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mercredi 31 décembre 2025
Un Rouge gorge jongleur!
samedi 9 août 2025
Un drôle de lézard: Psammodrome algire
L’eau est un point de rencontre idéal pendant tout l’été et
davantage encore en zone méditerranéenne.
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| Psammodrome algire, une queue très longue |
C’est ainsi qu’en observant des oiseaux, j’ai eu la surprise
de voir apparaître ce lézard auquel j’ai prêté peu d’attention. Ce n’est que plus tard en passant mes photos en revue
que ses écailles m’ont étonnées, je n’avais jamais vu un lézard avec de telles
écailles. Ses écailles dorsales, et des flancs sont « grandes, plates et
pointues, avec une carène proéminente et fortement imbriquées » (1)
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| Des écailles imbriquées et carénées |
Il s’agit du Psammodrome
algire (Psammodromus algirus,)
un lézard méditerranéen élégant et vif, appartenant à la famille des Lacertidae. Présent dans le sud de la France, en Espagne, au Maghreb et dans certaines îles italiennes, il affectionne les milieux buissonnants comme les garrigues, les pinèdes ou les dunes.
Ce saurien se distingue par ses écailles dorsales carénées, ses flancs ornés de bandes colorées, et sa gorge éclatante en période de reproduction — souvent orange chez les mâles. Ici on ne voit que ses bandes colorées latérales : 2 bandes jaunes et le dos de couleur plus sombre.
Le ventre est clair.
La queue est particulièrement longue, elle peut faire 2à 3
fois la longueur du corps.
En y regardant de près on voit ses écailles dorsales pointues, fortement carénées (avec une arête centrale saillante) et
chevauchantes. Cette carène est particulièrement marquée sur le dos et les
flancs, contribuant à son apparence robuste et à sa protection.
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| Détail de la tête |
Actif et agile, il chasse les petits arthropodes et joue un rôle important dans l’équilibre écologique de son habitat, les garrigues denses où il chasse dans la litière.
Il peut aussi grimper aux buissons et effectuer des excursions dans des zones plus ouvertes. Sa longévité atteint de
5 à 7 ans.
Infos extraites de :
(1) le guide herpéto, Nicholas Arnold, Denys Ovenden
mardi 1 juillet 2025
La crête des Cochevis
En ce printemps 2025,j’ai eu l’occasion de photographier plusieurs fois de petits oiseaux beige ou ocre se fondant bien dans les prairies sèches , difficiles à apercevoir quand ils ne sont pas en mouvement. De la famille des alouettes, le Cochevis huppé et le Cochevis de Thékla sont difficiles à différencier. Mais je ne chercherai pas à le faire, j’ai surtout été intriguée, voire amusée par la crête si expressive qu’ils portent.
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| Un Cochevis en observation |
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| Vue de face |
Ce mouvement est contrôlé par des muscles peauciers fins, capables de réagir rapidement à un stimulus externe ou à une émotion interne (stress, excitation, vigilance). Contrairement à un paon qui déploie sa queue dans un effort lent et solennel, le cochevis peut faire apparaître sa crête en un éclair : un battement de cil version plumage.
Ce mécanisme discret reflète une grande plasticité comportementale. L’oiseau ne communique pas uniquement par le chant ou le vol : il dialogue aussi par la posture et le port de tête — et la crête agit comme un amplificateur visuel de ces signaux corporels.
Cette crête est un moyen de communication : en contexte d’intimidation ou de défense du territoire , elle se dresse à la verticale. Elle accentue la silhouette de l’oiseau, le faisant paraître plus grand, plus assuré.

Voici le détail de cette crête un peu désordonnée!
Pendant les parades nuptiales, la
crête joue la carte du charme : elle accompagne des vocalises
élaborées et des mouvements de tête rythmés, comme une
chorégraphie millimétrée pour impressionner la partenaire.
En surveillance
Lors de l’observation d’un intrus ou la surveillance d’un danger, elle peut être partiellement redressée. C’est l’impression que j’avais en l’observant, même dissimulée, il s’interrogeait sur les faibles modifications du cadre habituel.
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| De profil, en détail |
Un outil de camouflage modulable ?
Dans certaines postures, la crête couchée sur la tête permet au cochevis de se fondre plus discrètement dans son environnement, notamment lorsqu’il évolue au sol dans des milieux ouverts et rocailleux. En aplatissant son plumage et sa crête, il diminue les contrastes et rompt les contours de son corps — un camouflage passif qui pourrait réduire le risque de prédation.
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| Le juvénile |
Certains chercheurs vont jusqu’à supposer que la crête pourrait aussi refléter l’état émotionnel de l’oiseau, à la manière d’un chien qui redresse les oreilles ou hérisse le poil. Même sans mots, le cochevis parle beaucoup… avec ses plumes !
La crête fait partie intégrante de l’expression corporelle du Cochevis, chez le juvénile elle est déjà bien fonctionnelle et très expressive avec ses pointes claires.
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| Image tendresse: Maman arrive à toute allure pour nourrir son petit |
J’ai apprécié ces observations et parfois j’ai eu l’impression que l’oiseau « me parlait » !
jeudi 26 juin 2025
La Sésie de l'oseille :Pyropteron chrysidiformis
En cette fin juin, je faisais un tour dans le fond du jardin
quand une tache rouge et noire a attiré mon regard sur le cœur des marguerites
magnifiquement en fleurs cette année . . Ce n'était ni une guêpe, ni une
mouche… mais une Sésie de l’oseille, venue se restaurer.
Discrète mais remarquable, la Sésie de l’oseille (Pyropteron
chrysidiformis) est un petit papillon diurne de la famille des
Sesiidae. Avec ses ailes transparentes et son corps rayé de noir et d’orange ou
de jaune, elle imite à merveille une guêpe — un exemple parfait de mimétisme
batésien, stratégie de défense qui consiste à ressembler à une espèce redoutée
pour échapper aux prédateurs.
Une apparence trompeuse
Ce papillon mesure entre 17 et 26 mm d’envergure. Ses ailes
antérieures sont partiellement hyalines (transparentes), bordées de noir et
d’orange, tandis que les postérieures sont entièrement transparentes. L’abdomen
se termine par une touffe de soies colorées, et le nombre d’anneaux blancs
permet de distinguer les sexes : deux chez la femelle, trois chez le mâle.
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| C'est une femelle, elle n'a que 2 barres claires sur l'abdomen |
Habitat et période d’observation
La Sésie de l’oseille affectionne les milieux ouverts et
ensoleillés : friches, talus, lisières de bois. On peut l’observer en vol de
juin à septembre, souvent aux heures les plus chaudes de la journée.
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| Elle se sert de sa trompe pour se nourrir. |
Une vie liée à l’oseille
Comme son nom l’indique, ses chenilles se développent
principalement sur des plantes du genre Rumex, dont l’oseille sauvage. Après la
ponte, les larves creusent des galeries dans les tiges, puis descendent vers
les racines pour y passer l’hiver. Elles se nymphosent au printemps suivant
dans un cocon de soie tubulaire.
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| Une vue de face! |
Un indicateur de biodiversité
Espèce thermophile, la Sésie de l’oseille est sensible à la
destruction de son habitat. Sa présence témoigne d’un écosystème sain et
diversifié. La préserver, c’est aussi protéger les prairies naturelles et les
plantes sauvages qui l’abritent. La partie sauvage de mon jardin lui convient!
jeudi 1 mai 2025
Melecta albifrons, mélècte commune, une abeille-coucou
Cela fait 3 ans que je vois cette abeille au mois d’avril sur la lavande dentée.
Ses couleurs noires et blanches la distinguent des autres
abeilles aux couleurs différentes comme Apis
mellifera, Osmia cornuta Osmia
bicornis ou Anthophora plumipes
que je vois aussi à cet endroit.
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| Melecta albifrons sur la lavande dentée |
Je vois toujours des mâles reconnaissables à leurs antennes
avec 13 articles. Ils émergent avant les femelles.
J’ai trouvé une clé qui me conforte dans mon identification
(Clef des Melectini de France par Pierre Rasmont)
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| Une grande abeille avec des marques blanches sur l'abdomen et les pattes |
_tergites 2-3 avec,
de chaque côté, une seule rangée de taches de pelage blanc;.
- pelage clair de la tête et du thorax hirsute
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| Un pelage hirsute sur le thorax |
Si je résume : une grande abeille noire avec des taches
blanches sur les tergites, dont la
fourrure du thorax n’est pas blanche, mais brunâtre, un tibia postérieur presque
glabre orienté vers l’extérieur .

Détail de son aile avec 3 cellules cubitales
Mais c’est parce qu'il y a de nombreux Anthophora plumipes que son parasite aussi est là!
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| Une photo de 2023 où l'on voit bien sa langue longue! |
Melecta albifrons est cleptoparasite d’Anthophora plumipes. Contrairement à elle, elle ne collecte pas de pollen. Elle pénètre dans le nid de son hôte (après avoir observé son départ) et pond son œuf qui se consomme la réserve destinée à l’œuf de son hôte. Elle agit juste après la fermeture de la cellule qui contient l’œuf et la réserve de pollen. Avec son abdomen pointu, elle perce l'opercule qui ferme la cellule!
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| En vol! Une photo pas très nette, mais que j'aime bien |
Elle joue un rôle de régulateur de l’écosystème, des grands
mots pour dire qu’elle limite la présence d’Anthophora
plumipes dont l’espèce n’est pas
menacée
Ici la présentation d’Anthophora plumipes: https://lejardindelucie.blogspot.com/2011/02/anthophora-plumipes-femelle-est-deja.html
https://lejardindelucie.blogspot.com/2010/04/anthophora-plumipes-une-abeille-avec.html
lundi 14 avril 2025
Sous surveillance du Faucon crécerelle.
Depuis mon bureau j’aperçois la majeure partie d’un grand cèdre planté dans le jardin de mes voisins. J’y vois habituellement perchés des tourterelles, des pigeons ramiers, parfois aussi des pies ou des corneilles ! Mais de temps en temps une silhouette différente me surprend.
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| Je surveille le jardin |
Ce fut le cas de ce jour
de mars. Un faucon crécerelle mâle s’était perché bien en hauteur. Inutile de s’interroger
sur son intention : les petits oiseaux
du jardin auraient bien fait un repas !
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| Je prends le départ: observez mes cuisses musclées! |
J’ai eu le temps d’aller chercher l’appareil et de sortir
sur la terrasse pour le surveiller.
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| En avant |
Et j’ai eu la chance de le voir s’éloigner donc s’envoler
vers une zone dégagée où j’ai pu saisir quelques uns de ces élégants mouvements
de vol
Ce petit rapace est présent chez nous toute l’année. Sa tête
grise et ses ailes rousses tachetées de
noir , son ventre clair permettent de l’identifier.
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| Ma queue, mon gouvernail! |
Pour s’envoler il aura utilisé la puissante de ses
pattes et ensuite la longueur de ses
ailes lui assure une bonne portance. Mais sa vision perçante ne me quitte pas du regard !
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| Je ne te quitte pas de l'oeil! |
Il n’avait sans doute rien repéré d’intéressant dans le
jardin, hormis l’intruse que je fus. Je l’ai déjà vu fondre sur une haie , qui
abritait un petit passereau, sans que l’attaque réussisse !
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| Je reviendrais, ...plus tard! |
La photo permet de saisir ces instants de beauté qui
continuent à faire de nous des admirateurs inconditionnels de la nature
vendredi 11 avril 2025
Le pic épeiche, un visiteur inattendu à la mangeoire.
Je voyais de temps en temps un pic épeiche sur les troncs des pins de mes voisins.
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| Les kakis , bien visibles, attirent les gourmands |
Cet hiver c’est la première fois, à ma grande surprise que je l’ai vu à la mangeoire. En fait, il est venu en premier manger des kakis, comme son cousin le Pic vert et d’autres petits oiseaux ,fauvettes en particulier venus se régaler des fruits que je laisse en hauteur. .L’arbre est tellement productif que l’on partage volontiers !
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| Le chardonneret ne craint personne |
Puis cette ressource épuisée, le voilà qui vient sur les grosses pommes de pin maritime que j’avais garnies de graines de tournesol.
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| C'est un inquiet , il scrute en permanence les alentours |
Dans la nature , le Pic , de son bec puissant cherche les insectes sous les écorces. Mais aussi les pignons de pin .Je pense que c’est la présence de ces grosses pommes de pin qui déclenché sa venue.
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| Ici, on voit sa fine langue! |
Le plus amusant, comme il venait au moins 3 fois par jour, les pommes de pin n’étaient pas toujours « réapprovisionnées » en graines, il a adapté sa tactique. IL allait chercher une graine, la plaçait à l’intérieur des écailles de la pomme de pin et l’attaquait fermement pour en tirer les petits éclats qu’il avalait.
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| C'est un mâle |
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| En voilà deux! |
Et un jour vers la mi –mars, depuis la fenêtre de la maison j’ai vu une scène inhabituelle. Il n’y avait pas un, mais 2 pics.
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| On se fait face! |
Je pensais qu’il s’agissait peut-être d’une femelle, mais non c’était 2 mâles. J’ai quelques photos (prises à travers la vitre et à 15 mètres) je pensais que si je descendais dans le jardin ils s’enfuiraient, craintifs comme ils sont.
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| On ne se tolère pas! |
Le soir à ma séance photo habituelle j’ai vu Pic numéro 2, il se différencie par la tache rouge de la nuque(numéro 1 présente une petit creux) et sous les plumes noires de son dos apparait un peu de blanc.
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| Ils sont un peu différents , mais ce sont deux mâles! |
Numéro 2 est encore revenu le lendemain. Mais avec les jours plus chauds et la période de reproduction approchant, le mangeoire est petit à petit délaissée.
samedi 5 avril 2025
Grosbec casse-noyaux, visiteur d'hiver.
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| Voici la femelle Grosbec casse-noyaux, avec son remarquable bec |















































