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mercredi 4 novembre 2009

Pezotettix giornae , un petit criquet, bien qu'appelé le Criquet pansu!!

Il est grand temps que je publie un billet concernant ce petit criquet sans prétention.
Petit , c’est le plus petit des criquets qu’il m’est donné de rencontrer : la femelle approche difficilement des 2 cm ( en réalité entre 12 et 18mm), quant au mâle c’est un vrai minus à peine entre 11 et 15 mm. Sans prétention , il n‘est ni vert vert, ni bleu , ni jaune, aucune couleur éclatante , couleur de muraille , de grisaille !

Une petite femelle de criquet pansu sur son brin d'herbe, me surveillant du coin de l'oeil!

Mais c’est un fidèle, il là dans mon jardin ,saute à mes pieds quand je marche dans l’herbe et je pense même qu’il passe l’hiver avec nous !

Je dis bien saute car c’est un criquet qui n’a de que des moignons d’ailes , pas de longs vols pour échapper au photographe, mais l’herbe est un très bon refuge quand on est si petit, on disparaît vite !Ses ailes réduites sont de la même couleur que le corps brun , gris avec parfois une bande plus soutenue en brun,mais ce n’est pas toujours le cas !

Un mâle utilisant le moyen de transport en usage chez les pansus: sa copine!

Pour être sûr de son identité, je vérifie toujours les critères indiqués par d’éminents spécialistes ! Ils nous indiquent ( Bellmann et Luquet ; Guide des sauterelles et des criquets d’Europe) que les fémurs postérieurs présentent 2 taches brunes plus ou moins nettes. Ok ,cela se voit sur nombre de photos.
Plus compliqué et plus difficile à voir sur photo : « les tibias postérieurs sont armés d’une épine apicale externe »
Bien, si vous avez déjà observé des criquets au repos, vous remarquez que l’insecte est debout sur ses 2 paires de pattes antérieures et que les pattes puissantes postérieures, celles qui servent au saut , sont bien pliées et que le gros fémur cache bien souvent le petit tibia ! Quand l’insecte déplie sa patte postérieure c’est souvent trop tard, car la seconde d’après il a sauté et adieu l’observation de « l’épine apicale externe » !!!

Des détails du pronotum, remarquez que la dame est bien poilue!

Un autre caractère concerne le pronotum ! Les criquets présentent , comme les sauterelles , des caractères particuliers sur cette partie de leur corps ! Celui de Pezotettix giornae , est caréné sur la partie antérieure ( voir la flèche) alors que la partie postérieure de son pronotum est lisse ! C’est beaucoup plus facile à voir chez les criquets colorés car souvent ces carènes sont soulignées de couleur ou de forme plus évidente !Le petit pansu présente sur la partie postérieure de son pronotum une alternance de couleur claire et foncée qui lui fait une jolie ornementation !

Femelle de Pezotettix giornae en visite sur mon ongle!

A propos de ses fémurs postérieurs bien plus développés que les 2 autres paires de pattes qu’il possède , ils présentent souvent un critère intéressant : ici ce sont des décors en arêtes de poisson que l’on trouve chez de nombreux criquets,et 2 taches sombres que l’on voit mieux à l’intérieur de la patte !
C’est un excellent sauteur grâce à ces pattes puissantes !
Il fait des bonds sans commune mesure avec sa petite taille ! Et une remarque : n’essayez jamais d’attraper un criquet ou de le tenir par une de ses pattes sauteuses ! Il a un tel effet de ressort quand il veut s’échapper, que la patte vous restera dans la main, et vous serez tout à fait désolé de l’avoir mutilé involontairement.

Un couple en voyage de noces!

Souvent Pezotettix giornae se présente sous la forme de couple, comme les Podisma pedestris que l’on rencontre en montagne.
Et le couple est bien amusant à regarder , la femelle promène son petit mâle de feuille en feuille, de saut en saut ! Mais tous les deux ne lâchent pas du regard l’intrus qui les observe !



Un tout jeune criquet au restaurant!

Un petit souvenir printanier! Ce juvénile tout petit de Pezotettix giornae en train de "brouter" une pétale de marguerite!

Bon appétit !

Un crop de la photo pour le voir entrain de se restaurer ! Les juvéniles mangent bien plus que les adultes. Ce qui explique que l'on voit des pétales de fleurs entamées!!

C’est un article dont les illustrations m’ont données bien du mal. D’abord pour le trouver dans l’herbe, ensuite pour en faire des images présentables !
C'est un criquet présent dans tous les départements situés au sud d'une ligne joignant Châteaubriant (Loire Atlantique) à Briançon(Hautes Alpes).Mais il manque en Loire Atlantique, Creuse et Haute Loire).
Mais en plus , il présente un isolât en Côte d'Or. En vous souhaitant de la voir simplement sauter dans l'herbe et de lui accorder un regard bienveillant!

lundi 28 septembre 2009

Acrida ungarica: la Truxale méditerranéenne.

Ou le criquet à tête de poire !
C’est nous qui avons eu fait une drôle de tête en voyant dans les herbes, le long de la lagune de Biguglia, au sud de Bastia, ce criquet avec cette tête étirée et en forme de poire !

Tout en longueur, Acrida ungarica, caché dans les les genêts.

Ce ne fut pas facile, bien que la matinée soit peu avancée, de convaincre un de ces drôles d’insectes de poser pour la postérité ! Non seulement ses longues pattes sauteuses sont très efficaces pour disparaître de buisson en buisson et se dissimuler dans les broussailles sèches en cette saison ou bien sauter de préférence dans les ronces, de plus l’espèce dispose d’ailes très performantes lui permettant de faire des vols de 5 à 6 mètres sans problèmes !

La Truxale méditerranéenne, toujours drôle avec sa curieuse tête, mais avec avec une tenue verte rayée de beige!

Acrida ungarica se décline en vert et en beige ! Au choix ! Surtout, comme toujours en fonction des endroits où l’insecte se dissimule.

En harmonie avec son milieu, dans des nuances beiges, variant du clair au foncé!

Nous l’avons rencontré dans toutes les zones humides côtières de la Corse que nous avons arpentées.
Une fois qu’on a vu sa drôle de tête on ne risque pas de le rater !
La tête a le sommet du vertex quadrangulaire. C’est un insecte tout en longueur ! Même les pattes postérieures restent grêles bien que d’une longueur impressionnante.

Une tête bien caractéristique!

Les antennes sont d’abord très larges à la base et devenant plus étroites se terminent avec des articles arrondis.

Des antennes plates ,devenant rondes vers le sommet.

C’est un criquet de la famille des Acridines , famille qui compte les plus grands criquets européens. Nous avons été surpris par la taille des specimens rencontrés, la première Truxale faisait près de 7 cm. Comme bien souvent les femelles sont plus grandes que les mâles : lui fait entre 30 et 46mm, elle entre 52 et 75 mm.
La vue de dos permet de distinguer les tegmina agrémentés d’une série de taches blanches sur fond noir.

Des tegmina recouvrant tout l'abdomen, avec des taches blanches et noires.

En Corse on rencontre la sous espèce mediterranea. Ces criquets ne stridulent pas. C’est une espèce d’origine africaine que l’on rencontre en Corse mais aussi dans les départements du sud de la France , jusqu’en Drôme où elle a été observée. Elle est herbivore et consomme surtout des graminées.

Un criquet tellement grand qu'il est difficile à caser dans le cadrage!

Ces excellents détails sont bien sûr extraits du "Guide des sauterelles, grillons et criquets d’Europe occidentale de Bellmann et Luquet (Delachaux et Niestlé.)"
C’est avec ce curieux criquet que je débute la série « souvenirs de vacances en Corse » qui, grâce à vos souhaits ,merci à tous, se sont déroulées de manière très agréable!

samedi 5 septembre 2009

Podisma pedestris : un couple de criquets montagnards.


"Salut à tous, c’est nous les Podisma pedestris. "

Podisma pedestris est une espèce de criquets d’altitude que j’ai rencontrée la première fois en parcourant les pentes du Mont Serein .Au mois de juillet il fait déjà bien sec sur les pentes ensoleillées de cette station de ski située sur la face Nord du géant de Provence, le mont Ventoux.
A 1600mètres d’altitude cette face nord présente une flore et une faune très montagnardes avec cependant un certain nombre de caractères particulier à ce milieu méridional. C’est là que mon regard a été attiré par ces criquets très, très colorés !
Quand on les revoit ensuite dans d'autres zones d'altitude, il est facile de les reconnaître!

"-Coucou c’est moi le chef de famille !
-Eh oui, mais c’est moi qui marche à pied avec toi sur le dos ! Contrairement à d’autres espèces c’est moi qui assure la charge du ménage pendant que Monsieur continue à chanter (cela me fait agréablement passer le temps.)
Bon, pas de querelle les Podisma je vais vous présenter tous les deux ! "

D’abord Madame ! Elle est bien plus grande que Monsieur !

Femelle de Podisma pedestris se chauffant au soleil sur les pentes du Mont Serein.

Donc voici la femelle de ce criquet encore appelé la Miramelle des moraines. Elle mesure entre 24 et 30 mm et c’est une taille importante pour un criquet.

Portrait de criquet avec ses antennes courtes et ses ailes réduites à des moignons chez cette espèce.

Vous remarquez ses antennes courtes (alors que les sauterelles ont des antennes au minimum aussi longues que leur corps).

"Ohé et moi, je suis le mâle, tu ne m’as pas présenté ! "

Mâle de Podsima pedestris sur la végétation dans laquelle il se cache souvent.

Voilà Monsieur Podisma : il est magnifiquement coloré,(mais beaucoup plus petit que la femelle : il ne fait que19 mm au maximum, on parle doucement pour ménager sa susceptibilité), voyez ce jaune éclatant qui contraste avec les taches noires de son dos !
"Est-ce que cela te convient Monsieur le criquet ?
-Oui, mais tu n’as pas parlé de mes beaux tibias !
Bon, alors regardez bien les tibias bleus du Criquet marcheur(nom francisé de Podisma pedestris) "
En y regardant de près on voit des pattes sauteuses aux tibias bleus, oui oui bleus ! L’intérieur du fémur postérieur est souligné de rouge !
C’est un criquet sauteur grâce à ses puissantes pattes postérieures. Avec des ailes réduites à des moignons il ne peut pas voler.
Avec ses couleurs vives on l’aperçoit sur les buissons bas de la végétation montagnarde. Inquiété il y trouve un refuge et disparaît de notre vue.


C’est ensuite dans les Alpes maritimes à 2300m que j’ai vu ce sympathique couple de Podisma.On peut le rencontrer jusqu’à 2600m d’altitude. Certes jamais en nombre mais bien visible sur l’herbe déjà bien desséchée de la mi-août.

"Bonne route les amis! Attention à l’atterrissage!"

mardi 25 août 2009

Anonconotus alpinus : une sauterelle montagnarde.

Ces petites sauterelles se rencontrent en altitude ! J’ai vu les premières à partir de 1600 m sur les pentes du Mont Serein.
Ce qui a attiré mon regard, c’est leur couleur sombre.
Quand il fait chaud, nous mettons des vêtements clairs pour renvoyer les rayons solaires de façon à ne pas avoir trop chaud.
Là c’est l’inverse : pour garder la chaleur du soleil qui réchauffe moins que dans les zones de plaine, ces sauterelles d'altitude arborent une livrée sombre !

Ma première rencontre avec un mâle !

Mais pour accroître la difficulté de ceux qui essaient de trouver leur nom, Anonconotus se présente sous des couleurs variées : un peu de vert, beaucoup de brun et même du noir !

Une femelle de couleur brune !

Une caractéristique commune à toutes ces sauterelles : leurs belles antennes qui sont jaunes à la base et ensuite virent au fauve.
Une autre particularité : leurs ailes, elles sont symboliques : chez les mâles, les élytres se recouvrent l’une l’autre ; chez les femelles elles sont disjointes et disposées de part et d’autre du pronotum, bien plus petites encore que celles des mâles.
Autant vous dire que vous ne risquez pas de les voir s’envoler ! Mais disparaître dans la végétation oui ! Et vite !

Vite vite je retourne me cacher dans l'herbe!

Continuons notre petite leçon d’anatomie orthoptérique ! Voici la patte postérieure de notre belle anonconotus alpina !
Anonconotus (decticelle montagnarde ou analote des Alpes) fait partie de la sous famille des Decticinae qui se reconnaît à la présence d’une paire de plantules libres au-dessus du premier article du tarse postérieur. Les tarses sont les 3 pelotes qui forment le pied ; celui est terminé par une griffe.
Une caractéristique d’Anonconotus alpina est la présence de quatre éperons apicaux aux tibias postérieurs.

Détail de la patte postérieure (la plus grande) d'Anonconotus alpina.

Le dessous du corps est gris ce qui est bien visible en regardant cette femelle grimper pour prendre de la hauteur.

Dessous du corps gris, dessus verte et brun sombre.

Ainsi en cherchant les caractères qui sont propres à une espèce on arrive progressivement à trouver son identité !
Cette Analote présente des sous- espèces selon les massifs où elle vit. Ainsi il existe une variété aux ailes encore beaucoup plus courtes chez le mâle et quasi inexistantes chez la femelle ! Je suis sûre que ce ne sont pas les exemplaires que j’ai rencontrés en parcourant le col des Champs ou celui de la Cayolle car j’ai bien retrouvé les éléments qui identifient la variété alpinus!


Autres articles se rapportant aux sauterelles.

Tylopsis liliifolia , le phanéroptère feuille de lys
La sauterelle et le spermatophore : la reproduction des sauterelles
Identifier une sauterelle : le barbitiste fischeri
Des articles plus anciens :
Ephippiger provincialis

dimanche 2 août 2009

Tylopsis lilifolia ou le phanéroptère feuille de lys, une sauterelle bien élégante !

Les sauterelles variées arrivent entre juillet et août à l’âge adulte. On entend les mâles, le soir et le matin qui chantent, signalant leur présence à leurs congénères afin de perpétuer l’espèce !
C’est l’occasion de continuer à mettre un nom sur ceux et celles que nous croisons dans les prairies, sur le bord des chemins ou dans les broussailles !
Elles ne sont pas toutes contentes de voir un gros œil brillant qui se pointe sous leur nez et beaucoup en profitent pour se laisser tomber au sol, faire un grand bond ou s’envoler pour disparaître à notre vue.
Heureusement certaines sont plus coopératives ou ont envie d’être des vedettes éphémères de la blogosphère !

Juvénile mâle de Tylopsis lilifolia se réchauffant au soleil.

Comme souvent le matin, ( eh oui, il faut sortir du lit de bonne heure), certaines sont bien plus lentes car elles ont besoin des rayons solaires pour remettre de l’énergie dans leur moteur !!
Tylopsis lilifolia sera notre thème d ‘étude de ce jour. Elle fait partie de la famille des Phanéroptères tout comme le Barbitiste Fischeri d’une publication précédente.
Adulte ou juvénile ?
Les sauterelles se développent au printemps à partir des œufs pondus l’été ou l’automne précédent.
Nous rencontrons en début de saison(printemps et début de l’été) des juvéniles, c’est à dire des sauterelles incapables de se reproduire.

Chez les juvéniles les ailes postérieures sont placées en forme d'éventail!

Les sauterelles passent ainsi par 5 à 7 stades au cours desquels elles vont ressembler de plus en plus à un adulte par la forme. La taille augmentera à chaque mue. La mue se fait la nuit et l'insecte consomme son exuvie de telle sorte qu'on n'en rencontre quasiment jamais suspendue dans les herbes!
Comment reconnaître un adulte ? C’est facile : en général guide et site web présente la photo de l’espèce adulte.
Aux derniers stades juvéniles les ailes font la différence. D’abord elles n’ont pas la taille des ailes de l’adulte.
D’autre part elles se présentent différemment : l’aile postérieure (celle que l’on voit le moins au stade adulte) est déployée en éventail sur l’aile antérieure.

Une femelle avec son oviscapte très particulier et ses ailes encore courtes!

Autre indication : les guides précisent à quelle époque on rencontre des individus adultes.
Pour Tylopsis lilifolia, il s’agit du mois d’août.
Les images précédentes faites au cours du mois de juillet ne présentent que des juvéniles.
Caractères particuliers de Tylopsis lilifolia
Voici une jolie sauterelle que je rencontre dans mon jardin et mes parcours d’observation de la petite faune locale !
Elle va nous permettre de continuer nos petites leçons de reconnaissance des Orthoptères que sont les sauterelles !
Elle présente la particularité d’avoir de très longues antennes : elles peuvent atteindre 5 fois la longueur du corps.
De s’adapter au milieu par sa couleur ! Ainsi dans mon jardin je rencontre la forme verte dans mes herbes, mais dans les prairies sèches c’est la forme beige!

Détail des dents sur les tergites abdominaux.

Ses tergites abdominaux présentent une crête médiane et sont dentés sur leur bord postérieur. Cette particularité est rendue visible par l’absence des ailes qui n’ont pas encore leur taille définitive et ne couvrent donc pas l’abdomen.
(Le tergite est l’arceau dorsal d’un des segments qui forment l’abdomen)Les flèches indiquent la crête médiane et les petites dents situées au bord de chaque anneau de l’abdomen.
Autre particularité de Tylopsis lilifolia : ses pattes démesurées et grêles par rapport à son corps ! Le corps fait entre 13 et 22 mm pour le mâle et entre 16 et 23 mm pour la femelle.
Chez les sauterelles les dames sont souvent plus grandes que les messieurs!
L’oviscapte est très court(4-6mm) comprimé et recourbé.


Un mâle adulte : les ailes dépassent l'abdomen.

Voici le premier adulte rencontré la semaine passée!Il était en avance de quelques jours sur le calendrier qui annonce les adultes pour le mois d'août .

La toilette des antennes de Tylopsis lilifolia, très spectaculaire!

Que fait donc une sauterelle en se réveillant : comme vous et moi ! Sa toilette ! Et quand il s'agit de vérifier le bon état des ses longues antennes très utiles, la sauterelle la passe délicatement entre ses palpes labiaux!

Madame Tylosis lilifolia se nettoie les pieds!

Et après les antennes , nettoyage consciencieux des doigts de pied qu'on salit en arpentant le sol!
Tylopsis lilifolia , encore appelée le Phanéroptère liliacé ou feuille de lys,est une espèce méridionale, mais on en a rencontré récemment en Charente et dans le département de la Vienne..
Dans une des zones que j’ai parcourue, elles étaient l’espèce la plus abondante. Elle pullulait !
Dans d’autres zones ce sont les Ephipigger qui sont en nombre ce sera pour une autre publication !
Regardez sans crainte ces jolies sauteuses qui animent prairies et bords de chemins !