lundi 30 décembre 2013

Géopélie à nuque rousse, autre colombe australienne (Geopelis humeralis)


Voici maintenant une autre Géopélie, la Géopélie à nuque rousse,  qui mesure entre 27 et 29cm. Geopelis humeralis (Bar shouldered Dove), est un peu plus grande que sa cousine la Géopélie placide.
,Géopélie à nuque rousse (Geopelis humeralis)

Elle a une aire de répartition moins vaste,  limitée au Nord et à l’Est du pays où elle est abondante. Tout comme elle,  la Géopélie à nuque rousse  a besoin de boire toute la journée et donc on trouve rarement loin de l'eau. Notre première rencontre a eu lieu à Darwin non loin de l’Océan.
Couple de Geopelis humeralis sur la plage à Darwin

Elle a des plumes  rousses  sur la nuque et les épaules mais le devant du cou est de couleur grise comme le reste de sa poitrine..Le tour des yeux est légèrement cerclé de bleu.

Elle a de superbes pattes rouges bien visibles.
Portrait de Géopélie à nuque rousse

J’ai eu la chance de rencontrer un individu (mâle et femelle sont semblables) qui a gentiment pris la pose et il m’a offert ce beau portrait !
La Géopélie à nuque rousse se nourrit au sol

Cette tourterelle mange essentiellement des graines et préfère les paysages ouvert, mais des insectes font aussi parti de son menu.

Voici les deux Geopélie côte à côte (cliquer pour voir en plus grand)

Pour une petite comparaison un montage des deux espèces, Géopélie placide et Géopélie à nusque rousse.

jeudi 26 décembre 2013

Une toute petite colombe: Geopelia striata, la Géopélie placide


Voici un petit pigeon, petit car c’est le plus petit que nous ayons rencontré, la Géopélie placide (Geopelia striata)  fait à peine la taille d’un merle. Nous l’avons rencontré dans le nord du pays, souvent près des rivières ou des points d’eau. (Taille 22cm, poids 50 à 60g).
La Géopélie placide se nourrit au sol
 
Son nom anglais, Paeceful dove, me plaît beaucoup. Son nom scientifique, Geopelia, est très approprié pour cet oiseau ,  geo signifie « terrain » et peleia « colombe » en grec.

 Très discrète, un chant doux, elle se confond souvent avec le décor de feuilles sèches au sol où elle cherche sa nourriture.
Geopelia striata , se réchauffe au soleil

J’ai eu bien du mal au départ à la distinguer de Géopélie à nuque rousse qui plus grande,  a presque les mêmes couleurs. Cette seconde  fera l'objet de l'article suivant

 La Géopélie placide se distingue par les rayures autour du cou, elles  lui font un grand collier qui couvre les épaules et la poitrine. Les pattes sont roses avec des marques sombres. Ces deux détails et la taille permette de les distinguer.
Geopelia striata dans un eucalyptus

Autre détail qui font toute la beauté de cet oiseau, le tour de l’œil bleu, cet anneau s’étend vers le bec pour un très joli dessin,un  léger maquillage .
Geopelia striata perdue dans un vieil  eucalyptus.

J’aime cet image de l’oiseau perdu dans l’immensité de ce très grand et vieil arbre. Je revenais de ma promenade matinale autour d’un point d’eau en train de s’assécher quand je l’ai vu se chauffer au soleil !
Difficiles à voir sur le sol et à l'ombre, elle est commune en Australie, sauf dans le quart sud ouest, habitant les paysage ouverts et les plaines parsemés d'arbres isolés. L'oiseau se nourrit au sol de graines diverses et les arbres sont des refuges.

lundi 23 décembre 2013

Bonnes fêtes!

Bonne fêtes de fin d’année à tous amis lecteurs !  C’est avec mes petits visiteurs habituels du jardin que je vous souhaite de passer de bons moments avec vos familles , vos amis proches ou lointains et tous ceux qui vous sont chers.

jeudi 19 décembre 2013

Un pigeon à crête, la Colombine longup ou Colombe lophote (Ocyphaps lophotes)


Endémique australien en voie d’augmentation à cause du défrichement de certaines zones, la Colombine longup,( Ocyphaps lophotes ou Geophaps lophotes)  occupe quasi tout le territoire à l’exception de certaines zones tropicales du Nord. L'oiseau mesure entre 31 et 35cm.


 Colombe lophote , Ocyphaps lophotes, un  oiseau endémique australien
J’ai vu ce joli pigeon dans le sud de l’Australie, lorsque partis d’Adélaïde, nous nous sommes arrêtés en bordure de la Murray , une des principales rivières de la région. Au sol, cherchant sa nourriture, c’est bien sûr la crête qui a attiré mon regard. Je n’avais jamais vu un pigeon ou une tourterelle avec ces plumes sur la tête !
Détail de cette jolie crête de la Colombe lophote

Ensuite au cours de notre voyage nous l’avons souvent rencontré y compris dans un vaste espace vert à Sydney.
Ocyphaps lophotes, endémique australien, mâle et femelle identiques

Cet oiseau de la famille des Columbidae est remarquable en premier lieu par ces plumes dressées verticalement sur la tête. Mais son plumage gris rosé, voire beige cache de très belles couleurs. Sur les ailes, les grandes couvertures sont terminées par de magnifiques couleurs vertes et violettes souvent peu visibles au repos ou quand l’oiseau se déplace au sol pour se nourrir.
Détail des plumes colorées sur les ailes

J’ai surtout tenté de photographier l’oiseau quand il nous montrait ces belles couleurs. Pattes roses et œil cerclé de cette même couleur ajoutent à ses charmes.
 Un mâle Ocyphaps lophotes, en parade pour charmer une belle.

Comme nous étions au printemps j’ai eu la chance de voir un mâle faire la cour à une belle Colombine. Il lui contait fleurette en faisant moult courbettes et en étalant les plumes de sa queue, histoire de lui dire qu’il était le plus beau ! Tout cela étant très rapide et souvent à l’ombre car il ne s’agit pas d’attraper un coup de soleil !
Une toilette minutieuse pour la belle Colombine longup.

J’ai été très contente de  retrouver ce beau Crested pigeon au long de nos déplacements dans le sud de l’Australie, ce avec des attitudes variées. Là on fait une toilette minutieuse, ici on aère les plumes en soulevant les ailes pour exposer sa peau au soleil !
La chaleur fait du bien!
Celui-ci goûte visiblement les bienfaits du bain de soleil matinal.  
Ocyphaps lophotes,apprécie le bain de soleil au petit matin

Pas toujours très farouche car vivant à proximité des habitations et côtoyant de nombreuses personnes dans les parcs urbains, j’ai eu beaucoup de plaisir à photographier ce pigeon bien original.

Un dernier regard de cette belle Colombe lophote.

lundi 16 décembre 2013

Pigeon du détroit de Torrès ou Carpophage blanc,un très beau pigeon presque blanc



A défaut de paysages blancs en cette saison je vous propose une rencontre aux antipodes avec ce magnifique pigeon presque tout blanc : le Pigeon du détroit de Torrès, autrement dit Ducula bicolor.

Un petit regroupement de Pigeons de Torrès le soir au repos dans les arbres .

C’est le premier oiseau que nous avons vu lorsque nous nous sommes installés au camping dans le sud de Darwin, dans le Territoire du Nord. Le soir quelques –uns de ces très beaux oiseaux blancs sont venus dormir dans les grands arbres en face de nous !

 Pigeon du détroit de Torrès, un beau pigeon blanc au milieu des fleurs, au repos le soir .

Ce sont des oiseaux vivants dans les forêts tropicales, les mangroves, présents d’août à avril depuis le cap York au Queensland jusqu’au Territoire du Nord. Migrateurs ils viennent se reproduire sur les côtes nord de l'Australie.
Ducula bicolor, Pigeon du détroit de Torrès dans un palmier

Le lendemain nous aurons l’occasion de les voir se nourrir. Ils mangent des fruits très divers depuis ces fruits de palmiers en passant par le raisin ou d’autres fruits sauvages bien plus petits.
Pigeon du détroit de Torrès, un fruit  de palmier dans le bec!

Comme souvent leurs contorsions pour se nourrir sont impressionnantes. Nous voulions avoir une image de l’oiseau avec ce beau fruit rouge dans le bec, ce fut bien difficile tant l’oiseau est rapide pour engloutir tout rond le fruit !
Ducula bicolor au milieu des fruits du  palmier.
Nous avons vu ce bel oiseau uniquement autour de Darwin, où ils viennent se nourrir dans les grands arbres qui entourent parcs et jardins.
C'est un oiseau qui mesure entre 38 et 44cm. Ses ailes  et sa queue portent des plumes noires, les pattes sont d'un gris clair!
 


Pigeon du détroit de Torrès  se nourrissant dans un palmier.

Nous avons admiré leur plumage élégant et leur habileté à se nourrir dans les grands arbres. Nous fûmes ravis de ce premier contact avec les  oiseaux australiens!


lundi 9 décembre 2013

Guanchia pubescens:un forficule méditerranéen


Voici un insecte que chacun de nous a déjà rencontré ! Connu sous le nom de pince ou perce oreille, il est caché dans bien des légumes que nous allons chercher dans le jardin.


Mâle Guanchia pubescens sur fleur de monnaie du pape, au printemps

Quand je prends une salade, ou des blettes, ou même en ce moment des kakis, je trouve ce curieux locataire. Oh il n’est pas dangereux et la plupart du temps je secoue mes légumes et hop ce petit monde déguerpit.

Il était temps pour moi de connaître au moins le nom véritable de cet insecte. Je pensais simplement l’espèce la plus commune Forficula auricularia. Il n’en est rien, mon insecte n’a pas les ailes membraneuses qui dépassent des élytres et il est bien plus petit que le forficule commun, c’est-à-dire auricularia, largement répandu.
Guanchia pubescens, aux cerques caractéristiques

Le mien est Guanchia pubescens, un forficule des régions méditerranéennes au sens large, il mesure 12mm.

Comment le reconnaître ?

Comme dit les élytres ne laissent pas voir les ailes membraneuses  et selon certains auteurs ils sont taillés en oblique ce qui est visible sur les photos.
Guanchia pubescens, les élytres taillés en oblique

Autre signe de reconnaissance bien plus facile à voir, ce sont les cerques des mâles et leur particularité.

La partie rectiligne de ceux-ci est bien supérieure à la moitié de la longueur totale des cerques, quasiment les 2/3. L’écrire est un peu compliqué, le voir facile ! Le crochet est plus petit que la partie droite. Si la partie rectiligne est égale à la moitié seulement de la longueur totale, nous sommes en présence de Forficula lesnei.
Guanchia pubescens, cerques avec leur dent à la fin de la partie rectiligne.

 

Ces cerques sont dentés irrégulièrement et la partie rectiligne est terminée par une dent bien visible même à l’œil nu.

Les mâles étant ainsi identifiés comme Guanchia pubescens une espèce que l’on rencontre sur tout le pourtour méditerranéen.

Guanchia pubescens,femelle au printemps

Comme j’ai trouvé des nombreuses  femelles qui accompagnaient les sujets mâles,  cela me permet de vous présenter toute la famille. La femelle ne présente pas de caractère très distinctif, hormis la taille et les élytres taillés en biseau.
Guanchia pubescens, femelle, les cerques rectilignes
 
 C’est pourquoi elle n’est pas facilement identifiable sur photo. En compagnie des adultes j’ai trouvé une larve. Bien plus petite elle est reconnaissable à ses élytres et ses ailes qui sont découvertes.

Guanchia pubescens larve au stade 3

Et le lendemain la jeunette (c’est une femelle avec ses cerques droits)elle avait mué mais ce n’est toujours pas une adulte. Il lui faudra sans doute encore une mue avant son stade adulte. Les forficules passent en général par 4 stades larvaires où ils ont l’allure des adultes à quelques détails près.



Guanchia pubescens larve au stade 4, juste après la mue d'où cette coloration
La question des cerques se pose. A quoi servent –ils ?  Vous avez sans doute déjà vu les insectes qui redressent l’abdomen et dresse ces pinces en l’air. Cela peut impressionner, c’est donc une attitude de défense. J’ai aussi lu qu’ils servaient à saisir de petits insectes pour s’en nourrir.
Guanchia pubescens, utile au jardin

La nourriture des forficules est composée de pucerons et autres menus insectes et à ce titre ils sont considérés comme des auxiliaires du jardinier invité à leur construire des abris faits de pots reversés remplis de paille. Dans certains cas, ils peuvent aussi être végétariens. En cette saison ils cherchent surtout des abris dans le sol, sous les pierres. Leur activité est surtout nocturne. J’en trouve régulièrement dans les blettes où les replis des feuilles leur  offrent un gîte.
Leur nombre est hélas en diminution du fait de l'utilisation des ...insecticides. Dommage!
Pour en savoir davantage un lien intéressant

mercredi 4 décembre 2013

Promenade sur la grande astrance, seconde partie.

Voici la suite de la promenade!

 Maintenant  les gros lourdauds qui font pencher la fleur quand ils se posent telle la Volucelle transparente Volucella pellucens
 

Présentée ici, jamais je n'avais rencontré autant de ces belles mouches en un endroit.


Nombreuses, ces jolies volucelles restent en place longtemps et  sont insensibles à la présence de la photographe .


Encore plus balourd la Trichie, ici Trichius rosaceus(= zonatus), coléoptère de la famille des Scarabéidé. On la dirait bien adapté au climat montagnard, avec son manteau à fourrure mais rassurez-vous elle vole aussi en plaine. C’est une excellente pollinisatrice car elle emporte beaucoup de grains de pollen dans son manteau.

 

Toujours dans la famille coléoptère voici le Clairon des abeilles, Trichodes apiarius en recherche sans doute d’insectes qui se cachent à l’intérieur de cette inflorescence.

Autre promeneur assidu le Lepture maculé, d’abord madame, reconnaissable à ses tibias postérieurs droits( non échancrés comme le mâle)

Et à deux, nos  Leptura maculata font dangereusement osciller la belle astrance ! On voit ici la différence de coloration des antennes ,différence qui n’est pas liée au sexe mais aux individus. En règle générale, les antennes  sont jaunes à la base à partir du 3éme article. La femelle ici présentée à ses antennes jaunes à la base à partir du second article ce qui est plus rare.

 Plus loin un autre membre de la grande famille des Lepturinae, la Vadonie à un point,  Vadonia unipunctata.

Oedemera podagrariae Oedemère ochracé  ,une  femelle aux corselets et élytres flaves.

Un joli Syrphe, probablement un mâle d’Eristalis arbustorum, mais il manque des détails qui permettent d’être sûr de son identification !

Voici  quelques- uns des visiteurs de la belle astrance que j’ai vus en un peu plus de 2 heures !
Pour les curieux voici les pages consacrées à certains de ces visiteurs de la grande astrance
La Vadonie à un point ici
Le Lepture maculé
 

samedi 30 novembre 2013

Promenade sur la grande astrance


1600m, au pied de la remontée mécanique d’une toute petite station de ski familiale à la limite du département des Alpes maritimes. Une pente dégagée et bien fleurie en ce début du mois d’août. Je découvre avec bonheur des parterres de la grande astrance, pour moi une des fleurs les plus élégantes.

Les promeneurs sur la grande astrance sont nombreux. Ses fleurs munies de nombreuses étamines porteuses de pollen et de nectar régalent une foule de visiteurs bien différents.

Je commencerais par la légèreté et la grâce des papillons.


Erebia ligea, femelle
Erebia ligea femelle, le Moiré blanc fascié, une montagnarde. Elle aime les clairières et les lisières, des lieux ombragés et herbus.
Erebia ligea,  et  grande astrance
 La bordure blanche et sombre sur les bords extérieurs de l'ail est une des caractéristiques de ce Moiré bien répandu en altitude.

Melitaea diamina

La Mélitée noirâtre, Melitaea diamina, un peu usée, en montagne elle vole de mai à juillet et nous sommes début août.

Melitaea diamina, au repos
Crocota tinctaria, l’ orangé des alpages, mâle



Crocota tinctaria, l’ orangé des alpages, un mâle avec ses belles antennes pectinées, puis une femelle plus discrète.

Crocota tinctaria, l’ orangé des alpages, le mâle aux belles antennes.



Crocota tinctaria, l’ orangé des alpages, la femelle

Voici maintenant deux beautés réunies: la Zygène transalpine, Zygaena transalpina

Zygaena transalpina

 Une grande Zygène, la pointe blanche des antennes effilées est un des critères aidant à la détermination.
Les 6 taches sont entourées de quelques écaillures sombres. Pour vous aider à identifier les Zygènes, une intéressante clé interactive ici

Une fleur qui offre une belle nourriture aux papillons
Le contraste entre la fleur et ce papillon aux couleurs bien tranchées me plaît !

Cette partie de la promenade consacrée aux papillons s’achève.Pour tout savoir sur la grande astrance, cette jolie fleur aux nombreux visiteurs c'est ici
Une seconde partie suivra et nous y verrons quelques gros balourds qui font osciller ces fleurs délicates !