samedi 2 mars 2013

Timarcha tenebricosa , les crache- sang.


Retour au jardin !

L’autre jour j’ai trouvé sur le mur de la maison ce « crache sang ». Communément appelé ainsi car le coléoptère a l’habitude de lâcher une goutte d’un liquide ressemblant à du sang quand on le serre un peu trop.
Timarcha tenebricosa, en hiver.

Son nom scientifique est Timarcha . L’espèce la plus commune est tenebricosa.Voici  l’occasion de le connaître un peu mieux afin de pouvoir l' observer bientôt quand nous le retrouverons sur ses plantes de prédilection , les gaillets.

Timarcha tenebricosa : c’est vraiment un insecte de grande taille, entre 11 et 19 mm. Celui-ci faisait 17 mm
L'angle du pronotum cerclé  détermine l'espèce "tenebricosa"

Il est noir, plutôt mat. Le détail à observer se situe sur le pronotum. Celui-ci est entièrement bordé par une fine ligne, bien visible. Mais la partie postérieure est sinuée, c’est-à-dire qu’elle revient très légèrement vers l’extérieur (voir photo).Une espèce très voisine et très répandue, Timarcha goettingensis, ne présente pas cette sinuosité et ne mesure que 13mm
Les tarses du mâle, dilatés, sont visibles sur le dos de la femelle.

La différence entre mâle et femelle se voit sur les tarses. Ceux des mâles sont vraiment dilatés .Les photos des couples les mettent bien en évidence. De même les palpes labiaux du mâle sont dilatés(non visible).
Une femelle très convoitée, l'on voit encore la différence de taille des tarses des  mâles et  des femelles.

Les larves sont de couleur bronze et comme toutes les larves, très, très voraces. Les reconnaître, c’est facile, elles se trouvent sur les plantes nourricières, le gaillet. Mais la larve n’a pas l’aspect des adultes seuls la tête et le pronotum sont en « dur », recouvert de chitine et noirs, l’abdomen est  formé de plusieurs segments plus  mous couleur rougeâtre, bronze au soleil. Les pattes sont bien plus courtes.
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Timarcha tenebricosa, la larve

 Chez moi je vois Timarcha tenebricosa sur une jolie plante couvre –sol de la famille des gaillets Crucianella stylosa. C’est facile, au printemps c’est là que je vais les chercher !
Toujours la larve de Timarcha tenebricosa.

 


Nous voilà prêt à observer ces petits coléoptères dans la nature. Comme souvent je trouve que ce sont les détails qui montrent toute la beauté de ces insectes , même si tout noirs, ils n’attirent pas le regard !

Un beau mâle avec ses jolis tarses bien dilatés!


Cet insecte se rencontre dans toutes les régions de France, ainsi qu'en Europe.
 
Référence

Coléoptères phytophages d’Europe, tome 2, Chrysomelidae, Gaëtan du CHATENET

13 commentaires:

  1. Je n'avais jamais vu les larves de ce bel insecte. Je finis par me répéter : ton article est très intéressant, merci Lucie :)

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    1. Merci Philippe, cela fait toujours plaisir:-)

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  2. Je veux dire......bravo ! Quelle série !
    En effet bien convoitée, j'ai déjà vu cela sur les téléfores fauves... à 5, qu'ils étaient ! :)
    Bonne soirée et merci pour ces clichés de grande qualité.
    Bises

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    1. Merci Nathalie, j'aime bien ces petites boulottes!

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  3. Je ferai attention la prochaine que j'en croiserai... ils ne sont pas mes favoris. De plus les trois quart des toulousains portent du noir du matin au soir...
    Fascinant tout de meme! Et tes explications sont tellement bien couplees avec tes photos.

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    1. J'ignorais que les Toulousains avaient un goût si prononcé pour le noir!

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  4. Très bon message, et photos magnifique, comme toujours. Ici, en Touraine du sud, nous avons T. goettingensis beaucoup plus, et assez rarement T. tenebricosa. Par contre, à coté, en Brenne, je vue T. tenebricosa le plus.

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    1. Merci pour les précisions Susan ! J'ai eu beau regarder mes photos faites dans le Var et dans les Alpes maritimes, je n'ai jamais rencontré Timarcha goettingensis!

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  5. des portraits très "avantageux" pour ces gros pépères noirs que nous saurons reconnaître à présent

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  6. C'est un des premiers coléoptères que j'ai eu l'occasion de photographier. Il n'est pas très rapide et se laisse volontiers tirer le portrait. Par contre il n'est pas évident de l'avoir bien net... Le noir, c'est dur à shooter. Jolie série

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  7. Très beau reportage sur un insecte que j'ai souvent pu observer chez moi.
    En effet, il se nourrit de cette même plante ici!
    Il est très précoce et se rencontre au sol la plupart du temps; il faut faire attention où on met les pieds!
    Bises et bonne soirée, Lucie!

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  8. Il fut un temps où je leur ai consacré un message, par ici je ne les rencontrerai que beaucoup plus tard.

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