleurs de fenouil.
Les femelles pondent leurs œufs dans des tiges creuses comme chez moi, mais aussi dans d’autres trous comme ceux laissés par des larves de coléoptères dans le bois mort.
Ancistrocerus nigricornis mâle , vue de face

Elle y font une ou plusieurs cellules approvisionnées de chenilles et fermées par un mortier.Les chenilles sont celles de Lépidoptères.Il y a une ou plusieurs cellules séparées et ensuite bouchées par ce mortier.
Les femelles adultes hivernent et peuvent parfois sortir par certains journées ensoleillées en hiver
Ici un site en allemand avec photos et explications.

Il fallait que je sois intriguée par cette activité particulière de la guêpe pour que je cherche à mieux la connaitre et surtout la reconnaître parmi les nombreuses guêpes qui se promènent dans le jardin.
On peut encore une fois observer que cette guêpe, totalement inoffensive pour nous, joue un rôle régulateur dans la petite faune qui nous entoure.

samedi 27 octobre 2018

L'émergence des mâles Lasioglossum nigripes



Suite de l'article précédent intitulé :la vie d'une bourgade d'abeilles solitaires , les Halictes

Le matin du 15 août, tout a changé:  dans les trous j’ai  vu d’autres têtes sortir le nez.Des têtes plus étroites avec des antennes plus longues !!Les mâles émergeaient ! 
Lasioglossum nigripes mâle frais émergé

Il y en avait beaucoup, l’un sortant du trou, poussé par le suivant. Certains plus prudents que d’autres faisaient marche arrière quand je regardais, d’autres attendaient que je regarde ailleurs pour sortir, jeter un œil rapide et s’envoler !!
Puis dans une deuxième phase, j’ai vu des mâles revenir, rentrer dans un trou, puis quelques instants plus tard en ressortir et illico rentrer dans une entrée voisine.
Lasioglossum nigripes mâle premier  un regard sur le monde extérieur 

J’ai aussi vu deux mâles s’empoigner et se rouler dans le sable.
Puis une femelle sortir d’un trou suivi d’un mâle tous deux faisant un brin de toilette.
Lasioglossum nigripes mâle et femelle

Encore plus tard un mâle attraper une femelle et ne pas la lâcher jusqu’à ce qu’ils roulent dans la boite que j’avais placée à l’aplomb du mur !
Vous avez compris : la nouvelle génération pense au futur ! Il s’agit d’assurer la pérennité de l’espèce !!
Le couple qui avait roulé dans ma boite me permet de les photographier  en gros plan et surtout de rechercher les détails qui permettent une identification quasi certaine.
Lasioglossum nigripes mâle 

On note des différences importantes entre mâle et femelle. Voyant du rouge sur l’abdomen du mâle, j’ai été très contente, pensant à tort arriver facilement à mettre un nom sur l’espèce ! Hélas non, chez les Evylaeus il existe plusieurs mâle à abdomen rouge (Lasioglossum (Evylaeus) calceatum, Lasioglossum (Evylaeus) albipes).

Lasioglossum nigripes femelle( noter la présence d'acariens sur le thorax)

L’observation des femelles avec le dernier tergite fendu m’avait orienté vers les Halictes.
L’absence de pubescence feutrée  au bords des tergites indique les Lasioglossum. C’est ensuite que cela se complique. Je vais m’orienter vers le sous groupe des Evylaeus.
Il me faudra observer plus en détail le mâle qui présente un labre et des  mandibule noires.
Lasioglossum nigripes mâle, labre et antenne à observer



Détails que l'on voit mieux sur la photo suivante.

Lasioglossum nigripes mâle, détails de la tête

Le 3eme article de l'antenne plus court que les suivants est aussi un critère relévé par le document* qui me sert de clé.
Les pattes noires amènent aussi vers L. nigripes qui porte alors bien son nom.

Mais un autre détail difficile à voir me confortera dans mon idée: de fines rayures se trouvent sur la partie déclive du tergite 1 visibles sur les photos ci-dessous.

Détail du premier tergite montrant les fines rayures caractéristiques de l'espèce L. nigripes
Et encore davantage en grossissant  plus .

Fines rayures de la partie déclive du  1er tergite
Il s'agit bien d'une colonie de Lasioglossum nigripes qui s'est développée dans ce petit morceau de jardin.

Il me reste cependant de nombreuses interrogations après cette détermination.
Je vois de nombreux mâles à tout moment de la journée autour des trous de sortie. Est-ce qu'ils se nourrissent?
Lasioglossum nigripes mâle se nourrissant sur une fleur de fenouil

La réponse se trouve sur des images de l'année précédente. Nos mâles font le plein d'énergie sur les fleurs riches en nectar comme celles du fenouil!

Lasioglossum nigripes mâle détail de la langue

Que deviennent les femelles fécondées issues de la seconde génération? 
Ce sont les futures reines fondatrices d'une nouvelle génération au printemps prochain. En attendant elles passent l'hiver dans leur nid.
Progressivement les entrées ont été abandonnées, elles sont restées ouvertes quelques temps puis se sont bouchées et je ne vois plus aucune activité sur la zone depuis un bon mois, de temps en temps quelques grains de sable semblent rouler .
Je dois avouer que c'est avec un petit pincement au coeur que j'ai vu ces actives butineuses peu à peu disparaître de la zone. J'espère qu'elles passeront un bon hiver pour être prêtes au printemps à virevolter sur nos fleurs!

* Pour identifier ces belles abeilles je me suis servie de Clés illustrées pour l'identification des abeilles de Belgique et des régions limitrophes Halictidae, Alain Pauly
Pour en savoir davantage sur la vie en société de certaines Halictes, un extrait de : La Biologie des abeilles primitives / par C. Plateaux-Quénu, 1972