jeudi 13 décembre 2012

Le Koala, Marsupial emblématique de l'Australie.


Un des buts de mon voyage était de rencontrer des Koalas dans leur milieu et de les voir vivre.
Ce sont quelques-unes de ces rencontres que je vais raconter.

Un Koala est un marsupial, c’est-à-dire de la même famille que le Kangourou, le plus connu d’entre eux. C’est à dire que le petit naît très démuni et bien nu, il passe les débuts de sa vie dans la poche ventrale de sa maman !
Le Koala ressemble plus au nounours de nos enfants que l’ours dont on croit qu’il s’inspire!
Un Koala de plus n’est pas dangereux, vit d’une manière nonchalante et ne fait de mal à personne.
Il a donc un fort capital de sympathie qui ne s’est pas démenti dans mes rencontres.

Le plus difficile étant de le rencontrer dans des conditions où nos regards peuvent se croiser.C’est une autre affaire !

Le Koala mange de feuilles d’eucalyptus presque exclusivement, les eucalyptus atteignent des tailles fantastiques en Australie et nos petits amis y passent le plus clair de leur temps, soit pour s’y alimenter soit pour y dormir, digérer, somnoler.

Le koala se « repose » au minimum 18 heures sur 24 et souvent n’est actif (il mange, se gratte le dos et scrute les feuilles au-dessus de lui pour savoir s’il va monter voir si elles sont bonnes à manger) que 3 ou 4 heures par jour !

On les rencontre dans la partie sud du pays, nous avons vu nos premiers koalas à Kangarro Island puis dans l’état du Victoria.I l ne faut pas craindre les torticolis pour essayer de les voir en haut des arbres. De plus ils sont souvent actifs plutôt en fin de journée, c’est dire qu’aux heures chaudes ils font la sieste.

Ils sont bien équipés pour dormir sur une fourche d’arbre, la fourrure de leur derrière est plus épaisse et leur évite ainsi un inconfort certain, les branches d’eucalyptus ne sont pas rembourrées !

Nous pensions ainsi que jamais nous ne verrions des koalas en face de nous sauf à aller dans un zoo ce qui n’a aucun intérêt quand on veut voir l’animal dans son « vrai » milieu !

Nous nous sommes longuement promenés dans des allées de très grands eucalyptus en observant quelques individus haut perché. Quand nous avons rencontré un sympathique couple de touristes suisses qui nous a indiqué  qu’à une certaine distance un koala se trouvait assez bas dans un arbre. Hélas nous n’avons pas trouvé ni le koala, ni l’arbre ! Nous étions presque décidés à chercher dans un autre site quand la chance nous a souri !

Une maman koala s’est soudain réveillée et mise en mouvement. D’abord elle a bien bougé sur son arbre à près de 10 mètres de hauteur.
«  Super, elle se réveille ! Oh, on voit bien le petit ! »

Notre étonnement ne va pas s’arrêter. Voilà qu’elle se met à descendre son petit bien agrippé sur le dos.

« Oh, la voilà qui se tient uniquement avec les mains, les pieds dans le vide à la recherche d’un appui.  Pourvu qu’elle ne lâche pas les mains ! »

 Mais elle a des bras bien solides et surtout des griffes au bout des doigts.

Après un ou deux balancements, hop, les pieds sont posés sur le tronc et on descend très agilement le long du tronc ; le petit ne bronche pas, il connaît la manœuvre : bien se tenir et attendre !

 
Finalement tous deux arriveront bien au sol. Et alors ?

Et bien après réflexion et hésitation, Mam Koala s’est décidée à faire un joli sourire au photographe, mais Junior refusera de regarder l’objectif

Heureusement l’histoire ne s’arrête pas là !

A bientôt avec Mam Koala et fiston Junior !
Un petit clic et on voit tout en grand

 

 

mardi 11 décembre 2012

Le Paon bleu, Pavo cristatus, une star chez les oiseaux !


Tout le monde connaît le Paon, ce magnifique oiseau qui nous offre une roue majestueuse ! Nous l’avons tous vu dans un parc ou un zoo. Venu d’Inde c’est un oiseau qui déjà faisait les joies des Romains.
Une tête couronnée s'avance vers moi!
 
Ces quelques images sont offertes par un résident d’un parc de Sydney (il est bien bagué), mais elles m’ont subjuguée. Bien sûr il s’agit d’un mâle qui parade.

Dans toute sa splendeur.

Le spectacle était fascinant : l ’oiseau avançant majestueusement,  les longues  plumes  de sa queue étalées en une grande roue somptueuse. 
Un profil majestueux.

Accroupie je photographiais l’oiseau  quand une petite fille, haute comme trois pommes, s’est approchée à pas feutrés pour se placer juste à côté de moi en me soufflant à l’oreille « oh my Good » !
L'envers du décor aussi beau que l'endroit.

Ses yeux émerveillés font de ce moment et de ces images un merveilleux souvenir !
Des ocelles qui vous regardent!

 Une autre vue de détail!
Au soleil des plumes de toute beauté!
Cliquez sur les images pour les voir plus grandes.

dimanche 9 décembre 2012

Rhipidura leucophrys, Rhipidure hochequeue, Willy Wagtail : en famille !

Ce petit oiseau noir et blanc de la taille d’une bergeronnette, n’est pas une bergeronnette.Il fait environ 20 cm. C’est un insectivore qui a l’habitude de mettre sa queue en éventail et de chasser les mouches et petits insectes volants. Cette habitude de mettre la queue en éventail serait un moyen de faire bouger les insectes !
Noir et bien blanc, voici le Rhipidure hochequeue!
 

Noir et blanc il se distingue par sa gorge noire, son ventre bien blanc .Ses fins  sourcils blancs et les marques de moustaches autour de son bec sont bien visibles sur certaines images..
Quand l'adulte arrive avec un insecte on ouvre grand le bec.
 

C’est un oiseau que nous avons vu dans toutes les régions que nous avons visitées .Mais c’est à Sydney que l’oiseau nous a offert le plus beau des spectacles.

Nous promenant à Moore Park, nous avons vu le manège traditionnel d’oiseaux recherchant de la nourriture et s’envolant vers leur nid.

Les petits sont prêts et attendent!
 

C’est ainsi que nous avons vu le nid, à deux mètres du sol, mais au-dessus de l’eau. La branche au bout de laquelle se trouve le nid se balance complètement au-dessus d’un étang.  En restant à bonne distance j’ai trouvé une percée qui m’a permis d’observer la vie dans le nid.
L'adulte penché sur sa petite famille.
 
Ce nid est  plein, car les deux oisillons sont déjà assez grands et l’un d’eux est bien près de l’envol. Il s’exerçait d’ailleurs entre deux nourrissages à étirer ses ailes.
Un oisillon qui essaie ses ailes toutes neuves!

 
Je tiens à préciser que nous n’avons aucunement dérangé les oiseaux, dans ce parc, les passages sont fréquents et l’arbre est à côté d’un sentier sur lequel les passages sont nombreux et placé au-dessus de l’eau , le nid est à l’abri de bien des prédateurs.
Papa et maman avec leurs petits: une belle famille.
 
Le nid est une belle coupe fixée presque en bout de branche. Elle semble tissée très régulièrement avec des matériaux qui ont pris la même couleur que le support.
C'est assez rare de voir les deux adultes près de leurs oisillons!
 

Les deux parents alimentent les oisillons et nous verrons ainsi plusieurs insectes donnés aux jeunes. Entre deux nourrissages, les adultes prennent le soleil sur une des branches, au bord de l’étang ou sur le sentier à côté de nous.

Ce fut un vrai plaisir de voir ces scènes printanières en pensant à la fraîcheur qui s’installait chez nous !
 

jeudi 6 décembre 2012

Entomyzon cyanotis, Blue faced Honeyeater, le Méliphage à oreillons bleus.


Certains oiseaux ont des couleurs de plumes surprenantes, d’autres des mœurs originales, le Méliphage à oreillons bleus présente lui, une zone de peau entourant l’œil avec une intense couleur bleue. Cela ne se voit pas souvent.
Curieux, le  Méliphage arpente les grandes palmes .

D’ailleurs ce bleu est nuancé, beaucoup plus intense dans la partie inférieure. De plus l’oiseau dispose d’un bec assez fin et long pour lui permettre d’aller chercher le nectar dans les fleurs.
Cette grande plaque de peau bleue autour de l'oeil fait sa particularité.

C’est donc  une espèce de passereau qui appartient à la a famille des Meliphagidae (méliphages), une famille trouvée essentiellement en Australie et en Nouvelle-Guinée ; ils  ont développé une très longue langue terminée en pinceau pour se nourrir de nectar. On rencontre d’autres oiseaux de cette famille  en Australie,   de taille plus petite, celui-ci mesure entre 25 et 30cm(un des plus grands de la famille).Leur bec est long et  légèrement incurvé pour aller au fond des fleurs prélever le précieux nectar. Ce faisant, ils jouent un rôle dans la pollinisation des plantes qu’ils visitent .Ce rôle important est étudié et met en évidence que la disparition de certains de ces méliphages entraîne une diminution de la présence de certains arbres.A lire dans cet article de la revue La Recherche
Son bec fin et pointu est adapté pour aller cueillir le nectar au fond des fleurs.

Nous avons rencontré cet oiseau dans le Territoire du Nord. Il se promène le plus souvent dans la cime des arbres, là où se trouvent les fleurs. Celui-ci, un vrai curieux avait repéré d’autres oiseaux qui venaient se nourrir au sol et intrigué et curieux, il est  progressivement descendu du grand palmier où il se trouvait.
Très curieux, il s'interroge sur ce qu'il voit sur la barrière.

Et il s’est saisi de ce cube de fromage mis là par des campeurs pour nourrir qui en voudrait. Je ne sais pas s’il a réellement avalé ce morceau, en tout cas cela m’a permis de le voir de beaucoup plus près qu’habituellement. Autant dire qu’après cela il s’est vite envolé pour rejoindre son milieu naturel : la cime des arbres !
Je ne sais pas s'il a apprécié !
 

 

lundi 3 décembre 2012

Pelecanus conspicillatus, Pélican à lunettes,Australian Pelican , l'oiseau au grand bec.


Notre première rencontre avec ce grand oiseau s’est faite sur un  très grand étang en voie d’assèchement, dans le Territoire du Nord .
Un groupe de pélicans qui chassent dans cet étang peu à peu envahi par la végétation.

Nous sommes arrivés début octobre, à la fin de la saison sèche, en conséquence les oiseaux d’eau se rassemblent sur les surfaces encore en eau.

Le pélican à lunettes est le seul représentant de son genre en Australie. Sa poche attire le regard, elle lui sert pour aller à la pêche bien sûr! La recherche de nourriture se fait en groupe : les oiseaux avancent à plusieurs dans cette eau peu profonde et soulèvent ainsi les petits poissons ou d’autres animaux aquatiques. Une fois dans la poche, la nourriture est mise dans la bonne position pour être avalée, les poissons, la tête la première. Le pélican à lunettes possède  le plus long bec du monde !
Lotus et nénuphars : un joli cadre pour le pélican à lunettes.

Nos premières images montrent des pélicans au plumage jaunâtre, c’est à force de se traîner dans la boue de cet étang dont le niveau baisse. Avec le retour de la saison des pluies tout sera plus agréable pour les oiseaux.
Une capture gonfle la partie souple du bec.

Les oiseaux se nourrissent en mettant la tête dans l’eau mais en évitant soigneusement de plonger leurs ailes dans cette eau trouble et colorée. Cela donne des images cocasses où tous les oiseaux se déplacent « mains en l’air » Vous noterez la présence d’opportunistes qui entendent profiter du travail des pélicans pour grappiller quelque petite proie : les cormorans ici.

Tous la tête dans l'eau, mais les ailes levées!

Ensuite nous avons rencontré des pélicans bien propres, blancs et noirs  sur toutes les zones côtières et les grands lacs.La technique de pêche peut se décomposer en 3 mouvements :

 1 :La proie est capturée et se trouve à l’intérieur de la poche souple qui forme la partie inférieure du bec,
La proie est dans le bec.

2 :d’un mouvement sec le pélican rabat son bec contre la poitrine, histoire sans doute d’assommer sa proie.
D'un coup sec elle est assommée.

3 :Ensuite commence une partie plus délicate :il s’agit de mettre la proie dans le bon sens pour être avalée. Les poissons doivent être mis la tête en avant et ce n’est pas toujours facile.
Il faut maintenant l'orienter dans le bon sens!

Mon sujet passera bien du temps à « secouer » sa proie et ses mouvements saccadés feront rebondir la paroi inférieure du bec jusqu’à présenter une allure insolite.
Le repas n'est pas encore avalé, cela demande un vrai savoir-faire!

Ces pélicans sont observés loin des petits ports où souvent des opportunistes se contentent d'attendre le retour des pêcheurs!