lundi 14 novembre 2011

Eristalis tenax(Linné): Eristale tenace ou gluante.


L’Eristale tenace est très présente en ce moment sur le néflier du Japon. Ce sont bien sûr les nombreuses fleurs qui les attirent. Adultes ces insectes se nourrissent de nectar, les larves vivent dans  des endroits moins ragoûtants : égouts, eaux stagnantes, fosses à purin .
Éristale tenace, mâle(yeux qui se touchent), se chauffant au soleil sur une feuille de bibacier.

Elle s’est déguisée en abeille : même toison sur le thorax, et comme l’abeille elle bourdonne en volant. Elle fait partie de la grande famille des Syrphes. Ce sont des diptères qui ont 2 ailes et non 4 comme notre amie l’abeille domestique.
L'abeille mellifère se reconnaît à ses corbeilles emplies de pollen sur ses pattes postérieures.

Deux ailes à la nervation très particulière. Chez les Syrphes on note la présence d’une vena spuria , c’est-à-dire une nervure qui n’est reliée à aucune autre, une fausse nervure.

Aile d'Eristale : 1, la fausse nervure(vena spuria), 2 la boucle des Eristales

Les Syrphes comprennent plusieurs familles dont chacune a une caractéristique pour ses ailes, un moyen de mieux les reconnaître. C’est  cette boucle sur la nervure  qui est la marque de fabrique des Eristalini, tribu à laquelle appartient l’Eristale tenace.

Son corps est abondamment recouvert de poils clairs.

Elle va même jusqu’à imiter les corbeilles qui servent à l’abeille à faire sa récolte de pollen. Des  poils  plus grands et plus sombres ornent ses pattes postérieures.
Éristale tenace, 1: les tarses des 2 paires de pattes antérieures sont noirs, 2 :l'arista est lisse

J’ai surtout essayé de voir le détail de sa tête. Bien sûr c’est aux antennes que l’on voit que nous n’avons pas affaire à une abeille. Les antennes des abeilles sont noires et ont la forme d’un flagelle .

Celle de l’Eristale ( et des Syrphes ) est une  antenne courte avec 3 articles et une  arista. L’arista est ce poil qui est sur le dernier article de l’antenne(2). On la voit à l’œil nu. Ses caractéristiques permettent aussi de distinguer certains Syrphes. Par exemple, notre Éristale tenace a son arista, glabre ou très légèrement poilue.

Ses yeux sont aussi recouverts de fins poils.
Éristale tenace, femelle ( yeux écartés)


Une langue pliable. A les voir se nourrir dans les fleurs j’ai vu que l’insecte utilisait une langue bien longue qui se colle sur les étamines et à l’intérieur de la fleur. J’ai voulu la photographier. Quand l’éristale a le nez à l’intérieur de la corolle impossible de voir quelque chose.

Éristale tenace, la langue est à moitié dépliée


 Heureusement de temps en temps elle se redresse pour nettoyer cette langue. Elle est vraiment pliable avec au bout de microperforations qui aspirent les liquides nutritifs.

Éristale tenace, langue totalement dépliée.

Langue totalement dépliée avec vue sur la partie terminale qui capte les sucs nutritifs

L’Eristale tenace est une grande migratrice. C’est sans doute ce qui explique leur présence en nombre dans le néflier après la période de mauvais temps qu’à connu notre région. Maintenant que le temps est redevenu plus calme, eh bien les Éristales sont beaucoup moins nombreuses dans le jardin, elles ont sans doute repris la route !

vendredi 11 novembre 2011

Compter les doigts et les orteils des rainettes !



Une des caractéristiques des rainettes est d’avoir les doigts et les orteils terminés par des ventouses. Les grenouilles et les crapauds ne sont pas dans ce cas.
Bien sérieux le vieux mâle rainette, posé sur son herbe de la pampa qui se balance au gré du vent!

En général je ne vois que partiellement les mains ou les pieds de la rainette.Comme c'est le cas pour ce vieux mâle prenant le soleil sur son herbe de la pampa.

Ce soir en fermant les volets, j’ai vu celle-ci collée derrière le volet en bois. Collée est le mot. La rainette a des ventouses très efficaces au bout de chaque doigt et de chaque orteil.
Scotchée sur le volet en bois, la petite rainette est fixée solidement à son support.

Ce sont ces ventouses qui lui permettent de se déplacer ainsi à la verticale sur quasiment n’importe quel support.
Ici, les geckos(Tarentes de Maurétanie) sont encore plus agiles en se déplaçant sur les plafonds.

 Revenons à ma petite rainette. Elle se croyait à l’abri derrière son volet et se voyant ainsi exposée, elle n’est pas restée longtemps dans cette inconfortable position. Lentement, mais sûrement elle a rejoint le bas du volet pour se glisser en dessous et ainsi, entre fenêtre et volet, attendre la nuit où elle repart en chasse. Le matin, en ouvrant les volets elle est souvent dans un des coins de la fenêtre, et parfois elle n’hésite pas à entrer dans la pièce, surtout en été quand le fenêtre est ouverte et qu’elle cherche la fraîcheur!
Écartant doigts et orteils, la rainette se déplace sans problème sur le volet.

C’est à l’occasion de ses déplacements que j’ai pu voir ses doigts et ses orteils bien déployés.
Les doigts sont palmés à la base et les orteils à mi longueur.
4 doigts et 5 orteils terminés par une pelote adhésive.

Les doigts au nombre de quatre, donnent à ses pattes antérieures des allures de main. J’observe aussi l’extrême mobilité de cette main dont les doigts s’écartent avec  beaucoup d’amplitude.  Les pieds comptent 5 orteils de longueurs différentes.
Ces jours ensoleillés d'automne sont les dernières occasions de voir nos petites rainettes avant qu'elles ne se mettent à l'abri pour l'hiver .

lundi 7 novembre 2011

Vanessa cardui: une belle surprise au jardin!


    Ce matin nous avons eu droit à quelques rayons d’un chaud soleil, après les abondantes pluies de ces derniers jours

    En ce moment la grisaille qui précède la pluie attendue en fin d’après- midi est de retour.
Vanessa cardui dans le Néflier du Japon.

       J’en ai profité pour aller visiter les différents endroits du jardin. J’ai eu quelques bonnes surprises. Mais voici la plus importante. Pendant tout cet été , je ne l’avais pas vue dans le jardin , cette Belle dame, bien sûr c’est de Vanessa cardui dont je parle.

      Et aujourd’hui, sur le néflier du Japon (le bibacier) j’en vois une. De loin et à première vue, je la prends pour un Vulcain qui est un habitué des lieux. Ils sont d’ailleurs 4 ou 5 à visiter régulièrement les inflorescences de ce bibacier qui fleurit à un rythme inversé. Il fait ses fleurs maintenant et pendant l’hiver, pour nous offrir ses fruits en mai –juin. C’est une aubaine pour de nombreux butineurs, d’autant que les fleurs sont très nombreuses. Elles commencent à éclore sur les branches les plus élevées, ce qui, bien sûr me complique la tâche. C’est là que ce beau papillon s’installe.
La Belle dame , Vanessa cardui sur les fleurs du bibacier.

    Le festin de ces fleurs très odorantes, retient les insectes. Et petit à petit elle descendra jusqu’à ce que  je puisse confortablement lui tirer le portrait.
Vanessa cardui sur fleurs de Néflier du Japon.

    Les Belle dames sont  des papillons que l’on peut voir  toute l’année en Afrique du Nord. Au printemps, certains  traversent la Méditerranée, se reproduisent, et, à la fin de l’été, les descendants des migrateurs retournent passer l’hiver au chaud en Afrique. Mais quelques papillons restent dans les régions les plus chaudes de l’Europe. Nous ne sommes pas l’endroit le plus chaud de la région. Je ne vois pas de Vanessa cardui pendant l’hiver. Alors soit,  il s’agit d’une migratrice très en retard sur son retour ou , ma foi, elle a décidé de rester ici,  incitée par l’automne particulièrement chaud. Si la météo reste « normale »,elle trouvera dans le jardin de quoi se nourrir tout l’hiver.

samedi 5 novembre 2011

Rainettes méridionales : dernier bain de soleil avant la pluie.




Elles l’avaient senti ! Il allait pleuvoir pendant de longues journées et l’occasion ne se présenterait pas de sitôt de se chauffer au soleil !
Un mâle rainette bien sérieux sur une feuille de bibacier

C’est ainsi qu’en début de semaine j’ai trouvé dans les différents endroits du jardin où se logent mes rainettes méridionales, des vieux mâles ronchons, des jeunes rainettes toutes pimpantes, tout ce beau monde profitant  des rayons du chaud soleil de la matinée.

Effectivement il pleut beaucoup depuis 2 ou 3 jours et c’est en voyant les fortes précipitations de ce matin que j’ai pensé à elles. Elles auront trouvé un toit à l’intérieur de la végétation qu’elles ont choisi pour résidence.

Voici d’abord un solide gaillard, un mâle adulte. Il a choisi pour domicile le néflier du Japon ( bibacier). Ses larges feuilles lui offrent sans doute un bon abri et sa floraison attire de nombreux insectes. Les quelques feuilles à ses pieds doivent aussi abriter de quoi le nourrir. Et c’est ainsi qu’il prend le soleil à 50cm du sol.
Quel joli profil pour ce gros mâle de rainette méridionale

D’abord en me regardant bien en face pas du tout intimidé par l’objectif, il en a sans doute vu d’autres. Et juste avant que je décide de le laisser à sa bronzette, voilà qu’il m’offre son meilleur profil ! Un vrai cabotin !
Agile et acrobate cette rainette méridionale s'accroche à son herbe de la pampa

En remontant sur le côté du jardin j’inspecte un énorme pied d’herbe de la pampa , c’est une adresse rainette très recherchée. En effet j’en vois quatre qui se partagent le loyer, même ici on pratique la colocation !

Deux sont totalement inaccessibles pour mon objectif. Ces herbes sont coupantes et il fait faire attention en les manipulant. Voici une jeune rainette très gracieuse accrochée à la mince feuille qui se balance au vent. Nous jouons un peu à cache cache. Et elle m'offre un beau numéro de ...cavalière!
Une rainette à cheval!

Plus loin , encore un bel adulte, un mâle sans doute au vu de la peau bien distendue de sa gorge, assis lui bien horizontalement à la jointure de la feuille.  
Serein et sûr de lui, ce mâle  rainette méridionale se chauffe le dos au soleil , gardant la tête à l'ombre.

C’est leur taille qui me permet de les différencier.  Un adulte  atteint 5 à 6 cm ! Les juvéniles que je vois ne  font 2 à 3 cm, parfois bien moins.
Pas esthétique , mais confortable pour se chauffer au soleil

La dernière avait choisi le support le moins esthétique : cette fleur sèche d’agapanthe. Les larges feuilles de la plante offrent un bon abri à nombre de locataires insectes et gastéropodes. Je sais que j’y trouve en général au moins deux rainettes ; elles choisissent le vert des feuilles pour se bronzer, mais celle-ci avait sans doute voulu changer ses habitudes pour faire ressortir le très beau vert de sa peau.

Cette fois-ci je n’ai vu que des rainettes bien vertes ! Mais d’autres sont bien mieux cachées , par exemple celle trouvée ce  matin ,  au sec dans le bac  technique de la piscine , de couleur presque noire !

mercredi 2 novembre 2011

Tendresse animale : Maman bison et son jeune!


Ces quelques photos faites dans la Réserve biologique des Coteauxd’azur où nous avons observé le brame du cerf, révèlent les tendres relations entre adulte et jeune.
Tendresse

Les adultes et les jeunes veaux nés au printemps se nourrissent sur le même territoire  et passent une bonne partie de leur journée ensemble.
Les jeunes restent souvent groupés et passent plus de temps à se reposer.

Maman Bison et son veau déjà bien grand, à qui elle prodigue toujours beaucoup d'attention.

Voici une maman bien attentionnée. C’est émouvant de voir ces grandes bêtes avoir ces comportements.

 Et un  autre petit qui vient réclamer sa part d’attention. Les veaux portent aussi des cornes, mais elles ne sont pas encore courbées comme celles des adultes.
Et le petit  curieux aimerait en avoir sa part !

En groupe on se rend compte de la différence importante de corpulence entre le mâle, au centre et les femelles.

Au milieu un mâle bien plus grand que les femelles.