Pages

lundi 28 février 2011

Mésange bleue: de gros travaux en cours!

Ce matin, j’ai assisté à une séance de gros travaux peu ordinaires. Après plusieurs reconnaissances d’un logis, Dame Parus caeruleus , autrement dit la Mésange bleue, est passée aux choses sérieuses.Le choix du logis pour élever la nichée devient maintenant une réalité.

"J'agrandis, j'agrandis et regardez les plumes de ma queue, toutes tordues"
 
Le nichoir en face de la cuisine est estampillé mésange bleue. Il s’agit surtout de la dimension du trou d’envol d’un diamètre autour de 28 mm .
Mais voilà, la dame estime que cela ne convient pas tout à fait. Elle arrive à y rentrer et à en sortir sans difficultés, mais elle souhaiterait un peu plus d’aisance. « Vous comprenez pour nourrir les petits il faut que je puisse rentrer et sortir sans rester coincé aux entournures, il faut que je passe sans risquer de m’abîmer les plumes…. »
Après mûre réflexion, la voilà qui entreprend d’élargir ce trou d’envol.
Le nichoir est fait en chêne d’1 cm d’épaisseur. C’est tout vous dire !

"Quel travail et heureusement que je suis solidement accrochée et appuyée "

Des séances de travaux d’environ 10 minutes s’enchainent. Elle vérifie qu’il n’y a personne aux alentours, se tient fermement avec les pattes sur le rebord du trou, la queue servant aussi d’appui et de puissants coups de bec sont assénés sur la partie gauche du trou.
Tout le travail se fait sur cette partie gauche, elle veut élargir le trou sur cette partie et absolument pas sur toute la circonférence.
Le plus drôle, après une période de repos souvent dans l’olivier , elle rentre dans le nichoir et fait le même travail depuis l’intérieur.
Elle a fait ainsi plusieurs séances de travail très intensif.


                                                             "Dehors les copeaux!"
 
 Mais ce qui m’a réellement surprise c’est de voir ce qu’elle sortait depuis l’intérieur du nichoir ! Eh oui, la dame est méticuleuse, pas question de laisser trainer des copeaux de bois dans son beau logis ! Plus fort, elle pourrait se mettre à sa fenêtre et virer simplement les copeaux à l’extérieur, non non, pas question de signaler sa présence en accumulant des cochonneries au pied de son logis.
Les copeaux sont bien mis dans le bec et exportés loin du logis. Elle a sans doute sa petite déchetterie perso un peu plus loin ! Cela confirme bien que l’instinct, conduit l’oiseau à ne pas indiquer sa présence en ces lieux par quelque indice que ce soit !

                                     "Chez nous tout doit être bien net pour accueillir la petite famille"

Les travaux se sont arrêtés vers midi, depuis je ne l’ai pas revue. Je n’ai qu’un souhait, c’est qu’après ces travaux très importants, ma petite mésange s’installe définitivement dans ce nichoir. Je le saurais dans les jours qui viennent.
 Pour le moment je ne sais pas si celle que je nomme Miss est un mâle ou une femelle, mais ce que je vois avec les images, c’est qu’il s’agit toujours du même oiseau. Quand un second individu vient, il est chassé.

Dans le second nichoir c’est différent, je vois 2 oiseaux qui se succèdent parfois à l’intérieur !
Inutile de préciser que les photos sont prises depuis l’intérieur à travers un double vitrage et par temps bien gris !

samedi 26 février 2011

Mononychus punctumalbum : le charançon de la fleur de l'iris des marais.

Les fleurs commencent à poindre le bout de leur nez par-ci par-là, même si l’hiver n’a pas encore dit son dernier mot. Elles sont utiles aux butineurs, mais servent aussi de nourriture aux phytophages et parfois de couveuse à leurs larves !
Les charançons, nombreux et variés sont craints par les cultivateurs. Nombre d’entre eux abîment une partie de la récolte.
Je fore, je fore , les graines c'est bon!
Celui qui est le sujet de ce billet ne fait que 4 mm et ne s’en prend pas à une plante cultivée ! Ouf ! Il sera regardé avec davantage de bienveillance.
Mononychus punctumalbum, c’est lui, le charançon des iris du marais.
Les iris des marais sont des plantes qui poussent dans les zones humides et donnent de jolies fleurs jaunes vers la fin du mois de mai.

Une seule griffe à chaque pied: cela suffit pour bien s'accrocher.
Ces insectes se nourrissent et leurs larves se développent dans les graines produites par ces fleurs.
André Lequet présente dans cette page très bien faite tout le cycle de vie de l’insecte.
J’ai dans mon jardin quelques pieds de ces iris. Et par conséquent ce charançon aussi.
4 mm cela ne fait pas bien grand, mais alors qu’est-ce qu’il court bien .De plus quand il en a assez de vous voir, hop, il s’envole !


La tache claire sur le dos est à l'origine de son nom.
Comme bien des charançons il a un rostre qui lui sert à piquer la plante pour se trouver sa subsistance. Et ce qui leur donne cet aspect amusant ce sont les antennes fixées au milieu du rostre.Son dos est recouvert de squamules qui donne cet aspect "tricot" !
Mono et onychus : son nom signifie un seul ongle et en regardant les images on se rend compte que ses pieds se terminent par un seul ongle( beaucoup d’insectes en ont deux !).
Punctumalbum : fait allusion à la petite tache claire que l’on voit à la jointure de ses élytres sur le dos.
Il porte aussi encore le nom de pseudocari. Voici une mise au point qui nous éclaire sur ces doublons :
"il s'agit de la même bête qui a été décrite par deux auteurs différentes à des époques différents :
- punctumalbum par Herbst en 1784,
- pseudacori par Fabricius en 1792,
c'est donc le nom le plus ancien qui est valide."

Course poursuite sur la fleur!
L’été passé, je les ai trouvés aussi sur un joli pied de glaïeul d’Illyrie qui avait choisi de s’installer dans un coin un peu ombragé du jardin. Rondouillards et très mobiles ils sont amusants à observer!

jeudi 24 février 2011

Le Rouge gorge familier (Erithacus rubecula): un visiteur surprise!

Le Rouge familier est présent dans le jardin toute l’année .Mais il ne se montre pas à la mangeoire, du moins pas en compagnie des autres oiseaux.

Je regarde prudemment
Au début de l’hiver il y en avait trois ou quatre dans le jardin et leurs discussions étaient vives et animées. Vous savez que c'est un oiseau territorial. Il a donc dissuadé ses congénères de s’établir à proximité de son domaine. Lui, se promène en maître des lieux du citronnier sous le figuier, avec une halte rapide dans le jasmin nudiflore.


Rien à droite rien à gauche!

 Il a son petit domaine et de temps en temps il fait une visite matinale ou très tardive à la mangeoire. C’est le dernier oiseau qui vient le soir, la nuit tombe presque et hop, lui vient prendre une ou deux bouchées de margarine .
Hier il a fait son petit tour quand j’étais en train d’attendre les habitués. Je venais de mettre de la margarine sur le tronc qui sert pour cette gourmandise .Et le petit malin après avoir bien vérifié qu’il était seul est venu rapidement se régaler.

Je suis beau n'est-ce pas?

Puis il a disparu, oh pas bien loin, sous le figuier où il inspectait le sol à la recherche d’un ver de terre qui aurait la mauvaise idée de pointer son nez ! Peu intéressé par les graines de tournesol dont  se régalent mésanges, tarins, chardonnerets et verdiers, il sautille sur la terre préparée pour recevoir quelques semis.

Une bonne bouchée de margarine, cela complète mon menu! 

Je suis bien contente qu’il m’ait offert cette occasion de lui tirer le portrait !

lundi 21 février 2011

Scaeva pyrastri, le Syrphe du poirier



Une dame qui ne rate pas le début de la saison.
Après un dimanche bien pluvieux le soleil est de retour. Et j’en ai profité pour mettre le nez dans le jardin. C’est alors que j’ai vu ce Syrphe.


 C’est sa conduite qui m’a intrigué. La femelle (les yeux ne se touchent pas) inspectait minutieusement les pieds de rosiers .Elle volait le long des tiges et des quelques feuilles bien tendres qui étaient déjà là signe de la reprise de la végétation. Que faisait –elle?
J’ai vite compris qu’elle ne cherchait pas à se nourrir, il y a peu de fleurs à peine écloses. Peu d’insectes d’ailleurs visitent ces roses miniatures mais fleurissant quasi toute l’année. Sans arrêt, elle remontait le long des tiges. Je n’ai donc quasiment pas d’images. La  voilà qui s’arrête, le temps de faire une image, et hop le manège recommence. Cela a duré 20 minutes au bout desquels elle a fait un arrêt pour une toilette rapide. C’est de ce moment que sont les photos.
Je savais bien ce qu’elle cherchait et j’étais désolée de voir ses efforts vains. Car moi je n’avais rien vu.
Et en regardant les images sur le Pc, j’ai vu que l’instinct de l’insecte l’avait bien guidé !

Voici l’explication :
Scaeva pyrastri après avoir hiverné en tant que femelle fécondée, se remet de son jeûne prolongé en se nourrissant du pollen des fleurs précoces. Ici, elle n’en manque pas. Mais ce n’est pas ce qu’elle cherchait sur mon rosier. Elle avait une mission bien plus importante. Vous avez deviné, une femelle fécondée, pond des œufs !! Et les larves des Syrphes pour beaucoup d’entre elles sont aphidiphages, c’est-à-dire mangent des pucerons !

Et  son arrêt vers le fond du rosier était motivé. Regardez vers le bas de l’image, eh oui, il est  là le seul puceron du rosier ! Elle avait eu raison de s’arrêter à cet endroit. Je ne suis pas allée vérifier si elle avait bien pondu à cet endroit. Mon inspection aurait sans doute fait tomber l’œuf et j’aurais ruiné tous les efforts de l’insecte.


Le Syrphe du poirier serait le premier  à se mettre  au travail après son sommeil hivernal. Quel bel auxiliaire du jardinier. Cela me conforte dans mon comportement de ne jamais m’occuper des pucerons sur les divers rosiers du jardin .Je ne vais  ôter le pain de la bouche aux futurs Syrphes  .
 Alors pucerons du rosier, vous être prévenus, vos jours sont comptés !

dimanche 20 février 2011

Merodon equestris, un Syrphe.Comment utiliser les nervures des ailes pour déterminer un insecte.

En voilà un Syrphe que l’on rencontre facilement dans les jardins. Pourquoi ? Les narcisses sont des fleurs bien répandues et la larve de ce Syrphe se nourrit dans le bulbe qui  est en piteux état ensuite.
L’adulte vit entre une à quatre semaine, pond ses œufs sur les feuilles des narcisses, à peine éclos la larve va s’installer dans le bulbe. Cette vie larvaire constitue l’essentiel de sa vie puisqu’elle va durer jusqu’au printemps suivant.

L’insecte adulte est cette jolie mouche, puisque Merodon equestris fait partie des Diptères, de la famille des Syrphes.
                                                        Merodon equestris, mâle.

Très poilu, j’ai d’abord pensé à la Volucelle bombylans, cette Volucelle déguisée en bourdon. Mais il manquait un détail très important à mon exemplaire pour cela. Les Volucelles ont une zone sombre sur les ailes. Mon exemplaire a les ailes parfaitement transparentes. Volucelle bombylans a les antennes plumeuses, là non plus mon exemplaire n’est pas le bon !
J’étais sur une fausse piste ! Mais ce sont les ailes qui me donneront la clé de l’énigme. Les ailes des insectes ont une série de nervures qui permettent de les distinguer les uns des autres. Avec ces nervures les entomologistes ont établi des codes .Et voici ce que j’ai lu :
« on a la R4+5 infléchie en "U" (comme dans la tribu des Eristalini), mais en plus la transverse MP1a est récurrente, c.a.d. qu'elle ferme la cellule r4+5 avec un angle obtus. Ceci suffit à en faire un Merodon. »
Le texte est tiré de ce message du site insecte .org



Pour certains c’est très clair ! Pas pour moi.
Alors j’ai continué pour savoir ce que signifiait ces R4+5 ……MP1a…
Le net est un monde plein de ressources et quelques instants plus tard , j’avais trouvé sur une page un code un peu mieux illustré.

Et l’étape suivante fut donc la mise en image de ces mystérieuses R4+5…..
J’avais heureusement une photo qui m’a permis de redessiner en couleurs les différentes nervures des ailes.


Aile de Merodon equestris.La  couleur est dû au fait que transparente, on voit l'insecte et la fleur qui se trouve par dessous!





En rouge : la vena spuria qui est toujours présente chez les syrphes : c’est un vestige d’un ancien pli de l’aile. Elle ne mène nulle part. Elle est caractéristique des Syrphes !!
Ensuite en vert la fameuse R4+5(R = radiale)
On voit qu’elle est incurvée .Elle forme un U bien reconnaissable même quand l’insecte est en vol. Chez les Volucelles elle est rectiligne !
Et il nous manque encore la traverse MP1a : elle est colorée en bleu.
Pour le plaisir j’ai mis en jaune Cu A1a  qui traduit en langage clair, signifie une  traverse qui ferme la  nervure cubitale et la nervure anale.
Grâce à ces diverses recherches je suis donc sûre de l’identité de Merodon equestris.
Cherchant à vérifier une dernière fois si mon travail était correct, j’ai fait une recherche en anglais, langue que je ne maîtrise pas .Et je suis tombée sur ce site qui me semble bien intéressant :Il propose des outils pour dessiner la nervation mais aussi toutes une série de photos d’ailes ! Et voici celle qui nous intéresse aujourd’hui .Voilà c’est bien un Merodon equestris qui s’est promené dans le jardin

Ouf ! Enfin nous en avons fini avec les ailes !
Passons à la suite .
Mâle et femelle chez la plupart des Syrphes se reconnaissent à la disposition des yeux .La première photo est bien celle d'un mâle(yeux jointifs).
Plus loin une femelle : les yeux sont nettement séparés.
Une femelle de Merodon equestris.On voit que l'aile n'est pas plane mais avec du relief

Sachez encore que l’on peut distinguer plusieurs formes de ces Merodon equestris à partir de la couleur de leur pilosité.
Mais c’est un sentier que je n’ai pas encore exploré !
Ce sont les Narcisses sur le point de fleurir dans le jardin qui m'ont conduit à faire ces recherches .Un jardin , est une source inépuisable de richesses!!

samedi 19 février 2011

Portraits d'oiseaux du jardin

Le soleil est revenu sur le Sud ! Et cela m’a permis de faire quelques photos de nos amis bien contents de trouver des mangeoires encore garnies.
Mésange huppée

La Mésange huppée ne vient que pour goûter la margarine et appelle ensuite sa copine ou son copain, je ne saurais le dire !Mais l’appel est sans équivoque !
Tarin des aulnes mâle

Les Tarins des aulnes, certes moins nombreux qu’au plus fort de la saison froide, se trouvent toujours à l’aise pour grapiller les graines et si certains sont de vrais bagarreurs, la plupart mangent tranquillement. Mais, même à la mangeoire, il faut toujours être vigilant. Et lui se demande bien quel est ce bruit qu’il entend .Cela l’empêche de manger !
Chardonneret élégant

Les Chardonnerets élégants ont un cri léger et fluté quand ils causent entre eux et s’avertissent que la place est libre et qu’on peut  venir se restaurer sans risque ! Mais l’approche reste toujours prudente. Il faut bien scruter la table avant de s’en approcher.Le regard de celui ci est bien méfiant.
Mésange bleue

Et notre chère Miss Parus, est bien occupée. Entre les visites d’appart qu’elle continue , les mises au point du contrat avec son futur partenaire (il s’agit de savoir quand et comment on aménagera le logis, qui s’occupera ensuite du ménage, tous ces détails doivent être réglés avant l’installation), elle s’en vient vite choisir une bonne graine et hop on repart !

jeudi 17 février 2011

Volucella pellucens : la Volucelle transparente, un très joli Syrphe.

Volucelle quel joli nom pour un insecte. Souvent prises pour autre chose que ce qu’elles sont en réalité, ces jolies Diptères, avec deux ailes comme les mouches, font parties de la famille des Syrphes. On en compte 5000 espèces. Quand j’écris cela, j’essaie de me les représenter, plus ou moins grandes, plus ou moins colorées et la  tête m’en tourne!
Volucella pellucens femelle se nourrissant sur une fleur de ronce à mûres sauvage.
J’ai eu le plaisir de rencontrer une jolie Volucelle l’an passé lors d’une sortie en altitude autour de 1000 m au col de Bleine, un site bien connu des parapentistes. Et Volucella pellucens était présente .J’ai eu la chance de trouver un mâle et une femelle sur des fleurs.
Comme chez beaucoup de Syrphe, la femelle a les yeux écartés .Quels sont les aspects caractéristiques de ce Diptère ?
 D’abord c’est un insecte presque blanc et noir. Le thorax est bien noir et brillant. Une zone claire (d’où le nom de transparente) en haut de l’abdomen, puis le reste est d'un noir brillant.
La flèche sur la photo de détail montre les grandes soies qui sont situées au pourtour du scutellum, cette partie en forme d’écusson qui se trouve à la base du thorax ou en haut de l’abdomen.
Des yeux écartés et 3 ocelles entourées d'un peu de noir , c'est bien une femelle de Volucelle transparente.

Autre particularité sur la  tête de l’insecte la flèche montre les ocelles et elles sont un peu entourées de noir. Le mâle, lui a les yeux jointifs et pas de zone orangée entre les deux yeux.

Le zig zag noir sur les ailes est un autre signe de reconnaissance.
Le mâle est presque identique à la femelle, mis à part les yeux.
On peut rencontrer des insectes qui ne présentent pas une zone claire sous forme de bande comme la femelle, mais deux grandes taches claires en haut de l’abdomen comme c’est le cas du mâle que j’ai photographié. Mais ce n’est pas un caractère sexuel distinctif. Le numéro 84 de la Hulotte explique que cette zone claire contient de nombreux sacs aériens.
Un mâle de Volucelle transparente: les yeux sont jointifs .

Ces Syrphes pondent leurs œufs dans le nid des guêpes. Les larves  écloses se laissent tomber au fond du nid et se nourrissent des déchets qui y sont. Ces larves sont les éboueurs maintenant le nid des guêpes ou des frelons (en ce qui concerne la Volucelle frelon) propre. Se pose bien sûr la question de l’accès de la femelle dans le nid des guêpes. On n’y entre pas simplement déguisé, il faut aussi délivrer une empreinte olfactive correcte, sinon les dards sont de sortie ! Et il semble bien que nos belles mouches aient tout l’arsenal d’odeurs nécessaire pour passer au  détecteur  d’intrus sans problème.
Une femelle Volucella pellucens se nourrissant sur les fleurs.

Les larves hivernent dans le sol, à l’abri dans le nid où elles ont grandi. Les insectes adultes se nourrissent sur les fleurs comme nous les voyons ici. Les Volucelles  transparentes auraient une préférence pour les fleurs blanches. Heureusement que j’en ai photographié au moins une  sur une ronce de mûrier sauvage !

Pour rappel,  voici la présentation d'une autre Volucelle: la Volucelle frelon ou Volucella zonaria

mardi 15 février 2011

Vadonia unipunctata, la Vadonie à un point.

Encore un coléoptère de la  sous- famille des Lepturinae. Il en existe environ 80 en France , alors avec les quelques –uns que je vous ai présenté cet hiver, il me reste encore bien des Leptures à observer dans la nature.
On rencontre les adultes sur les fleurs, ce qui nous donne de jolies photos ! Les larves elles se développent en général dans le bois des feuillus ou des conifères, plus ou moins pourri.

 Vadonia unipunctata adulte sur une fleur de Knautie.
Cette jolie Vadonia unipunctata, la Vadonie à un point, a en fait deux points de couleur sombre, un sur chaque élytre. Et une belle pubescence jaune se voit nettement.
 C’est un insecte qui a une répartition bien plus réduite que les autres présentés auparavant. On les rencontre Sur un large pourtour de la Méditerranée jusqu’au nord de l’Espagne et le long des Pyrénées. D’ailleurs dans le Sud- Ouest et l’Espagne une sous-espèce est plus grande mais moins  poilue et  les élytres sont plus rougeâtres.
Ces coléoptères ont des larves qui se développent dans le prunellier et  dans les racines de la  Knautie des champs.
On reconnait les antennes de la famille des Leptures et on voit ses poils clairs sur les élytres et le pronotum.

Il me semble  d’ailleurs que les adultes photographiés ici  se promènent sur cette jolie fleur. Et après l’accouplement il n’y aura pas à aller bien loin pour déposer les œufs. Mais on peut aussi rencontrer les adultes sur les fleurs de la carotte sauvage ( très accueillante pour de nombreux insectes), des scabieuses, des trèfles  ou des valérianes rouges.
Couple de Vadonia unipunctata.

Les photos ont été faites à moyenne altitude dans une zone de prairies située entre 900 et 1000mètres .
L’essentiel des informations données proviennent de l’ouvrage  Coléoptères phytophages d’Europe de Gaëtan du Chatenet.
Un petit rappel des autres membres de la famille.

dimanche 13 février 2011

Anthophora plumipes femelle est déjà réveillée!

Anthophora plumipes femelle faisant un brin de toilette le 12 février 2011!
Nous sommes seulement le 12 février. Certes il fait doux depuis quelques temps déjà, les journées sont bien ensoleillées mais ce n’est pas encore le printemps, il reste encore un bon mois et davantage à attendre.
Déjà voir les bourdons bien protégés par leur poils faire des récoltes de pollen est surprenant mais normal. Cet après- midi en entendant un bourdonnement dans le romarin, je m’attendais à voir un Bourdon ! Je fus bien surprise quand je ne vis qu’un insecte noir, avec des pattes rousses. Heureusement qu’il (en fait elle ) a décidé de se poser un peu plus loin sur une feuille de chêne et de faire un brin rapide de toilette !Une photo ! Et hop notre demoiselle s’envole.
Les pattes rousses ont vite conduit à identifier une femelle d’Anthophora plumipes, l’abeille à la longue langue que dont j’avais présenté le mâle l’an dernier.
Plus tard au cours de la saison j’avais photographié la femelle, qui a un  aspect différent de celui du mâle !
Donc le 12 février une femelle d’abeille Anthophora plumipes est sortie de son sommeil hivernal. Elle hiverne en tant qu’adulte et en principe les mâles précèdent les femelles. Mais je n’en ai encore vu aucun.
Voici cette jolie abeille Anthophora plumipes femelle se nourrissant sur une fleur de géranium(mai 2010).

Pourquoi suis-je si étonnée ? Car en général ces abeilles se voient à partir de la mi-mars ! Autre précision ce n’est pas une abeille sudiste mais elle est répartie sur toute l’Europe et j’ai trouvé bien des informations sur des sites anglais.
Abeilles à longues langues, elles aiment les fleurs de forme tubulaire comme le romarin actuellement, la pulmonaire où je les vois en avril, le trèfle ….
D’habitude je vois les Osmies en premier dans le jardin ! J’ai même été voir sous la table de la terrasse, là où elle a pondu au printemps dernier et les opercules de terre sont encore bien clos. J’avais l’air chouette à quatre pattes sous la table me tordant le cou pour voir  et bien vérifier si l’opercule de glaise était encore intact. Rien n’a encore bougé chez les Osmies.
Pour mieux connaître ces belles Anthophora plumipes voici quelques images de la femelle faites au printemps dernier.
Je l’ai surprise dans ces fleurs de géranium qu’elle aime particulièrement(photo du haut) et sur les fleurs du trèfle.
Les fleurs à tubes longs ont sa préférence: sa longue langue est très utile dans ce cas.

Comment la reconnaître. Chez moi elles sont noires mais il existe aussi des formes plus claires. Par contre les brosses rousses bien brillantes visibles sur les pattes postérieures sont un bon moyen. On les voit même en vol et quand elle butine, car c’est une gourmande quand elle a trouvé de quoi se nourrir elle va d’une fleur à l’autre, bien sûr tout cela se passe rapidement.

Anthophora plumipes mâlereconnaissable aux polis longs visibles sur sa seconde paire de pattes et à sa face claire(mai 2010).

Pour rappel voici une image du mâle à l’apparence bien différente et ce message où j’en avais parlé plus longuement.
Je vous souhaite de bientôt rencontrer ces belles abeilles  solitaires sur les fleurs.Elles ne sont pas menacées et d'une année sur l'autre je le srevoie dans le jardin, mais c'est bien la première fois que je vois une femelle si tôt dans l'année.

samedi 12 février 2011

La mouche Trichopoda pennipes et la punaise Nezara viridula

En cherchant à mieux connaître les insectes qui m’entourent je tombe parfois sur des histoires dignes des meilleurs romans policiers. Je pense que le filon a déjà été exploité ! Mais voilà ma petite histoire.
J’ai cherché à savoir quel était le nom de cette belle mouche que j’avais photographiée dans le jardin au mois de juin. Et j’ai trouvé son nom : c’est Trichopoda pennipes. Le nom est assez amusant pennipes(origine latine) signifiant qui a des plumes, des ailes aux pieds, ou pour être plus précis quand il s’agit d’un insecte, qui a des cils aux pattes arrières. Son nom est d’ailleurs double : Trichopoda signifiant la même chose avec des mots d’origine grecque.
Comme sur mes photos on ne voit pas très bien ces cils qui sont un des caractères de cette mouche, je l’ai laissé continuer à dormir sur mon disque dur.


Trichopoda pennipes au repos sur une feuille de chardon

J’ai poursuivi mes lectures à son sujet et c’est son mode de vie qui m’a paru très étonnant.
Pour le dire en clair : cette mouche est un parasitoïde de la punaise Nezara viridula très présente dans mon jardin .Parasitoïde signifiant que la larve de la mouche se développe à l’intérieur de la punaise .Bon à la fin de l’histoire la Punaise n’est plus en grande forme et meurt.
Mais les punaises qui ne s’appellent pas pour rien Stink bug(insecte puant) en anglais émettent des sécrétions qui dissuadent de très nombreux prédateurs de s’approcher d’elles.
Or , au contraire il semblerait que notre mouche soit attirée par ces sécrétions et vienne pondre sur les punaises.
Aux Etats Unis cette mouche est utilisée dans la lutte biologique contre Nezara Viridula qui infeste les cultures de courges.
Bien évidemment dans mon jardin je n’ai introduit ni l’une ni l’autre, je ne fais qu’observer ce qui se passe. Il se trouve que j’ai cultivé courges et courgettes jusqu’il y a 3 ans .Je sais que mon voisin en faisait autant. Mais avec les problèmes d’arrosage important à mettre en œuvre en été, nous avons abandonné !
Les Nezara sont toujours là, et la mouche est aussi là.


Une punaise adulte de Nezara viridula porteuse de deux oeufs de la mouche Trichopoda pennipes.


Je n’avais pas trouvé l’explication de ces taches que je voyais sur certaines punaises Nezara et j’ai même jeté un certain nombre d’images. Heureusement il m’en reste au moins une. Voici donc deux œufs de Trichopoda pennipes sur la punaise adulte. L’oeuf donne naissance à une minuscule larve qui va migrer dans le corps de la punaise. Souvent les œufs sont pondus sur le haut du pronotum en quelque sorte à proximité de la jointure tête –pronotum , là où la larve trouvera un chemin facile pour pénétrer dans le corps de la punaise. La larve y passe le temps nécessaire pour bien grossir, en sort et finit sa métamorphose dans une pupe au sol !


Une dernière image de la mouche Trichopoda pennipes.


J’ai trouvé beaucoup d’informations sur un site américain et ensuite cette discussion le forum des insectes qui est très intéressante où on nous explique le rôle des phéromones Et on précise ce que j’avais déjà lu par ailleurs que les Punaises (et d’autres insectes) communiquent aussi par des vibrations émises sur les plantes qui les supportent.
Ces petits insectes que nous ne regardons pas souvent ont un mode de vie plus complexe que nous l’imaginons ! Du roman n’est-ce pas ?

jeudi 10 février 2011

Tarins des aulnes et Verdier d'Europe: désaccord à la mangeoire!

Quelques nouvelles des habitués de la mangeoire.
 Miss Parus continue ses visites en vue de trouver un appart qui lui convienne pour s’y installer ce printemps. Et quand je  la vois sortir du nichoir à balcon en secouant les plumes et en prenant un repos bien mérité sur une branche de l’olivier je crois deviner ce qu’elle pense ! Toute nouvelle installation nécessite un travail important !! Attendons la suite pour voir ce qu’elle décidera, ce n’est pas le moment de la solliciter.
Le soleil et la douceur ont incité certains migrateurs à retourner sur leur site d’été .Eh oui, il fait encore bien frais en bien des régions mais les migrateurs ont leurs habitudes. Ainsi Max , une cigogne femelle baguée et suivie depuis 1999 par l’université de Fribourg en Suisse est revenue sur son nid  de l’année dernière au sud du lac de Constance en Allemagne.
L’histoire de la cigogne Max ici.

Chez nous les oiseaux sont encore nombreux. Mais je vois moins de Tarins des aulnes .Eux qui étaient si nombreux semblent s’être dispersés. Ont-ils repris la route du Nord ?

Voici en tout cas un petit souvenir de cet hiver 2011.


Un mâle Tarin des aulnes prétend déloger le Verdier  installé tranquillement à la table commune.

 
Le Verdier aime manger tranquillement. Les Tarins sont du genre bavard, chamailleur et rouspéteur.La preuve celui-ci qui pertube le repas de notre Verdier.


Le Verdier déploie ses ailes en guise de riposte!

 
Parmi ceux venus en visite, certains ont un caractère particulièrement marqué. Ce beau mâle s’était mis dans la tête de chasser le mâle de Verdier d’Europe presque deux fois plus grand et plus gros que lui.


Les pattes en avant, cela impressionne, non?

 
Et d’abord ce furent des invectives difficiles à traduire en restant poli.
Celles-ci n’ayant eu aucun effet, le Tarin a décidé qu’il fallait user de la force. D’abord se grandir et se grossir en déployant les ailes.


"Je suis plus grand que toi , si, si!"

Ensuite montrer qu’on est bien au-dessus d’un Verdier qui ne songe qu’à manger. Les pattes en avant, cela impressionne ! Surtout qu’avec les griffes on peut donner un coup sur le pif du Verdier !
Bon, le Verdier ne bouge pas d'un pouce et  montre à ce roquet bruyant et vindicatif qui est le plus fort!!


" Retourne donc à ta place et laisse moi finir mon repas!"

Et la confrontation s’arrête là..sur le statut quo.. !!Le Tarin belliqueux s'éloigne et notre Verdier a gagné un peu d'espace pour continuer son repas.

mercredi 9 février 2011

Les Bourdons : des transporteurs gratuits.

Avec la douceur, les bourdons sont de sorties. Les jeunes reines qui ont hiverné sont en train de récolter du pollen pour faire des réserves et commencer la construction de leur nouvelle colonie. La bruyère en fleur est un endroit fréquenté : les fleurs nombreuses sont l’une à côté de l’autre. C’est ainsi que j’ai vu ces Bombus terrestris au travail et certains aspects inhabituels ont attiré mon regard.


Une jeune reine de Bombus terretstris porteuses d'acariens parasitellum fucarum
D’abord celle-ci qui transporte dans son abondante fourrure des parasites. Le transport gratos d’un insecte sur le dos d’un autre porte le terme savant de phorésie. Curieuse, j’ai voulu savoir qui étaient ces fainéants et ce qu’ils faisaient sur la belle fourrure de cette petite reine.
C’est ainsi que j’ai trouvé une très intéressante étude faite par Pouvreau A. et Robert P. du Laboratoire de Neurobiologie Comparée des Invertébrés I.N.R.A. - C.N.R.S. 91440 - Bures-sur-Yvette consacrée aux Bourdons et à leurs parasites.
C’est de cette étude que j’ai tiré les renseignements qui me permettent d’expliquer ce que je vois en ce moment.
Ces parasites sont des Parasitellus fucarum(ici une photo)
Ces acariens ont été pondus dans le nid, puis se sont développés à un premier stade, puis un second stade qui portent chacun  des noms différents, au cours de l’été précédent. C’est à ce stade qu’ils se sont fixés sur un bourdon adulte, mais principalement sur les reines (car comme nous le savons ce sont elles qui ont la durée de vie la plus longue et les jeunes reines passent l’hiver. Apparemment les parasites aussi le savent !)


Les parasites transportés des parasitellum fucarum, parasites communs

A l’automne ou au début de l’hiver les jeunes reines fécondées ont cherché un endroit abrité pour passer l’hiver avec les parasites fixés dans sa fourrure. Tout le monde passe l’hiver au chaud.
Notre reine sort maintenant à la recherche de nourriture et pour préparer la création de sa nouvelle colonie. Les acariens sont toujours sur son dos.
Au printemps quand le nid sera fondé, ils abandonneront leur hôte et se répartiront dans les cellules et autour d’elles pour achever leur développement.
Les adultes se nourrissent ensuite de pollen et de matière cireuse dont les débris jonchent le nid.
Mais ces parasites alourdissent la reine, surtout quand leur nombre est important et diminuent sa vélocité.
Mais ils sont aussi et surtout, vecteurs de maladies infectieuses.


Une couronne inhabituelle pour une jolie reine: des étamines d'anémones

Un autre transport bien plus léger et moins dangereux pour la colonie est celui d’un cadeau fait par les plantes ! Voici une jeune reine affublée d’une couronne peu assortie à sa tenue ! Pendant tout l’après- midi du dimanche je l’ai vu butiner et collecter le précieux pollen avec ses étamines très voyantes collées sur le front. D’où viennent ces grosses étamines terminées par de lourdes anthères bleues ?
Sans doute pas des quelques fleurs qui parsèment la prairie en ce moment. Je pense aux grosses anémones que cultive un horticulteur du voisinage. Les plantes ont aussi trouvé un système pour se reproduire aisément! D'ailleurs c'est pour ce rôle de transport de pollen d'une plante à l'autre que certains engagent nos jolis hyménoptères!
Nos butineuses ont bien du travail en ce moment, heureusement que les fleurs et donc la nourriture vont être de plus en plus disponibles.

lundi 7 février 2011

Calathus melanocephalus:un petit carabe, premier insecte de la saison 2011!

La douceur des températures incite à faire de petits travaux dans le jardin. C’est ainsi que j’ai trouvé ce petit carabe de 6 ou 7 mm sous la pierre qui me servait à briser la couche de glace qui se formait parfois sur le bac - buvette des oiseaux ! Et le petit insecte qui était installé tranquillement dans le noir et au frais s’est trouvé en plein soleil. Et je peux dire qu’il n’a pas apprécié.


Calathus melanocephalus: à toute vitesse sur la branche!

J’ai ensuite tenté de le photographier, et là j’ai vu sa rapidité à se déplacer .C’est normal, il n’a qu’une idée, c’est se mettre à l’ombre. Heureusement qu’il ne vole pas. J’ai ainsi pu plusieurs le rattraper, lui propose une baguette pour se promener et lui a su me montrer qu’il ne craignait pas de se laisser chuter de plus de 20cm de hauteur .Mis sur le dos il déploie une énergie considérable pour se retrouver d’aplomb et se sauver vite fait.
En effet, c’est un insecte actif la nuit ! C’est un carnivore qui se nourrit la nuit.
Bon, petit comme il est, il ne doit pas faire des ravages parmi les locataires du jardin !
Je ne connais pas ces insectes, normal la nuit c’est bien difficile de faire des photos ; et la nuit, moi je dors.
Ce Calathus melanocephalus est finalement bien joli. Ses pattes, ses antennes, ses palpes labiaux sont d’un jaune orangé translucide.
C’est un mâle !


Calthus melanocephalus  mâle: les tarses de pattes antérieures (1) sont élargis.

Comment le voit- on ? Il faut regarder les tarses des pattes antérieures(1) : on voit qu’ils sont élargis en les comparant avec ceux des deux autres paires de pattes dont les tarses sont plus allongés(2).
Ce qui a posé problème pour faire des images présentables, c’est la brillance de ses élytres qui réfléchissent terriblement la lumière. Mais pour rendre compte de la transparence de son pronotum orangé il faut le placer au soleil !!
Les carabes sont reconnaissables aussi à l’emplacement de leurs antennes sous les yeux, sur les côtés du clypéus.
Bon les carabes sont au moins 900 et la plupart sont noirs. Le mien, ou plutôt celui trouvé dans le jardin est un des rares à avoir un pronotum brun !! C’est super quand on trouve ainsi une particularité cela aide pour l’identification.


Calathus melanocephalus vue de dessus.

Les carabes sont considérés comme de bons indicateurs de la biodiversité et leur nombre diminue. Comme beaucoup d’insectes ils n’aiment pas qu’on leur verse de produits bizarres sur la tête sous prétexte d’avoir un jardin propre et de lutter contre les méchantes petites bébêtes qui abîmeraient les fleurs et les plantes !
C’est un insecte qui est présent partout car j’ai trouvé quelques maigres informations signalant sa présence en Angleterre et en Irlande.

vendredi 4 février 2011

Himantoglossum robertianum: la première orchidée de l'année.

Les « Robertiana » sont en général les premières orchidées que je vois dans ma région. Pendant bien des années je les ai vues soit en Décembre souvent en Janvier- Février et je trouvais qu’il était normal de les voir. Tant, que je ne leur ai jamais consacré des photos en particulier !

A l'ombre , une magnifique Orchidée à longues bractées: une hampe bien pourvue en fleurs dont une seule est  éclose.

Cette année j’ai décidé de réparer cette erreur. Et l’hiver ayant fait une pause, nous avons profité de ces bons moments pour aller à leur rencontre. Bon, elles étaient bien là, mais contrairement à d’autres années, il a fallu bien chercher pour en trouver qui soient écloses. Hier je suis rentrée toute contente d’en avoir vu une, et oui une seule, en haut d’un talus le long d’une route bien fréquentée.
Aujourd’hui, le temps bien doux et un soleil généreux, nous a incité à explorer un endroit proche de chez nous que nous ne connaissions pas vraiment.
Sitôt sortis de la voiture, j’en vois une dans un buisson de ronce. Bien éclose, elle faisait comme nous, elle prenait le soleil.


Bien éclose cette Himantoglossum robertianum nous attendait  aujourd'hui cachée sous des ronces!

Un peu de nettoyage, les herbes sèches et les feuilles mortes n’enjolivent pas une si jolie plante et me voilà avec quelques images.
Cette jolie plante, Himantoglossum robertianum, est largement répandue dans la quart sud –est du pays, on en rencontre jusqu’à Lyon. De même, des plants isolés ont été trouvés en Bretagne et en Normandie.
Le plant est en général vigoureux et d’une belle taille. On en rencontre qui atteignent largement 40cm de hauteur. La hampe florale est pourvue de nombreuses fleurs serrées les unes contre les autres .Celle de la base sont ouvertes alors que celles du sommet se cachent encore.


Une jolie fleur délicatement colorée et aux lobes latéraux joliment ondulés!

L’Orchis à longues bractées (autre nom de l’Himantoglossum robertianum) est notre orchidée la plus précoce. Elle est en expansion et dans la région méditerranéenne elle est considérée comme commune, elle est déjà aux portes de la région parisienne. On peut la voir jusqu’en avril !
En voir alors que le printemps est encore bien loin, fait  plaisir ! C'est cette découverte que je souhaitais vous faire partager!